10/04/2018

?????

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07/04/2018

je déménage donc

https://ASSIETTEPLEINE.blogspot.be/

 

C'est bizarre que je n'ai pas reçu d'avis de Skynet...

Mais quoi : que ceux qui m'aiment me suivent. 

 

 

06/04/2018

ROSSINANTE...

Comme mon Jipi ne pense plus que "moulin" du matin au soir et même la nuit, je lui ai demandé s'il se trouvait maintenant dans l'état de Don Quichotte ?

- Pas si mauvaise, ton idée, m'a-t-il avoué, mais alors tu seras ma Rossinante...

C'est vrai que, quasi contrainte, je vais dans le sens qu'il veut donner à sa monture.

Tout cela le travaille tellement que la nuit il se retrouve dans l'état "su'pute à tifs" et que cela lui donne le hoquet !

On serait contrarié pour moins... 

Non : ce n'est pas lui qui hennit : c'est moi, quand sous l'emprise prenante de sa hantise, son diaphragme se contracte si fort que le matelas du lit en fait des soubresauts et me réveille.

Hue ! Hue ! Hue !

Oh làlà ! Je ne suis pas une petit Comtois, mais une pseudo Flamande francophone.

Nous ne serons plus que 4 jours à Bruxelles avant d'entreprendre le périlleux voyage, la Pijot chargée comme un camion.

Chargée avec quoi ? 3 tables (1 de camping, 1 de bateau, 1 de cuisine); un établi, une grosse foreuse électrique, une petite serre de jardin (6mx3m), des pinces à linge, des allumettes, une petite veilleuse de 5 watts (pour retrouver les WC la nuit qui sera très noire et dont nous n'avons plus l'habitude en ville) , 1 chariot de jardin, 1 piano électronique avec son tabouret et quelques partitions, des sabots de jardin, et tout le reste dont p.ex. un mixer de cuisine et d'autres trucs inavouables mais nécessaires.

J'ai déjà vu beaucoup de photos de l'endroit... je  me demande si je vais tomber follement amoureuse ou si je vais cultiver une sorte de désamour.

05/04/2018

1958 LEOPOLDVILLE

En 1958, de retour à Léo, j'ai très vite été mutée dans une école pour enfants congolais. C'est la que j'ai appris quelques rudiments de lingala :
- Mukombo na yo ? (votre nom)
- Mukombo na mwana ? (nom de l'enfant)
- Nzambi ? (religion ) où la réponse pouvait varier de
.. nzambi te (pas de religion)
.. nzambi ya plotesta (protestant)
.. nzambi ya mompè (catholique "mon père".
Etait-ce la toute première école de la Ngombe ? Elle était située derrière le cimetière et le camp de police (Lufungula).
 
2O bâtiments de classe (50 écoliers par classe) en plaques de béton surmontées de toits en tôles ondulées.
2.000 élèves en tout : l'école fonctionnait à double gong. 1.000 enfants venaient du lever du soleil jusqu'à midi, 1.000 autres les remplaçaient de midi au coucher du soleil. La semaine suivante les groupes alternaient
 
Le premier jour de ma prise de fonction dans la nouvelle école m’a réservé quelques surprises. Après avoir fait la connaissance de Maria Lallemand, d’avoir convenu entre nous de la distribution des tâches administratives et éducatives, je me suis rendue dans une des classes de première année primaire. A mon entrée dans cette classe, le moniteur (il n'y avait pas encore d'instits congolais, les moniteurs avaient fait l'école primaire et 2 ans de formation) a annoncé que la leçon de calcul allait  commencer. Il y a eu un bruit assourdissant ! Chacun des 50 écoliers sortait de l’intérieur de son pupitre des dizaines de capsules de bouteilles. Chez certains les capsules étaient dans une espèce de sac, pour d’autres dans un petit carton, mais la majorité des enfants gardaient les capsules en vrac dans le pupitre. Je me suis rendue compte qu’il n’allait pas y avoir de leçon de calcul, mais simplement des exercices de comptage…
En allant ensuite chez le collègue de ce moniteur, voilà que lui aussi annonçait une leçon de calcul : aucun écolier n’avait de capsules dans cette classe. Mais …
Quand il a proposé l’addition « 7 + 8 »  j’ai entendu à nouveau un bruit étonnant, tandis que toute la classe était en action : les enfants posaient les 2 pieds sur le pupitre afin de réaliser le « comptage »  7 doigts + 8 orteils = 15 extrémités !
Il nous a fallu peu de temps à Maria Lallemand et à moi pour mettre au point une « méthode » moins bruyante et bien plus adaptée au calcul réel. Nous avons fabriqué avec du bristol de couleur un matériel didactique pour les enfants de la première année primaire.
 

04/04/2018

C'EST LE PRINTEMPS DANS NOTRE AVENUE

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L'alignement des petits magnolias dans la berme centrale (ils ont trois ans) est magnifique ! Après ceux-là, le tour viendra à l'alignement des magnolias roses dans le trottoir. Et puis, fin avril, de l'autre côté de l'avenue, les cerisiers du Japon s'habilleront de tout leur éclat bien avant que les rosiers dans la berme centrale n'embaumeront nos nuits de juin. 

Et dire que nous allons quitter cela pour quelques jours à Lille. Bon, bien, là aussi c'est le printemps, mais je n'ai pas encore pu prendre des photos.

Pendant que Jipi et moi préparons notre court séjour à Lille, un camion de déménagement avec son lift  s'est garé devant l'immeuble : le nouveau locataire (prof de maths et sa jeune fille) qui occupera le 3e étage, juste en dessous de nous. La vieille dame qui y habitait , à deux fois secourue par les pompiers, est décédée en décembre dernier et - paraît-il - dans d'atroces souffrances ce qui est inadmissible  pour notre pays et notre époque.

02/04/2018

A PROPOS...

Jipi m’a fait remarquer que là-bas je ne serai absolument pas dépaysée.

En effet : nous vivons à Molenbeek St-Jean. En français cela signifie : RUISSEAU DU MOULIN ST JEAN.

Quelle merveilleuse coïncidence, non ?

De plus, au vu de la photo où je suis dans le chariot, le cousin Philippe a eu un mot très aimable en m’envoyant ce message :

« La charrette a l’air de convenir parfaitement pour conduire la chèvre au marché ou au bouc… »***

Il est évident que je l’ai remercié.

Ce midi, en parlant avec Jipi, je me demandais ce que les villageois pouvaient penser de cette cohabitation d’une vieille mamy avec deux hommes…

Les villageois ? Mais ils sont à 3 ou 4 km m’a dit Jipi.

Oui mais, ai-je rétorqué, la bergère, elle, me verra.

- Bon. Celle-là dira aux villageois : La femme ? C’est une mê-ê- ê-mê !

Là… je me sens vraiment valorisée…

 

***  Jipi me fait remarquer que le cousin Philippe a été très gentil : il a écrit "chèvre" et non pas "vieille bique" 

01/04/2018

VOICI LE RETOUR DE TOUTES LES CLOCHES !

En regardant par la fenêtre ce matin, j'ai cru voir comme deux gros œufs de pâques posés sur le gazon près du passage piétonnier. Ce n'étaient que des canards (regardez bien, peut-être vous les voyez ?).

Alors je vous ai fait une réalité augmentée ! Bonne fête à toutes les cloches !

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30/03/2018

JE SUIS PRETE POUR LA BALADE

Il ne manque plus qu'un petit moteur à hélices à l'arrière, ou une bonne volonté pour me tracter...

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Dans notre SALON DE BRICOLAGE.

Hier le temps était venu de pouvoir enfin monter à l'appartement nos achats trop lourds ou encombrants pour les 4 x 17 marches de l'escalier en colimaçon.

Jipi était dans son élément : il adore bricoler.

DSCN1134.JPGIl a été très chouette et s'est d'abord occupé de mon nouveau joujou. Il fallait bien vérifier si les paquets contenaient vraiment tout ce qu'il fallait.

 

Ensuite il s'est acharné sur son chariot de jardin : le mode d'emploi était uniquement en flamand, il a donc râlé. Heureusement il y avait des images pour lesquelles aucune langue n'est nécessaire.

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DSCN1136.JPGL'état de notre salon ?

Mais tout sera démonté et remis convenablement dans le carton d'origine, car ce n'est pas à Bruxelles que nous en aurons l'usage.

 

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29/03/2018

EQUITATION

DSCN1122.JPGJe n'aurai pas beaucoup de temps à consacrer à  ce blog, je le crains. Il faut que je prenne quelques leçons d'équitation : pourvu que le canasson soit docile ! Tout cela prendra beaucoup de mon temps, vous comprenez ?

Et pourquoi ça, tout à coup ?

C'est simple : le domaine du moulin est à cheval sur deux communes et si je ne m'habitue déjà pas maintenant je risque de grosses surprises désagréables du genre de me faire désarçonner. 

L'habitation est sur la commune de Marcilly, le portail d'entrée (le potager et plusieurs centaines de mètres carrés ) se trouvent sur le territoire de Mont-Saint-Jean. Non : pas celui de Braine l'Alleud près de Waterloo, mais celui du Morvan.

28/03/2018

COINCIDENCE...

Ce matin Jipi partait pour Lille sans moi. Arrivé à Alost il a senti pointer un petit besoin (le café matinal descendait). Il a bien tenu jusqu'à Marcq-en-Bareuil. Là, il est tombé sur un bouchon : ça ne l'a pas beaucoup bouché, sa petite envie étant devenue pressante.

Un quart d'heure plus tard il a pu se garer sur sa place de parking, qui pour une fois n'était pas squattée par une personne sans gêne.

Le parking était mouillé, il pleuvait, tout cela excitait l'envie : vite, vite jusqu'à l'appartement.

Il entre dans l'ascenseur.

Vous savez-quoi ? L'ascenseur était en panne !

Il a pu en sortir et a dévalé dare-dare les trois volées d'escaliers.

Oufti !  Le pantalon est resté sec. 

27/03/2018

COURT CIRCUIT

Pendant plusieurs semaines, notre voisine de palier est charmante. Puis, tout à coup, elle subit une sorte de court-circuit dans ses neurones et elle est alors assez colérique, confuse, voire méchante.

Hier, après l'excellente nouvelle de la remise à disposition de l'ascenseur, elle était tout à fait bizarre. 

Voilà qu'elle sort de chez elle avec son petit Gaby pour la promenade d'après-midi au moment où Jipi sort aussi pour faire sa marche de santé. Jipi appelle l'ascenseur et en ouvre la porte.

- Vous descendez avec moi ? propose-t-il.

- Pas question ! hurle la voisine. Je descends à pied.

Elle se met à taper sur la porte qui mène à la machinerie et qui est évidemment fermée à clé et non accessible aux locataires.

- Vous avez quand même vu que c'est dangereux, crie-t-elle. On ne peut pas passer par là.

Jipi qui tenait toujours la porte de l'ascenseur ouverte en avait assez entendu et il est descendu seul.

Aujourd'hui est un autre jour et notre voisine sera probablement raisonnable et aimable...

26/03/2018

CE 26 MARS 2018 à 13.00 h

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A QUELQUE CHOSE MALHEUR EST BON

Grâce à l'immobilisation de l'ascenseur pendant 7 semaines (et ce n'est toujours pas gagné) nous avons pu nous exercer convenablement à monter et à descendre des marches. 

Nous ignorions bien sûr que cet exercice quasi quotidien allait être bénéfique pour le futur proche. En effet, monsieur Cousin nous a averti hier soir que dans le "moulin" nous serions dans une zone "blanche" pour les communications par téléphone portable : aucun signal. 

IMAG1400.jpgComment faire alors ? Il y aura bien sûr une ligne fixe mais encore, si on veut appeler avec le portable il faudra monter. Monter où ça ? Sur la colline par exemple pu dans un arbre.

 

Je viens de suggérer à Jipi de me construire une plate-forme pour que je sois plus à l'aise pour composer mes textos...

24/03/2018

VOUS PENSIEZ QUE C'ETAIT FINI ???

Et bien non : pas de cadeau ! 

Ce soir vous irez vous coucher une heure plus tôt, svp... car la nuit sera  perturbée. En effet, il vous faudra faire sonner le réveil  à  2 heures. 

Vous sauterez hors du lit pour aller rapidement régler toutes vos montres et horloges sur 3 heures. Comment, vous perdrez une heure de sommeil ? Tant pis, vous la rattraperez fin octobre.

Joyeuse heure d'été à tout le monde.

N.B. Moi je ne me lèverai pas à 2 heures, je m'occuperai de l'heure pendant la journée de dimanche.

23/03/2018

NID DE POULE ?

Plantez-y des fleurs, ça se fait aujourd'hui un peu partout :

 

22/03/2018

LA DIFFERENCE ENTRE....

Connaissez-vous la différence entre l'hermine et le ramoneur en hiver ?

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L'hermine est ce petit animal tout blanc avec le bout de la queue noir.

 

 

 

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Le ramoneur est l'homme, là-haut sur le toit qui pose son échelle contre la cheminée.

20/03/2018

J'AI LE TOURNIS !

Avec cette impression que tout se précipite. Dans trois semaines nous irons donc là-bas pour une quinzaine de jours : je voudrais déjà savoir aujourd'hui quel temps il fera. C'est juste par précaution : 3 doudounes dans ma valise ou une petite tenue légère ? Je m'inquiète aussi de la qualité de l'air là-bas. Comme je m'adonne au vice solitaire de la clope, il ne faut pas que l'air soit trop pur car je vais légèrement polluer ! Si par contre l'air était déjà fort pollué, je ne pourrai jamais fumer en paix...

Ce ne seront pas vraiment des vacances car les corvées du ménage seront pour moi, je les sens venir. Cristina ne voudra pas faire le voyage pour m'aider. Que vais-je trouver sur place ?

J'aime beaucoup m'énerver à l'avance et déjà broyer du noir : je n'y peux rien, c'est ainsi. Souvent, quand je prévois le pire (et je m'y connais) les choses passent mieux qu'espérées. Jipi et le cousin veulent très rapidement passer à l'exécution des travaux... et il y en a ! Voilà encore un truc qui me tracasse : quand une entreprise s'occupera du toit pour la pose des panneaux solaires côté sud et pour rénover côté nord : vais-je devoir dormir avec les étoiles pour témoins ???

Tout cela me projette plus de 40 ans en arrière quand j'ai emménagé dans cette maison à la campagne où tout était à refaire.

 

19/03/2018

JE SENS L'OIGNON !!!

Ce n’est pas grave du tout : Jipi a maintenant l’habitude.

D’ailleurs c’est plutôt une odeur d’échalote qui sort du bas de mon pantalon… et qui vient du cul genou !

En effet, cette rougeur irritante que j’ai là depuis des mois a la signature d’une infection. J’ai réussi déjà à la diminuer (elle vient de très profond) au quart de sa taille. Sans médocs.

J’utilise (quand j’y pense) un bout de peau de banane (ce truc te fais faire du pus à n’importe quel endroit de ta peau, c’est inouï et mûrit un furoncle mieux qu’une pommade à l’odeur de goudron) ou alors je dispose un peu de la robe d’oignon ou d’échalote sous un sparadrap, qui a pour effet de mûrir l’infection et de désinfecter en même temps.

Donc, si tu me rendais visite un de ces jours et que tu crois sentir mon oignon : ce ne sera pas celui que tu crois !

J’ai d’ailleurs aussi un excellent remède contre la diarrhée (celle des bébés p.ex.) qui me vient de ma tante Denise et que j’ai pu expérimenter : le plantain. Il pousse partout à la campagne et il est utilisé par les éleveurs de lapin pour le même motif. Pour les personnes on doit le cueillir avec les racines, car elles seules ont de la valeur. On les lave bien (plusieurs fois) et puis on verse de l’eau bouillante dessus : laisser macérer. Ce jus, ajouté à l’eau de préparation du biberon coupe la diarrhée en 24 heures !

Et quoi contre la tachycardie ? Très simple. De l’eau bouillante, 10 fleurs de camomille, 5 morceaux de sucre.

Tu bois ça et ton cœur est calme et normal comme si de rien n’était pendant plusieurs heures. Bon à savoir pour ceux dont les sangs s’emballent vite quand ils doivent passer un test pour une assurance-vie p.ex.

De quoi dis : je radote ???

Comment croyez-vous que certains médocs ont été inventés ? Par ce genre de remèdes de grand-mère, exactement !  

18/03/2018

DEMAIN : ESCALIER ? ASCENSEUR ??

ARME MASSIVE DE DECERVELLAGE ...

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17/03/2018

ON N'EST JAMAIS AUSSI BIEN SERVI QUE PAR SOI-MEME...

Dans une petite semaine c'est mon anniversaire. 

Comme je sais maintenant que je vais passer pas mal de temps en France profonde (bourguignonne) j'ai décidé qu'il me fallait un piano d'appoint, afin de ne pas (re)perdre à nouveau le doigté dévasté lors de ma récente cataracte, où je ne pouvais plus lire les partitions. 

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Jipi est tout à fait d'accord (comme ça il aura la paix... car je l'ai choisi avec un casque...) et participe même dans l'investissement.

 

 

Vous aussi pouvez contribuer !!!

A 6€ par lecteur et par jour nous rentrons largement sans nos frais. Grand merci d'avance. 

16/03/2018

ESPOIRS VS FRUSTRATIONS

Hier matin le ciel était très beau... et qu'avons-nous obtenus ? Une journée grise, pluvieuse et venteuse.

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Hier, dans la matinée, pas moins de 3 camionnettes de la firme de notre ascenseur venaient se garer devant l'immeuble.

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Et qu'avons-nous pu faire ?

Descendre le sac poubelle par l'escalier.

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Moralité : il ne faut pas se fier aux apparences ! 

15/03/2018

1957 CONGO : UNE SORTE D'ERMITE...

Lors d’une de nos sorties en groupe restreint, l’adjudant ABRAS a pris un chemin forestier - pour voir un ami - et il a klaxonné trois fois. Nous avons emprunté un petit sentier. Un peu plus loin, dans une clairière une hutte construite en branchages abritait un homme noir qui avait observé de loin que nous arrivions et avait entendu l'avertisseur.

En hâte il s’était « endimanché » pour nous recevoir dignement : il portait donc un faux-col en celluloïd blanc, une paire de manchettes blanches dans la même matière, une cordelette autour de la taille portant une grosse médaille de St Christophe, et - suprême détail d'élégance  - un chapeau haut de forme noir sur la tête.

Il était curieux à voir, émacié et tout nu. Il est certain que personne de notre petite compagnie n'a été outrée : cet homme était nu, mais digne et décent. Quel âge pouvait-il avoir ? Peut-être la cinquantaine. Plein de gentillesse, il nous proposait du vin de palme conservé dans une demie calebasse posée à même le sol.

Si nous n’avions pas remarqué que ce vin contenait autant à manger qu’à boire (un tas d’insectes s’y étaient noyés) nous aurions peut-être accepté d’en goûter…

Dans sa case, il n'y avait rien, vraiment rien sauf une natte posée sur le sol : son lit.

Il nous a fait visiter son petit domaine gagné sur la forêt où il cultivait quelques légumes pour nous inconnus et quelques fruits. Des caramboles par exemple, mais c’était la première fois que nous en voyions et nous n’en connaissions pas le nom. Il les appelait d’un nom qui ressemblait vaguement à "sitrou" (citrouille?) ce qui a provoqué l’hilarité de notre petite bande.

Il vivait tout seul dans cette clairière - on n'a jamais su comment ni pourqoi- et d’après Abras le village indigène le plus proche était à 40 km au moins.
Nous lui avons laissé ce que nous avions sur nous : un peu de chocolat, deux petites bouteilles de bière et quelques sandwiches au fromage. Abras lui a fait cadeau d'une couverture.

14/03/2018

STEPHEN HAWKING

Le 28 juin 2009 Stephen Hawking organisait une fête pour les "voyageurs dans le temps". Il n'envoyait les invitations qu'au delà de la date. Il a attendu un bon moment en espérant vaguement qu'une Miss Univers faisait son entrée. Elle n'est pas venue, ni personne d'autre. Humour. 

MAIS NON, NOUS NE SOMMES PAS PARANOIAQUES.

Sommes-nous des paranoïaques ?

Les doutes quant à l’exploitation de l’ascenseur se sont confirmés : il est toujours « en maintenance » comme le dit la pancarte apposé sur la porte en bas.

Et, franchement : nous ne sommes pas paranos vu que depuis qu’ils ont travaillé à cet ascenseur, notre parlophone – en panne depuis près d’un an – s’est remis à fonctionner correctement. Figurez-vous que nous pouvons de nouveau entendre les personnes qui sonnent chez nous quand nous leur demandons qui et quoi !!! Miracle.

Quand nous avons emménagé dans cet immeuble il y a 12 ans, nous avions constaté qu’un de nos interrupteurs électriques du plafonnier du living appelait directement l’ascenseur à notre étage… Nous n’avons pas abusé de la situation et avons toujours évité d’utiliser cet interrupteur-là mais actuellement on aurait bien voulu faire une entorse à la règle.  Et bien : il semble que cela aussi a trouvé une solution ! Maintenant, et juste au moment où le temps fraîchit, l’ascenseur n’arrive plus et le chauffage central non plus…

Il doit y avoir corrélation entre notre interrupteur et la cuve à mazout de l’immeuble… je ne parviens pas à expliquer cette situation bizarre autrement. L’effet secondaire était inévitablement le « vide » créé dans la cuve à mazout et la coupure du chauffage. Il faudra faire venir un vrai technicien (de préférence avec un camion-citerne) pour tirer cette situation au clair. Oui, oui : la proprio est avertie depuis hier matin, mais elle semble subitement atteinte de surdité quand on téléphone et de cécité quand on lui envoie un message. Pauvre dame ! Elle s’appelle Anne… et nous ne voyons rien venir…   

Entre-temps, nous avons gagné énormément de temps sur l’occupation quotidienne de notre  toilette : on se lave nettement plus vite quand le local est froid et l’eau glaciale.

13/03/2018

AVEC LES MAINS DANS LES CHEVEUX...

Aujourd'hui devrait être le grand jour : celui de la réception des travaux à l'ascenseur. 

Vraiment ? Nous sommes tous dans l'expectative et de manière dubitative !

Car hier, deux techniciens, assis par terre devant la porte (fermée) de l'ascenseur au rez-de-chaussée, avaient les mains dans les cheveux tout en regardant un plan étalé entre eux... Ils ne comprenaient pas, Il devait y avoir quelque chose qui... Ce n'était pas possible !

Nous attendons donc l'arrivée des contrôleurs et leur verdict.

Pour le moment... rien : il est bien trop tôt. 

 

11/03/2018

LE CRI DU FAUVE ....

Je ne l’aurais pas cru si je ne l’avais constaté !

Le fils de Viviane est capable de pousser LE cri du fauve qui effraie tous les oiseaux de notre environnement : corneilles, pies, merles, mésanges, pic épeiches, bouvreuils, merles, grives etc…

En fin d’après-midi, cet homme répondait au souhait de sa maman Viviane, en essayant d’effrayer un chat du voisinage qui se baladait sur les murets qui séparent les jardins de ville  (pourquoi ??? il n’y a vraiment aucune raison : ces chats-là savent très bien que les murets sont bien trop hauts pour tenter un saut vers le bas…)

J’étais aux premières loges (sur notre balcon) pour entendre le cri et voir la panique de tous les oiseaux !

Etonnant si pas des plus étranges  : deux heures plus tard aucun volatile ne s’est plus manifesté dans cette partie des jardins…  

Le fils de Viviane a des cordes vocales magiques !

Je l’envie. Car parfois, j’aimerais pousser un cri pareil pour effrayer ces salopes de corneilles qui empêchent les pies de faire leur nid à l’aise…

08/03/2018

FUNERAILLES CONGOLAISES

Pendant mes 10 ans de Congo, j’ai très souvent été fascinée par le rituel congolais lors d’un décès. Parfois, quand la famille congolaise avait les moyens, des pleureuses professionnelles étaient engagées… Cela était le côté désagréable. Par contre, quand le défunt et toute sa famille montaient dans le camion pour l’enterrement, leurs chants de joie à deux ou trois voix étaient très beaux et remplis de joie : le mort allait retrouver ses ancêtres et c’était très bien ainsi.

mayumbe.jpgMais donc, vers le mois de mars 1957, à l’occasion d’une autre sortie avec le couple (mes voisins de chambre au bloc célibataire de la base de Kitona), nous avons été surpris par un cortège funéraire sur notre route vers l’enclave de Cabinda. (voir la carte) A Cabinda il n’y avait strictement rien à voir que quelques commerçants portugais et des autochtones qui vivotaient paisiblement, mais où la plage était superbe et d’où il était possible de voir Pointe Noire en Afrique française.

C’est sur la route (en terre) entre Moanda et Cabinda que nous avons vu un petit cortège d’enterrement très étrange, du moins de notre point de vue. Etions-nous toujours au Congo ou déjà à Cabinda … je ne sais pas.

C’était un groupe d’une dizaine d’hommes (il n’y avait pas de femmes), dont deux portaient une sorte de civière où reposait le mort dans son cercueil. Les porteurs étaient précédés et suivis par des hommes en haillons mais qui avaient des « pouf-pouf », vieux fusils d’avant la guerre de 14-18.

A tour de rôle – et probablement suivant des règles hiérarchiques strictes - ils tiraient un coup en l’air. N’était-ce que du gros sel ?

L’attitude du groupe funéraire nous a semblé hostile à notre égard, c’est pourquoi nous ne voulions pas prendre de risque et sommes restés à une trentaine de mètres d’eux, ne roulant pas plus vite qu’ils ne marchaient, pendant plus d’une heure. Je vous assure que ça « durait » ce que ça devait durer.  Surtout à cause du genre d’avancement de la troupe.

Le défunt avait intérêt à l’être complètement, car qu’est-ce qu’ils l’ont secoué !

Les porteurs faisaient trois pas en avant, un pas en arrière, puis faisaient rebondir le cadavre sur la civière rudimentaire. Entre les salves des fusils ils entonnaient tous ensemble un chant funèbre assez gai, à deux tons.

Le village d’où provenait le groupe devait être le dernier que nous ayons traversé, et il se trouvait à environ 4 km derrière nous.

Nous n’avions aucune idée où ces gens emportaient leur mort. Finalement ils nous ont fait comprendre par gestes que nous pouvions poursuivre notre chemin et les dépasser, ce que nous avons fait.

Après avoir bien profité du restant de la journée à Cabinda, nous sommes redescendus vers Moanda avant que la nuit ne tombe et c’est là que nous avons de nouveau rencontré notre groupe.

Ils ne portaient plus rien, ils ne tiraient plus en l’air, mais avaient maintenant aussi des calebasses et ce qu’elles contenaient (vin de palme) avait déjà fait des ravages, car ils titubaient que ce n’était pas beau à voir.

En arrivant ensuite à la hauteur du village nous avons constaté qu’une des huttes avait été incendiée avec tout ce qu’elle contenait.

La veuve du défunt n’avait donc d’autre choix que d’aller cohabiter avec son beau-frère ou avec un autre membre masculin de la famille de son mari… Ce sont des explications données par des gens qui habitaient depuis un certain temps dans le Bas-Congo. J’ignore si elles sont véridiques.

07/03/2018

ET LA DATE LIMITE ?

En Belgique les tablettes d'iode sont maintenant gratuitement disponibles dans les pharmacies : à prendre en cas d'attaque nucléaire.

Oui mais ! Les emballages ne mentionnent aucune date limite ! Cette mention est pourtant obligatoire pour tout médicament. Alors quoi ?

M'enfin ! Que vous êtes  durs de comprenure  ! C'est simple comme "bonjour".

Les tablettes sont valables jusqu'au moment de l'attaque nucléaire présumée... après ce sera chacun pour soi et les conséquences pour tous !