17/02/2018

JE VOUS SUIS INFIDELE...

Parce-que je suis aussi membre du groupe "Les anciens du Congo belge"... et que je sévis là-dedans avec mes histoires souvenirs d'il y a 60 ans.  

...

Janvier 1958 : je suis mutée.
Au mois de janvier 1958 je recevais mon ordre de mission et ma feuille de route : j’étais mutée à l’athénée de Moanda.
Cet athénée n’existait que sur plan : il n’était pas construit. Je l’ignorais et il est tout à fait possible que dans les bureaux de l’Enseignement, ils n’étaient pas plus avants que moi.
Bref, je suis montée à bord d’un DC3 à Ndolo : il allait faire une escale à Matadi. C’est là que : patatras ! Un des pneus de l’avion éclatait. Nous sommes restés (une demi-douzaine de personnes) sur cette espèce de prairie qui servait d’aéroport. Dans un coin, il y avait un distributeur de boissons (limonades) exposé au soleil et non réfrigéré : pas possible de boire un truc qui en était quasiment au point d’ébullition. Le temps passait (lentement) et juste avant le coucher du soleil un minibus est venu nous cueillir pour nous déposer en ville dans un hôtel de Matadi : je ne me souviens pas lequel. Il y avait là un pianiste, un certain André… il payait son séjour à l’hôtel avec des billets de banque « dessinés à la main » !!! Quand il a été arrêté par la police il s’est exclamé : « Non, vous n’allez pas mettre le pianiste au violon ! »
André était l’époux d’une dame soprano de son état : elle venait de la quitter, parce que son André ne pouvait pas lire une partition. Il jouait pourtant très bien : à l’oreille. Je l’ai rencontré plusieurs fois. Il n’était pas très recommandable.
Bref, je m’égare !
En remontant à bord de notre avion réparé le lendemain matin, j’étais préoccupée par le fait que je n’avais d’aucune manière pu joindre le préfet des études à Moanda pour l’avertir de mon retard. J’ignorais évidemment que j’allais avoir encore quelques autres ennuis avant de joindre ce monsieur et surtout je ne savais pas du tout que je voyageais à bord d’un avion militaire. Nous avons atterri sur la piste d’une immense plaine. Nous n’étions plus que trois passagers : les deux autres ont été accueillis par des personnes qui les attendaient : moi ? Personne ne m’attendait.
Dans une sorte de panique j’ai vu un militaire (chemise et short kaki et en sandales) s’approcher de l’avion : il venait prendre des sacs (postaux) et je l’ai accosté en lui demandant comment faire pour trouver là un taxi qui me conduirait jusqu’à l’athénée de Moanda. Le gars m’a répondu qu’il ferait prendre mes malles et que je n’avais qu’à rejoindre le bus militaire qui se trouvait par là-bas - il fit un geste vers l’autre bout du terrain - et y monter. Ce que j’ai fait. Ce bus nous a déposés à l’hôtel Mangrove de Vista, en haut de la falaise qui domine l’océan Atlantique.
Chaque fois que je tentais la conversation avec l’une ou l’autre personne pour expliquer que j’allais à l’athénée de Moanda, ils me souriaient gentiment en me disant qu’il fallait d’abord que je sois présentée au colonel Desmet…
Je n’en avais rien à cirer du colonel, et je ne parvenais pas à avoir d’autres explications. Après une attente de trois heures (le temps de descendre les marches taillées dans le roc pour aller jusqu’à la mer et de remonter essoufflée de l’effort…en y perdant ma sandale droite ) nous étions tous priés de monter à bord d’un autre bus militaire qui allait nous amener à la base de Kitona.
Il fut fait comme ils avaient dit : arrivée à la base de Kitona dans ce bus bondé de militaires et de leur famille, je fus déposée devant l’Etat Major et un planton est venu m’appeler disant que le colonel me recevrait. A ce monsieur j’ai de nouveau fait mon petit laïus : il semblait être au courant.
C’est lui qui m’a dit que l’athénée de Moanda n’existait que sur papier, que rien n’était construit et qu’il doutait même que jamais il y eut un athénée. Il a précisé que l’armée abritait les classes primaires, dans un ensemble de bâtiments « au village » et que cette école n’était pratiquement fréquentée que par les enfants des militaires de la base et de celle de Banana.
Comme je suis institutrice diplômée flamande et que j’ai l’équivalent du diplôme francophone par le Jury Central, (mon père était Wallon, maman Flamande), au Services de l’Enseignement on pouvait m’envoyer dans une école de régime français ou néerlandais, selon les besoins. Ici, il était prévu que j’enseigne en néerlandais.
Le préfet de l’athénée de Moanda ? Il était sur place dans son logement de fonction à Vista où il assurait des cours du secondaire à une poignée d’élèves, dont ses enfants. Si mes souvenirs sont exacts il s’appelait Henri MORDANT, comme cet animateur de la RTBF : mais était-ce le même ?
Le colonel pourvoyait à mon logement : au bloc célibataire, où j’allais avoir une chambre studio pour moi toute seule mais où je devais partager la douche avec le militaire qui occupait la chambre voisine. D’ailleurs il était midi : je n’avais qu’à me rendre au mess des officiers, là, les enfants que je devais surveiller étant donné que j’étais célibataire sans charge de famille prenaient leur repas de midi et j’allais prendre le mien. Point final. Godelieve, cette base militaire tombe comme un cheveu dans ta soupe, c’est moi qui te le dis !

16/02/2018

TROP TARD.

Nos voisins continuent à lancer leurs flacons, bouteilles et bocaux dans leur jardin à raison de 2 à 3 par jour... en plus des débris et sacs poubelles qui n'ont toujours pas été évacués.

Je me préparais à leur envoyer une bouteille à mon tour avec un message à l'intérieur du genre : "vous permettez que j'utilise votre fumier ?"

Mais ce matin la mère de famille avait tout ramassé.

Jipi m'a fait remarquer que mon message devait commencer par : "Madame"...

Parce que je m'apprêtais à lancer une bouteille à la mère.

 

...

J'en tiendrai compte. 

15/02/2018

C'EST TROUJOURS L'HIVER : raclette du Valais...

Actuellement la raclette du Valais (Suisse pour les ignorants) s'adapte au goût des touristes. Ainsi, les pommes de terre en robe de chambre sont remplacées par des frites pour les Belges, par des "maatjes" pour les Hollandais, et par le "burger" pour les Américains.

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14/02/2018

14 FEVRIER... victoires de la musique...

Il  a obtenu 3 prix... le rappeur Orelsan.

Il les mérite !  Quelle Culture .... et vive la France.

Appréciez donc :

« Yeah

J'laisse la lumière allumée et j'garde mes chaussettes
J'vais la limer jusqu'à c'qu'elle soit couchée et qu'elle
voit des clochettes
J'adore les p'tites coquines avec des couettes et des
faussettes
J'te rends misérable… tes copines vont t'appeler Cosette
J'ai des positions inconnues pour que tu goûtes au vrai
bonheur
Parce que j'me branle sur Canal+ et j'ai jamais eu
l'décodeur
Et le lendemain matin, elles en redemandent, ‘se mettent
à trépigner
(Mais ferme ta gueule) ou tu vas t'faire Marie-Trintignier
J'te l'dis gentiment, j'suis pas là pour faire de
sentiments
J'suis là pour te mettre 21 centimètres
Tu seras ma petite chienne et je serai ton gentil maître
J'ai une main sur la chatte, une sur un sein et j'deviens
ambidextre
En vitesse, en finesse, j't'offre une pillule anti-stress
Excuse-moi miss, laisse-moi dégrader tes p'tites fesses
On fait notre business en toute discrétion, j'en parlerais
pas
J'te jure qu'on t'verra pas à la caméra…
J'te ferai le coup de la panne et j't'emmènerai dans les
bois
Avant l'amour j'serai romantique et j'te mettrai des doigts
J'bois, baise, jusqu'à c'que t'en sois mal en point
Je t'aime, suces ma bite pour la Saint-Valentin
J'aime pas trop les 14 février
Tout l'temps seul à force de m'faire griller
J'te tèje la veille et j'te r'baise le lendemain
Suce ma bite pour la Saint-Valentin
J'aime pas trop les 14 février
Tout l'temps seul à force de m'faire griller
J'te tèje la veille et j'te r'baise le lendemain
Suce ma bite pour la Saint-Valentin »
 

13/02/2018

BON MARDI GRAS !

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12/02/2018

JE SUIS A LA RECHERCHE...

Voilà, voilà !
Je suis mandatée par les 5 (cinq) gouvernements de la petite Belgique, à savoir le gouvernement fédéral, celui de la région flamande, de la région bruxelloise, de la région de Wallonie et celui de la région germanophone, à leur trouver pour chacun un énorme entrepôt vide, situé de préférence dans leur région respective.

 

Il faut que chaque bâtiment soit en excellent état, isolé selon les dernières normes et très, mais alors TRES étanche.

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Si vous êtes propriétaire d’un tel entrepôt vide, facile d’accès par route, par bateau ou n’importe quel autre moyen de transport : je vous prie de prendre contact avec moi.
Le but de ma demande, c’est d’y stocker à l’abri des regards curieux et des commentaires acides, les tonnes de critiques négatives dont tous ces gouvernements font l’objet. Ils ne veulent plus les voir, ni les entendre et c’est pourquoi l’isolation et l’étanchéité du dépôt est primordial.

Au plaisir de lire vos suggestions.

11/02/2018

A NOUS LE PLAISIR DES SPORTS D'HIVER.

C'est bien parti ! Les descentes sont passablement faciles.

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Les remontées pourraient peut-être un peu se mécaniser ?

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A chaque remontée nous faisons un  concours Jipi et moi : lequel de nous deux imite le mieux une vieille loco à vapeur asthmatique ?

....

Je gagne à tous les coups !

Quel plaisir encore en perspective pour les 4 semaines à venir...

09/02/2018

UNIQUE ET SEULE LECON DE NEERLANDAIS ...

pour francophones.

Comment dire : "C'est mon copain" en flamand ?"

Simple comme bonjour !

" 't is mijn koppijn*".

Prononciation : tisse main(e) coppain(e)

Voilà !

 

 

°°°°

* kop = tête ; pijn = douleur

 donc "migraine"

 

08/02/2018

DIEU EST UN OIGNON ! (comme les habitants d'Alost)

En vue du Carnaval d'ALOST :

 

PYROMANES VOLANTS ?

https://www.demorgen.be/wetenschap/gevleugelde-pyromanen-... 

Ce journal flamand reprend un article du "The New York Times" qui incrimine les oiseaux tels que le milan noir, le milan siffleur et le faucon brun d'Australie : ce sont des pyromanes !

Leurs proies étant plus faciles à attraper quand elles sont asphyxiées par les fumées des feux de forêt, ils prélèveraient des petites tiges brûlantes dans un incendie pour les faire tomber à 1km environ, là où il n'y a pas encore le feu. C'est ainsi qu'ils s'assurent d'un bon repas à venir... 

 

Toujours en Australie, certains oiseaux récoltent des bouts de pain sur les aires de piquenique, non pas pour les manger mais comme appât pour attraper des poissons !

Je l'ai toujours dit : il faut se méfier des oiseaux !!!

06/02/2018

CERTAINS VIEUX... PFFF...

Il y a quelques jours, en faisant nos achats hebdomadaires, j’ai eu l’attention attirée par un couple de petits vieux. Elle avait ma taille, le monsieur aussi : on aurait pu croire qu’ils étaient bien assortis.
Dans le magasin je les ai croisés à trois reprises : à chaque fois elle engueulait son mec comme du poisson pourri et lui restait stoïque, tout en choisissant scrupuleusement les aliments qu’ils achetaient. Sourd pour du vrai ? Ou faisait-il l’oreille sourde par habitude ?
Vivre ainsi ne doit pas être agréable.

Aujourd’hui, en regardant par la fenêtre, j’ai vu un homme âgé irascible. Se pouvait-il que lui aussi devait subir les invectives de sa bonne-femme ? Alors, il était sorti pour enfin pouvoir ouvrir son bec ? Il a commencé par traverser l’avenue sur le passage zébré. Une voiture s’est arrêtée pour le laisser passer. Oh là-là ! Pas assez net cet arrêt, pas assez tout ça à son goût!
Alors il est resté au milieu du passage pour piétons pour enguirlander le conducteur de la bagnole. Il s’est même avancé jusqu’à la portière en vociférant (je ne l’ai pas entendu, mais j’ai déduit d’après ses gesticulations) et il a frappé rageusement cette portière avec son cabas.

Ensuite, la voiture se trouvait déjà à au moins deux cents mètres, que le bonhomme furieux continuait de gueuler en gesticulant.

J’espère qu’il a pu vider tout son sac de frustrations et que sa soirée a été plus sereine.

Franchement ? Cela m’a mise en colère et j’avais envie de lui fout’ quelques baffes !        

JIPI SE PREPARE POUR LE CARNAVAL

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05/02/2018

JE SUIS DE GARDE !

Il avait dit "oui" quand la proprio avait téléphoné pour savoir si nous pouvions actionner l'ouvre-porte vers 7 heures, quand les ouvriers arriveraient pour l'ascenseur. De prime abord, moi aussi j'étais d'accord, parce que je suis très matinale. 

Ce n'est qu'ensuite que nous avons réfléchi ! Dans cet immeuble, les appartements au niveau de la rue ont été cambriolés (en plein jour) à deux reprises. Les locataires sont devenus méfiants et prudents : ils ferment la porte menant vers l'intérieur à double tour.

Actionnez l'ouvre-porte dans ces conditions : il ne se passera rien du tout ni personne !

Vous me voyez donc obligée de descendre par l'escalier avec les clés. Les LED à détection de mouvement ne sont pas toujours promptes à s'allumer dans les communs : j'ai vérifié que la lampe torche est fonctionnelle...   

Bref : je suis de corvée. 

Mais ! Ce sera la seule fois pour les 5 semaines à venir ! Ne le dites pas à la proprio, svp. Je vais confier une clé au chef des ouvriers...

Pas folle la guêpe d'aller faire le zouave dans les escaliers tous les matins.   

02/02/2018

NOUS POUVONS TENIR 5 SEMAINES...

Nous avons bien profité des derniers soubresauts de l'ascenseur - avant sa mise aux normes - pour amener à bon port toutes les provisions lourdes ou encombrantes. 

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La photo montre l'approvisionnement spécifique pour Jipi. Non ! Je ne montrerai pas celui qui me concerne : il n'est probablement pas celui auquel vous pensez tous, médisants, va.

Que tout cela soit maintenant à portée de main est une bonne chose : dès le début de l'après-midi l'ascenseur s'est bloqué au premier... J'ai suggéré un dépannage à faire effectuer à la proprio : elle a promis... mais j'ai des doutes. 

HARCELEMENT.

Maître Corbeau sur ce bouleau perché DSCN1080.JPG
n’était là que pour harceler
le couple de pies
dont c’était le nid
déjà partiellement dévasté
par lui.
 
De sa voix rauque il croassait :
- Ne tentez pas vos infâmes voltiges
en essayant de me tirer par les ailes ou la queue
pour que je lâche prise
quand je chiperai encore quelques tiges !!!
 
… Les pies dépitées s’envolaient.
Ce nid ne serait plus jamais
pareil à ce qu’il était
au bon vieux temps
où elles couvaient… 

01/02/2018

SUPER LUNE DE SANG BLEU ?

Encore un peu et je ne voyais pas de Lune du tout : nuages bas et pluie.

Puis, une toute petite éclaircie : Je n'ai pas vu son sang bleu  de noblesse ancienne. Elle était ainsi :

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EPILOGUE : ce soir, 1 février 2018, la Lune n'était pas mal entre 19h15 et 19h30 :

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31/01/2018

ON VA VISITER LE CONGO ?

28/01/2018

SANS ceci, SANS cela...

C'est dingue combien les fabricants de produits (alimentaires) nous tiennent pour des idiots !

Déjà qu'on trouvait du CAMEMBERT certifié "sans colorants"...

 

Maintenant il y a de l'eau en bouteille garantie "SANS OGM" et SANS GLUTEN". Ces derniers temps la mode du SANS GLUTEN bat tous les records de l'absurde.

glutenfree.JPG

 

Mais le plus absurde je l'ai trouvé sur le site de la BBC : Il y a aujourd'hui des réparations de véhicules saines SANS GLUTEN !!!

 

Qui dit mieux ? 

26/01/2018

CHEPTEL

Comme vous, je fais partie du cheptel des décideurs et j'apprends petit à petit à quelle sauce ils vont me manger. 

Tout va mal, partout. 

L'être humain aurait dû pouvoir anticiper. Le seul moyen d'en sortir et d'en finir une fois pour toutes est la grève à la procréation ! Ne faites plus d'enfants du tout et toute la misère du monde sera résolue. 

Jipi et moi avons pris la résolution de ne plus dire bonjour à personne : nous remplacerons par "adieu". Evidemment, nous espérons que vous aussi, vous  agirez de même.

 

25/01/2018

BOLERO DE RAVEL

Cela vous arrive-t-il parfois d’avoir le transit lent ? Je précise : vous avez déjà été constipé ?

Un seul remède : naturel à 100 % et même plus. Ecoutez donc le Boléro de Ravel.

Son thème lancinant répété 18 fois en un quart d’heure, en insérant petit à petit tous les instruments de l’orchestre, surtout ceux à vent… viendront bien vite à bout de votre état bouché et vous commencerez rapidement à lâcher du vent, vous aussi.

Quelques minutes de plus et là, franchement, ça va vous faire chier !

https://www.franceculture.fr/musique/ravel-je-nai-ecrit-quun-seul-chef-doeuvre-le-bolero-malheureusement-il-ne-contient-pas-de

ci-dessous version allégée de 7 minutes...

24/01/2018

MULTICHOIX

Si le con d'or s'allie au con fort,

deviennent-ils des cons centrés

ou des cons sans trique ?

22/01/2018

AVEZ-VOUS REMARQUE ?

Par rapport à il y a un mois d'ici , les jours ont tendance à se rallonger.

Bientôt le printemps ?

On l'espère de toutes les fibres de notre être.

 

EPILOGUE

A huit heures du matin le fils de la proprio est venu toquer à chaque porte d'appartement pour le dernier avertissement : défense pipi caca et de tirer la chasse. Il a aimablement indiqué que le wc en sous-sol était ouvert et disponible. 

Là-dessus les travaux ont commencé. 

Vers 9h, le Jipi avait une "grande envie". 

Il est donc descendu en robe de chambre, en mules d'intérieur, son rouleau PQ à la main. 

En remontant, après son soulagement, il m'a fait le compte rendu de son expérience. 

Au niveau cave le sol était jonché d'outils divers et de bouts de tuyaux : gaffe où on met les pieds !

Le "bureau" était ouvert et il y avait de la lumière : la chiotte se trouve dans un coin du bureau, mais il n'y a aucune lampe... Pour voir ce "qu'on fait" il faut donc laisser la porte du wc ouverte... et comme il n'y a pas moyen non plus de fermer la porte du bureau... il n'y a plus qu'à espérer y passer  son "moment" sans visiteurs pressés. 

Jipi a eu de la chance ... Personne n'est arrivé subrepticement.

La chasse d'eau ? Fermée. 

Il a ouvert le robinet pour constater qu'il y avait une fuite importante !

Vous saviez  déjà que la proprio avait un mari plombier ? 

Pour remonter à notre 4e : l'ascenseur était bloqué quelque part. Jipi perdait ses mules à chaque marche d'escalier et revenait tout essoufflé.

Inutile de vous dire que ça m'a coupé "toutes envies petites ou grandes" !!!

Heureusement ma torture a pris fin à 16h50.  Les travaux étaient finis.

... Les ouvriers avaient aussi démonté le vasistas de la salle de bain afin de pouvoir passer par cette ouverture dans le "goulot"... mon vasistas ne ferme plus complètement... je fais avec à moins que Jipi ne parvienne à mieux l'ajuster.

....

Vivement pipi et popo à son aise !

EN COLIMACON

Nous sommes donc au jour fatidique.

Combien de fois descendrons-nous au sous-sol pour nos petits besoins pressants? 

Depuis une quinzaine les communs (sans aucune fenêtre) sont éclairés par des LED activés par la détection de mouvement. Parfois, dans le noir, le détecteur ne réagit pas... Heureusement que nous aurons un rouleau de PQ blanc...

Pour notre voisine de palier et pour nous, il y a donc 5 volées de cet escalier à descendre.

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21/01/2018

GROG "COLORIMETRIQUE".

En cas de gros rhume ou de début de grippe, rien ne vaut mieux qu'un bon grog au rhum. L'un a d'ailleurs été inventé pour l'autre.

La  meilleure recette est française et basée sur la couleur du grog.

Prenez un bol rempli à moitié d'une eau encore bouillante. Ajoutez-y une dose de rhum : quand la boisson ne change plus de couleur après plusieurs rasades de rhum, ça y est, votre grog colorimétrique est fin  prêt. 

Ajoutez le jus d'un citron frais, sirotez aussi vite que possible et couchez-vous. Les effets et résultats de ce grog sont spectaculaires !

 

20/01/2018

MERDE ALORS !

Ce n’est pas chaque jour que nous avons la joie d’écouter madame la proprio au téléphone ! Hier, vendredi, c’était pourtant bien elle qui nous appelait : j’ai tout de suite reconnu les  suaves tonalités enjouées de sa voix.
Qu’avait-elle de neuf à me raconter ? Deux fois rien, mais de poids !
Son mari va procéder après-demain au remplacement des tuyaux de décharge des toilettes. Chouette alors ! Cela va embaumer la rose dans tout l’immeuble !
Il nous faut d’urgence des masques à gaz.
 
- Evidemment, m’expliqua-t-elle, il est formellement défendu aux locataires d’utiliser les toilettes dans les appartements, jusqu’à la fin des travaux… Un jour, peut-être deux : ce n’est pas la mer à boire !
 
Yendé !!! Il nous faudra donc aussi des pots de chambre ou des seaux hygiéniques ?

- Pas du tout. Vous savez, il y a dans le coin du garage collectif un petit bureau. Il est pourvu d’un W.C .  Nous vous y laisseront accès. La porte du niveau cave qui mène au garage restera ouverte.
 
… Ne poussez pas ! A chacun son tour. Pas plus de 5 minutes par personne, n’est-ce pas ?

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Donc, si lundi et mardi un besoin pressant nous obligeait à fréquenter son petit coin, nous n’avons plus qu’à nous munir de notre rouleau de PQ (et d’un paquet de lingettes humides tous usages pour rendre fréquentable la lunette de la cuvette) et de prendre l’ascenseur jusqu’à l’étage SS (sous sol… fa mi re do).   
 

19/01/2018

QU'ON SE LE DISE !

LOMBRIK.jpgDans la semaine du 5 février prochain, l'ascenseur de notre immeuble sera mis aux normes.

 

J'ai demandé à madame la propriétaire d'installer un toboggan pour me permettre de descendre.

 

Dans le bas il faudra un gros coussin propulseur pour pouvoir remonter sans peine...

VACCIN INEFFICACE ?

Je croyais être à l’abri de la grippe saisonnière cette année, vu que Jipi s’était fait vacciner…
Bon ! Pour le moment, chez moi, ça va !
Pas chez lui !!! ???
Depuis 5 jours le Jipi est fiévreux, avec un nez qui pourrit lentement mais sûrement, une gorge crue (non pas croyante mais rugueuse), des éternuements à 350km/h, des nuits perturbées, et j’en passe.
Comme il est très partageux, j’ai cru qu’il allait de nouveau me transmettre ses bactéries et microbes. La dernière fois c’était à St Georges de Didonne où il avait attrapé une sorte de crève  qu’il m’a aussitôt transmise : j’ai traîné cette saloperie jusque vers Noël…
Cette fois-ci, il semble bien que mon système immunitaire se soit rétabli.
Il se soigne : grogs maison. Pas l’idéal pour un diabétique, mais – selon lui – tout à fait adapté à son cas.
… Contrairement à ce qu’il pense, ce ne sont pas mes petits-enfants qui l’ont mis dans cet état. Je suis sûre qu’il a attrapé cela dans le train, car il m’avait de nouveau fait faux bond la semaine dernière, le mercredi et le jeudi.
Vous savez, comme moi, combien il y a des tentatives d’attentat à la grippe dans les TGV…  

17/01/2018

REPONSE DE LA NAMIBIE

à l'insulte de Donald Trump, appelant les pays d'Afrique des "trous du cul" (merde)

FAUSSE ALERTE !

 (extrait de mon livre ... attention (C) )

          - Vite Jo, mets ta combinaison de plongée. Passe moi le casque, là. Prêt? Allons y!         

          Sur l'avenue du Panthéon nous filons bon train, côte à côte, comme des coureurs de fond. Vite, plus vite!  Il faut arriver à l'heure  à la nouvelle maternité de Ganshoren. Elle est proche de notre domicile, nous pouvons y aller à pied, c'est ce qui a déterminé notre choix. Elle est spécialisée en naissances. Les bébés y naissent pour la plupart sous l'eau et sous pression. Il paraît qu'ils sont moins stressés, qu'ils sont moins ridés et que pour la mère et l'enfant, c'est l'idéal. Seul ennui, pour moi,  ils ne me permettront sans doute pas d'entrer dans les bassins de délivrance parce que je ne sais pas fort bien nager. Je ne fais pas non plus de la plongée sous-marine.

          Nous arrivons à huit heures précises, comme la clinique ouvre toute grande ses portes. Les candidats parents, tous en tenue de plongée, s'engouffrent dans l'entrée. On m'arrête avant le bassin, je dois montrer mon brevet de natation et de sauvetage en bassin profond. Je ne l'ai pas, on me refoule. J'assiste donc de loin, de derrière une vitre, et ne vois pas grand chose. Quel dommage qu'en ce moment crucial je ne puis être auprès de Jenny. D'où je me trouve j'ai une vue plongeante sur tous ces couples qui vont procréer, là, sous mes yeux. J'entends le clapotis assourdi, les cris de joie, un peu comme ceux des baleines quand elles communiquent. J'ai déjà entendu ces sons sur un compact-disc. Tout à coup, quelqu'un descend les stores et je ne vois plus rien. Je reste collé là, derrière cette vitre, impuissant, à écouter le clapotis et les baleines.  C'est plus que ce que je peux supporter. Je ferme les yeux.

          En les ouvrant, je découvre devant moi une vieille infirmière moustachue qui me regarde à travers le hublot du scaphandre.

          - Alors? On n'est pas gêné de fermer les yeux sur la réalité? Pour combien de bébés avez-vous souscrit? Quel est votre nom?  

          - Jo Cordier.

          Je la regarde sans comprendre.

          - Où est-elle? Et le bébé?

          - Du calme, du calme voyons. Combien de bébés avez-vous dit? Au moins deux?

          Elle me regarde droit dans les yeux, paraît satisfaite.

          - Deuxième étage, chambre 4. Choisissez la brassière à votre taille. Et revenez vite.

          Dans cette clinique il y a des couloirs avec des coins et des recoins, des ascenseurs, des escaliers, à s'y perdre. Pourtant je parviens à l'étage, je trouve la chambre 4. Petit mouvement de recul devant la porte qui porte une pancarte: "Silence. Ne pas déranger. Docteur J. E. Baise".

          C'est Jenny, c'est ma femme qui est là dedans, ou non? Alors j'ouvre doucement la porte. Pour la dérober à mon regard, une sorte de rideau cache le lit. Je l'écarte. Jenny, méconnaissable, est couchée là, inerte, les yeux clos. Ce qu'elle a changé! Aucune trace d'un bébé. C'est la panique. Je voudrais à la fois appeler au secours, aller chercher le personnel. Je ne parviens pas à prononcer un son. Mes pieds pèsent du plomb. Tout doucement je prends la main de Jenny. A mon grand soulagement cette main est chaude, vivante, mais terriblement potelée. Je n'ose plus regarder Jenny, elle me semble si étrange, tellement différente,  plus âgée, avec des cheveux roux....

          Puis, une voix inconnue me demande:

          - M'as-tu apporté ce sandwich au jambon-fromage? La bouffe ici n'est pas mangeable..

          Panique! Je regarde Jenny. Ce n'est pas elle! Cette personne également me regarde fixement et s'écrie:

          - Mais ce n'est pas toi!?

          - Non, ce n'est pas moi, lui dis-je en sortant de là comme un fou.

          Dans le couloir, par chance, je croise une personne âgée qui marche avec deux béquilles. On dirait bien que c'est Joseph I.

          - Est-ce bien le second étage ici?

          - Ici? C'est le septième ciel, vous le voyez bien.. rien que des éclopés comme moi.. Heureusement que mademoiselle Jenny est une kinésithérapeute hors pair!

          - Le deuxième étage?

          - Il faut prendre l'ascenseur, ou les escaliers, et descendre ou monter, c'est selon.

          Il me semble avoir perdu un temps précieux. Mais que m'arrive-t-il? Suis-je devenu fou? Quelle idée de vouloir tomber dans les pommes. Une profonde inspiration me remet d'aplomb. J'arrive dans le hall où une dizaine d'entrées d'ascenseur s'alignent. Lequel choisir? Je pousse sur un bouton au hasard, et promptement, je reçois une petite gifle.

        

          - Mais Jo? Pourquoi me pinces-tu le nez, me demande Jenny.

          Quel soulagement! Je viens de sortir d' un cauchemar et rien de tout ce que j'ai rêvé ne persiste.