07/08/2015

EN TRAIN DE LEO A MATADI 1958

 

Nicole et moi prenions le train à 6 heures du matin en gare de Léo. Il n’y avait pas de première classe. Au point de vue confort entre la seconde et la troisième classe il n’y avait pas grande différence, par contre au point de vue de l’encombrement, nous étions plus à l’aise en seconde classe. bussola_train2.jpgLes banquettes étaient des bancs en bois sombre à dossiers très raides : courbatures garanties. Pour parcourir les 400 km jusqu’à Matadi, le train  mettait un minimum de douze heures au moins. Avant notre départ nous n’avions pas eu beaucoup de conseils, sauf celui de nous pourvoir de boissons. On nous avait dit que nous pourrions acheter des fruits et du pain aux nombreux arrêts du train. Vers midi, alors que nous n’avions roulé que six heures, nos réserves de boisson étaient finies : il faisait encore plus chaud dans ce train – toutes fenêtres ouvertes – que ce que nous avions subi à Léo ou ailleurs. Le train s’arrêtait assez souvent, surtout pour réparer les éboulements sur la voie ferrée et ce n’est pas à ces endroits là qu’il y avait moyen de se procurer de quoi boire ou manger. Dans les wagons de troisième classe, les noirs voyageaient en famille avec leurs animaux domestiques : principalement des poules et des chèvres. Malgré le bruit de roulement du train, on était incommodé par les cris et le vacarme venant de ses wagons-là. Finalement nous sommes arrivées à Matadi au coucher du soleil.  Rompues et déshydratées.

 

Commentaires

Certains voyagent toujours comme ça; nous, on râle quand tout n'est pas parfait.

Écrit par : la fausse petite "Bruxellesse" | 07/08/2015

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Quelles jolies vacances
Bisous et bon Dredi

Écrit par : H-IL | 07/08/2015

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Quelles jolies vacances
Bisous et bon Dredi

Écrit par : H-IL | 07/08/2015

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Les voyages forment la jeunesse.
Bon week-end, Godelieve.
Amicalement.
Yvon.

Écrit par : Yvon | 07/08/2015

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