09/12/2015

LES VACHES !

Un beau matin… mais était-il si beau ? … voilà que le fermier me met dans la main les 4 cordes de 4 vaches respectives que je devais mener paître le long des berges de la rivière.

4vaches.jpgIl y avait deux animaux devant moi, deux autres bêtes marchaient derrière : franchement cela ne m’inspirait aucune confiance.

Celles de devant avaient le cul crotté comme il n'est pas permis et de là qu'elles m'envoient une bouse...

Ayant fait à peu près 500 mètres et alors que ces dames dédaignaient toujours le gazon, je remarque que la vache derrière moi à ma gauche bavait que ce n’était pas possible : avec des filaments jusque par terre.

Non Mais ! J'entame un conversation pleine de récriminations : un peu de tenue quand même. Elle s'en fichait et bavait de plus belle. Je lui donne donc une gifle et je l'engueule. Mais elle ne s’arrêtait pas de baver. J’étais sur le point de lui donner une plus grosse torgnole mais quand je me suis retournée pour le faire elle a sursauté, entraînant les trois autres dans des mouvements hostiles et sauvages !

J’ai eu la trouille de ma vie et lâchant les 4 cordes je me suis enfuie. Les quatre bestiaux galopaient derrière moi et étaient sur le point de me rattraper.

Heureusement qu’il y avait la rivière, j’étais sauvée. Je n’ai aucun souvenir de mon saut d’une berge à l’autre de la rivière qui devient ensuite la Durme pour finalement se jeter dans l’Escaut. Enfin à l’abri des vaches sur l’autre rive, je suis retournée vers la ferme et de là-bas j’ai crié "hé ho!" pour alerter le fermier.

Finalement il m’a entendu. Ils n’ont jamais compris comment à mon âge (9 ans) j’avais pu sauter les 4 mètres d’une rive à l’autre : moi si ! … à cause des vaches.

Ils sont venus me chercher en barque et ont récupéré ensuite leurs vaches qui paissaient tranquillement un peu plus loin et sans surveillance.

Commentaires

confier quatre vaches à une enfant de 9 ans, inexpérimentée, en plus!

Écrit par : Adrienne | 09/12/2015

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Inexpérimentée mais prête à foutre une torgnole à une pauvre vache qui bave.

Écrit par : la fausse petite "Bruxellesse" | 09/12/2015

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J'étais si pleine de douceur, tu sais. Autour de moi c'était pareil : la guerre n'était pas finie. Alors, les Boches ou les vaches, pour ne pas montrer sa peur, fallait attaquer d'abord et réfléchir ensuite...

Écrit par : godelieve | 10/12/2015

Bonjour Godelieve..quelle époque tu as vécus, je suis heureuse d'être venue après cette guerre !
J'aime bien ta façon de raconter ! Beau Jeudi à vous deux et bises amicales ♥

Écrit par : Chadou | 10/12/2015

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