18/04/2016

CE JOUR-LA, J'ETAIS UN HOMME.

En général, quand je rêve, je suis « moi » : un moi d’aujourd’hui, d’il y a bien longtemps, ou d’hier.

Cette fois-là « moi » était un homme : un très vieil homme à la fin de sa vie.

Les circonstances étaient un eu spéciales : j’étais dans le coma et un étudiant en médecine était en permanence dans ma chambre d’hôpital. C’était à Léopoldville en 1965.

Mais voilà donc, ce « moi-là » se trouvait dans une hutte de feuilles de palmier. Des gamins, tous habillés d’une toge blanche, venaient me chercher. J’étais allongé (et non pas allongée, puisque j’étais un homme) sur une sorte de civière basique. Les gamins prenaient les brancards et me transportaient jusque sur la plage qui était à deux pas.

Je me souviens de l’endroit idyllique : une sorte de baie ensoleillée, avec plage de sable blanc, palmiers dans l’arrondi de la baie, ciel bleu : calme.

Dans cet endroit il n’y avait aucune femme : rien que moi « le vieux » et les « gamins » qui s’amusaient sur la plage et dans l’eau de la mer.

C’était LA PAIX et je savais que j’allais rendre mon dernier soupir sans aucun regret.

Je fais souvent des rêves surréalistes, celui-là m’est gravé dans la mémoire à tout jamais : je pense que c’est parce que pour une fois je n’étais pas « femme ».

Commentaires

Je vous admire. Vous saviez que vous alliez rendre votre dernier soupir mais ça ne vous tracasse pas...
Bravo à vous.

Écrit par : la fausse petite "Bruxellesse" | 18/04/2016

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Tu sais tu es aussi bien en femme et en vie
Gros bisous

Écrit par : nicole | 18/04/2016

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heureusement que tu t'es réveillée avant de mourir , les gamins auraient pu brûler ton cadavre sur la plage .

Écrit par : Maïanthème* | 20/04/2016

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