30/11/2016

C'EST DUR D'APPRENDRE LE FLAMAND !

Il est certain que pour un pur francophone l’apprentissage du néerlandais en général et du flamand en particulier demande plus que de l’intelligence : il faut être supérieurement cortiqué.

Je ne donnerai qu’un seul exemple pour ne pas vous soumettre à la torture ni le recours à l’aspirine.

On vous demande de traduire en flamand :

Le chien du commissaire remuait la queue.

Voilà : il faut d’abord penser en flamand :

La queue du commissaire son chien remuait.

Là vous traduisez et le tour est joué.   

LE COUP DE GENOU

Au Congo il m’est arrivé de me faire agresser (gentiment ?) sexuellement par un collègue lubrique et décidé.

Il avait sonné à la porte et en ouvrant j’étais étonnée mais méfiante de le voir là. Tout de suite j’ai su qu’il avait l’intention de me faire passer un sale quart d’heure. Vous le savez, je suis un petit module et le collègue était grand et musclé.

-       Pas de panique Godelieve, pensai-je dans mon moi-même. Ce n’est qu’un homme, tu es une femme rusée et tu peux même boxer : ton papa te l’a appris.

Donc, le gars entre et tout de suite il m’enlace et m’attire tout contre lui tandis qu’il cherchait à m’embrasser sur la bouche.

C’est là que mon état d’aînée d’’une famille nombreuse avec une grosse majorité de frères (agressifs) m’a bien inspiré.

coup-genou1.jpgTout s’est passé très vite. J’ai fait semblant d’être consentante et me suis lovée contre lui. Quand j’ai senti son serpent tout dur, je lui ai décoché ce bon coup de genou au bon endroit.

Il a crié en se tenant l’entre-jambe, il a commencé une sorte de danse de St Guy et il est parti en gémissant et en claudicant. Il ne m’a plus jamais importunée.  

29/11/2016

INQUIETUDE

En fin d'après-midi le Jipi venait me voir sur le balcon (il y faisait plutôt frisquet).

Il s'éclaircit la gorge pour finir par me dire :

- Je  crois devoir fortement restreindre mes activités de demain !

Je le voyais arriver sur ses gros sabots ! Inquiet de ne constater aucune activité alléchante dans la cuisine et de ne voir aucun plat précuit ou en cours...

Or : j'étais prête. Il ne me restait plus qu'à chauffer l'huile des frites et donner un coup de gril à l'escalope de dinde façon tournedos.

Pour ne pas gâcher son plaisir de me faire du cinéma, je pose la question qu'il attendait :

- Ah ? Et pourquoi ?

- Vu les excès de table qui se préparent !!! 

 

28/11/2016

URBANUS

 URBANUS.jpg

Quand je travaillais à la Fondatel de Herne et que pour y aller je traversais le village de Tollembeek, j'ai souvent vu le "comique" Urbanus. Il ne m'inspirait pas trop à ce moment-là. Plus tard j'ai eu plaisir à le rencontrer, le voir et l'entendre.

Vers 1987 j'ai même eu une conversation privée et en tête-à-tête avec lui.

Il revenait de chez le contrôleur des Contributions et il s'est présenté dans mon bureau vêtu uniquement d'un short.

- Et bien Urbain, il fait bon, mais pas chaud au point que ta tenue le suggère i

-Mais je viens du bureau des Contributions : le contrôleur avait l'intention de m'y mettre à nu : je l'ai aidé dans sa tâche.

Le monde est petit. Voilà que j'avais fait la connaissance d'un gars déjà célèbre pour 2 films : HECTOR et COCO FLANEL.  

https://youtu.be/0a-CfXWJRxo

 

 

27/11/2016

SOYONS HYPOCRITEMENT CORRECTS

Il n’y plus en Occident, ni Gitans, ni Tziganes ni mêmes Rom = termes racistes ; ce sont des « gens du voyage » : terme hypocritement correct.

Il n’existe pas plus de sourds ni d’aveugles : ils sont malentendants ou malvoyants.

Les trisomiques ont le syndrome de Down ; les boiteux, éclopés et paralysés sont maintenant des personnes à mobilité réduite.

Le vocabulaire correct ne contient plus des maniaco-dépressifs mais a été remplacé par celui plus élogieux de bipolaires.

Il n’y a plu de cons : ils sont mal-comprenants

Où allons-nous ?

Malgré que je fonctionne au triphasé (?) je ne serai bientôt plus au courant...   

25/11/2016

NOTE SPECIALE POUR MMM

et les autres matheux.

De la part de Jipi d'après son papa François :

Sans titre.jpg

LA POULIE...

Il y a ici des velléités de mise aux normes de l’ascenseur qui doit dater de 1965 et qui est vieux de chez vieux. La réflexion « poulie ou treuil à la napolitaine » pour monter les charges commence sérieusement à se profiler.

La poulie ravive pour moi un souvenir de…1945 à peu près. Nous avions 10 ans, Oswald et moi.

yvesoswwals.jpgOswald ? Mon cousin germain, le fils de mon oncle Omer et de ma tante Yvonne. Nous avions le même âge, il n’avait que 6 mois de plus. (sur la photo le petit blond à droite est mon frère André dcd en 1981)

Oswald louchait que ce n’est pas possible : une naissance laborieuse, paraît-il. Il portait donc des lunettes ; moi aussi j’étais à stigmates dans les yeux. Déjà.

Toujours est-il qu’Omer et Yvonne venaient d’acheter à PIETON (Belgique, Hainaut) une fermette qu’ils aménageaient pour y loger leur famille ainsi que la rotative rotative-journaux_15.jpgde l’oncle. Les travaux avançaient au petit bonheur la chance (quand il y avait un peu de sous) et tout en haut, au niveau de la cheminée une poulie (treuil ? ) était installée pour pouvoir amener les matériaux de construction.

Nous étions en visite : même à pied Piéton n’était pas si loin de Fontaine l’Evêque.

Oswald m’invitait à son nouveau jeu. De la poulie près de la cheminée une corde pendait jusqu’en bas. Or, en bas, il y avait aussi une bassine qu’on pouvait remplir de tuiles, de béton, de n’importe quoi…

Oswald a appelé son petit frère Yves (il n’avait que 3 ans). 

Yves était donc dans la bassine, nous avons manœuvré la poulie, Yves est monté jusqu’en haut, puis nous avons lâché tout.

Descente fulgurante ! Pleurs et cris terribles. Yvonne en colère rouge… Bref : Oswald a attrapé la raclée de sa vie.

Yves est toujours de ce monde. Oswald a été emporté dans l’au-délà il y a bientôt 40 ans. (André aussi est mort à 42 ans)   

24/11/2016

JE N'AI PAS TROUVE SON NOM.

Au hasard de mes recherches j'ai été ravie de rencontrer l'image ci-dessous.

A première vue je pensais que c'étaient des petits animaux, singes ?

Mais c'est une fleur.

clementmaravé.jpg

Clement Ravadé l'a mise dans sa compillation du top 20 des plus belles fleurs du monde.

 

MON ANDROPAUSE S'EST RADICALISEE

Hier après-midi Jipi est retourné en ville chez le photographe. Je lui propose de prendre un taxi, mais il m’assure que tout ira bien. Pourtant, il y a 15 jours, suite à cette sortie, il avait fait une « rechute ». Dans son intérieur les choses ne sont pas entièrement cicatrisées.

Grossièrement je calcule qu’il lui fallait 1h30 environ pour le trajet aller-retour.

Mais deux heures plus tard il n’était toujours pas revenu. Et là je commence à m’inquiéter sérieusement au point d’en attraper l'andropause ! Quand il est enfin revenu, j’avais le téléphone en main pour l’appeler. Pour moi il était trop tard : mon andropause s’est radicalisée.

 

51K9TyNtovL._SY344_BO1,204,203,200_.jpgRécapitulatif des symptômes :

·       Une baisse de la libido.  (ça fait des siècles !)

·       Des épisodes de sudation indépendants d'une dépense physique.  (je transpire dès que je pense devoir faire un boulot)

·       Une fatigabilité plus fréquente, une récupération physique plus laborieuse après efforts. (efforts ? Quels efforts ?)

·       Des troubles du sommeil. (j'ai le sommeil super léger, j'entends même une bactérie voler !)

·       Une nervosité accrue, une irritabilité plus fréquente. (Comment ? Toujours pas levé ???)

·       Une tendance dépressive. (Ouin, ouin ... snif...) 

·       Une diminution de la masse musculaire. (j'peux pas... trop lourd...)

·       Une augmentation du périmètre abdominal. (95 cm, est-ce vraiment trop ?)

·       Une fragilité osseuse.  (attention ! Tu vas me casser la main, j'pourrais plus me gratter le matin)

·       Des douleurs musculaires et articulaires plus fréquentes. (Mondjeu Mame, que ji mô patout !)

·       Une régression de la pilosité.  (Où sont mes cheveux hein ? Tu as emprunté mes tifs ?)

23/11/2016

EPITHETE

Madame donnait son cours de grammaire :

L'épithète se rattache à un nom auquel elle est le plus souvent liée directement, sans préposition. Elle le suit ou le précède immédiatement.

L'épithète peut être supprimée sans nuire à la correction de la phrase ni en modifier profondément le sens. Elle donne un supplément d'information.

orvet.pngComme exemple Madame citait : « Sa main blanche était froide comme celle du serpent de verre *». Dans cette phrase « blanche » est l’épithète.

Qui pouvait donner un autre exemple ?

Riri : Madame a un gros ventre épithète quelle serait enceinte ?

 

* ophisaurus (orvet)

22/11/2016

BURN OUT

Tout le monde sait que la langue française est très pauvre et qu'il faut avoir recours à des termes anglais pour bien se faire comprendre 

Ce terme "burn out" dont tous les magazines nous parlent est une sorte de rhume du cerveau dont on souffre surtout l'hiver. 

Normal, dit Jipi, au  lieu de se promener avec les burnes à l'air, il faut porter un caleçon molletonné.  

 

21/11/2016

EXIT SARKOZY

Sans tapage, alors qu'il a tant de casseroles au cul !

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sarkoz.jpg

20/11/2016

VENT DE TEMPETE

image003.jpg

NE VOUS ACCROCHEZ PAS AUX BRANCHES !

vent.jpg

LANGUE DE BOEUF...

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19/11/2016

BRAMIN

Mon père, qui était Wallon (malgré son nom flamand) nous a toujours parlé dans un français correct. Le langage wallon nous l’entendions (parfois) en rendant visite à nos grands-parents ou à nos tantes (sœurs de mon père). Tous ces adultes nous adressaient la parole en français.

Aujourd’hui j’ai eu envie de voir si ma compréhension de certains mots wallons correspondait bien à leur signification.

Par exemple : nous étions venus pour la « ducasse » de Fontaine l’Evêque. Mes grands-parents paternels y avaient une petite maison à la rue d’Assaut,au n° 1 qui était un coin. Par la porte d’entrée nous étions directement dans la «belle pièce» qu’on appellerait « salon » de nos jours. Cette pièce donnait sur celle à l’arrière qui était la cuisine avec les fourneaux. A côté il y avait une vaste véranda avec le point  d’eau (pompe) et les toilettes au fond. A l’étage il y avait trois chambres.

Quand nous sommes arrivés (c’était probablement en 1947) deux tables étaient dressées dans le « salon ». Avec quoi ? Je vous le donne en mille : une douzaine de tartes ! Il y en avait au sucre, aux pommes, au flan, à la confiture… Miam !!!

memère.jpgQuand je disais à ma mémère : Vous en avez fait beaucoup ! (nous vouvoyons parents et adultes)

Elle m’a répondu :

-Il y en a encore bramin dans la cave pour demain !

EL CONDOR PASSA !

idiot.jpgDans un village de la France (Belgique, Espagne, Hollande, Angleterre…) profonde, l’idiot du village s’est assoupi, au grand soulagement des autres villageois.

California_Condor_600.jpgC’est alors que l’un d’eux a une envie subite de chanter à tue-tête.

 

 

Le chef du village intervient et lui dit :

-       Non, non ! Le con dort. Pas ça !

18/11/2016

ELLE SE DECOLLAIT ...

-       J’ai l’impression que ma chaussure gauche a décollé une dalle du pavement que je traîne avec moi, disais-je à Jipi dans le hall du supermarché où nous avions l’intention de faire nos achats pour la semaine.

mocassins.jpgAux pieds je portais des mocassins clairs à grosse semelle antidérapante noire. Pour en avoir le cœur net je soulève le pied pour tenter de voir si une crasse quelconque y était collée, car la sensation bizarre s’intensifiait. On ne voyait rien.

semel.jpgUne vingtaine de pas plus loin, il y avait comme un roulis sous le pied gauche et là j’ai très nettement aperçu une semelle volante !

A votre avis, comment avons-nous réagi ?

-       Nous sommes allés au rayon des chaussures pour en acheter.

-       Nous avons rebroussé chemin pour que je prenne d’autres chaussures à la maison.

-       Nous avons acheté un tube de colle néoprène pour recoller sur place cette semelle.

-       Je me suis rendue au rayon mercerie pour acheter de l’élastique large pour un dépannage provisoire.

-       J’ai arraché la semelle qui tenait encore par un bout et nous avons fait nos achats comme si de rien n’était..  

-        J’ai mis mes chaussures dans une des poubelles du magasin et j’ai fini mes achats en chaussettes….

ALTERNATIVE...

Même dans les pays pauvres les parents peuvent offrir à l'enfant une alternative du cheval à bascule

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17/11/2016

LE CIEL DE BRUXELLES

est plein de sortilèges :

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BRAIRE...

Un très grave problème me préoccupe : comment se fait-il que par un environnement aussi fluide (il ne fait que pleuvoir) je puisse avoir des muscles de bois sec ? Je les entends craquer quand je bouge. Bien sûr ! Cela facilitera la tâche des personnes préposées à ma crémation, mais franchement pour le moment ça ne me réjouit pas trop. Pour peu je me mettrais à braire…

Il paraît que je suis vieux jeu : c’est normal puisque je suis du siècle dernier. Vous aussi d’ailleurs, vous êtes nés avant le 1 janvier 2000 non ? (ça pique ???)

Alors, faites comme moi : regardez la pluie tomber, cela va prendre quelque temps, mais il faut profiter du spectacle pendant qu’il se joue !

Une petite éclaircie ? Elle ne durera pas !

15/11/2016

GLENN GOULD

En souvenir de son enfance, quand je jouais de piano au moment où les enfants étaient mis au lit pour la nuit, mon Robert m’a offert à l’occasion d’un nouvel an, un coffret de 12 CD des sonates et autres œuvres de Mozart, interprétées par Glenn Gould.

glenngould3.jpgCet homme était un génie : il est sorti du Conservatoire de Toronto à l’âge de 12 ans. Bien avant cela il avait composé de la musique et avait donné des concerts. Je ne pense pas que mon Robert avait écouté Glenn Gould jouer du Mozart…

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, tout comme les coups et les douleurs ont intérêt à se tenir cois.

Cela signifie que je n’aime pas la façon dont Glenn Gould traite Bach, Beethoven ou Mozart. Pour ses autres favoris, je m’en fiche.

En bref (très bref, vraiment) Glenn Gould voulait que ces partitions se jouent « vite » : au double du tempo prédéfini par le compositeur. De plus, il y a ce désagréable bruit de fond de sa voix qui "murmure", "chantonne" ou que sais-je, accompagnant la musique.

Génial ? Oui, il l’était pour la performance technique de virtuosité à la vitesse V-prime. Mais je déteste ça.

J’ai quand même le grand plaisir de vous dire qu’il est mort depuis 34 ans : à trois ans près il était de mon âge aujourd’hui et je ne sais pas quels autres de mes compositeurs préférés il aurait encore pu massacrer.

14/11/2016

L'AMOUR.

Le saviez-vous ? Pour l’une de ses chansons la muse d’inspiration de Jacques était un très jeune canard éperdument amoureux me dit Jipi.

D’où le titre évocateur :

« Caneton n’a que l’amour… » 

SUPER LUNE CE SOIR !

Pour ceux et celles qui jouiront d'un ciel clair à partir de 17h45.

Les autres ? Qu'ils (elles) se munissent d'un aspirateur de nuages, na !

supermoon-may5-2012-x.jpg

Vous n'allez pas le croire, mais moi je vois déjà ceci :

ssupermooon.jpg

13/11/2016

WILLY

Dans le quartier Simonis (à cheval entre les communes de Koekelberg et de Molenbeek dans le nord-ouest de Bruxelles) Willy est un concept.

Dans mon entourage familial tous les hommes sont passés un jour ou l’autre « Chez Willy ».

Il avait, pendant plus de 40 ans, un modeste salon de coiffure, près de la Place Simonis, fréquenté par les hommes qui ne demandaient qu’une coupe propre et mâle, sans prétention de mode. Au fil du temps sa clientèle s’est « séniorisée ».

Depuis trois ou quatre ans Willy a pris sa retraite. Il vit pas très loin de l’endroit où il exerçait en salon. Pour garder un contact avec les personnes (et se faire un petit pourboire) il fonctionne encore trois demies-journées par semaine. Le mercredi il faut prendre rendez-vous par téléphone, le mardi et le jeudi en matinée on y va au petit bonheur la chance.

Jeudi Jipi y est allé. Il n’y avait pas un chat. Willy disposait de tout son temps. Alors, comme il faisait froid et que Willy n’attendait pas grand-monde, il s’est attaqué de main de maître aux quelques cheveux que Jipi peut encore montrer. Willy a pris son temps pour les compter. (Il faut que le prix demandé soit conforme aux prestations offertes).

Ensuite, avec sa main de maître et ses ciseaux, il a taillé. Tout en racontant ses dernières vacances en Croatie.

Willy a été très consciencieux : il a aussi taillé les sourcils du Jipi.

Heureusement que vers midi sonnantes la femme de Willy a rappelé à son coiffeur de mari que la soupe était chaude…

Je vous le jure : Willy n’a pas raté Jipi !

Sans l’intervention miraculeuse de l’épouse de Willy, mon Jipi rentrait chauve !    

 

12/11/2016

LES CABAS.

La vie à deux a de nombreux avantages. Surtout quand on fait pas mal de choses ensemble et qu’on se partage les responsabilités.

Par exemple : nous faisons nos achats pour la semaine ensemble : chacun a ses gondoles de référence et remplit le caddie. Ensuite, quand tout est embarqué dans le coffre de la voiture, il y a l’acheminement jusqu’à l’appartement. Evidemment, la voiture nous dépose dans les sous-sols de l’immeuble où nous occupons le 4e étage. Jusqu’à présent le vieil ascenseur fonctionnait toujours… nous craignons pour l’avenir.

Et c’est au sous-sol que la bonne entente d’un couple peut se tester !

Comme je suis de petite stature et que j’ai les bras relativement longs je ne peux pas porter les cabas : ils traînent par terre.

Là, Jipi m’est d’une aide précieuse : il est plus grand que moi et il a les bras relativement courts. Pigé ? C’est lui qui porte les cabas !!!

SA REPONSE.

Lucie n’avait pas tout à fait 5 ans. Elle lisait déjà et pouvait écrire. En ce temps-là elle attachait tous les mots ; c’était amusant à lire.

Un jour je lui avais fait une remarque qui ne lui avait pas plu.

Elle a pris un bout de papier et un crayon pour bouder dans son coin.

Un peu plus tard elle me le remit :

         Maminoutuesvilainecomuncrocodilejeneteparleplus.

10/11/2016

NOUS SOMMES FRUSTRES

Sur le coup de 16 heures, nous sommes tirés de notre torpeur automnale par des voix fortes dans la cage d’escaliers et par des coups frappés à la porte de notre voisine de l’étage en dessous.

Nous avons bien reconnu sa voix : elle était donc revenue en catimini après son évacuation par les pompiers d’il y a environ deux semaines ! Déjà nous avions appris que cette fois-là, elle était tombée sans rien se fracturer, mais qu’elle était trop faible pour pouvoir se relever seule.

Aujourd’hui, par la fenêtre donnant sur l’avenue, nous avons vu l’ambulance des pompiers et une voiture de police.

Sous l’emprise de la curiosité, j’ouvre la porte donnant sur le palier, pour voir (sans être vue) notre madame Gaby (voisine de palier dont le petit chien porte ce charmant prénom) descendre les escaliers afin d’être aux premières loges de la provenance de tout ce tintamarre.

Sait-elle quelque chose de plus que nous ? J’en doute.

Toujours est-il que de notre étage nous avons bien vu repartir les ambulanciers avec leur sac de secours en se disant entre eux :

-        C’est souvent comme ça chez les vieux : fausse alerte.

Bref : la voiture de police était encore présente un temps certain et personne, vraiment PERSONNE, n’est venu nous dire ce qu’il y avait eu vraiment.

C’est frustrant, quoi !!!

On ne nous dit jamais rien.

... ET TRES GROGNON !

Le temps d’hier n’était pas folichon. Jipi a tenté une sortie vers le centre-ville.

Il est revenu fatigué, mouillé et très grognon.

-         Quel bordel Bruxelles !

Après avoir pris un bus, le métro avec correspondance sur l’autre ligne, il n’a jamais trouvé l’entrée du pré-métro à De Brouckère et a dû se farcir le reste du trajet à pied. S’il a facilement pu aller chez le photographe qui va lui faire le tirage d’une trentaine de négatifs argentiques des années 1940, il s’est trompé de sens en sortant du magasin, si bien qu’il a dû faire une fameuse trotte pour revenir vers le métro. Il reproche à la STIB le manque de clarté pour s’y retrouver dans le réseau, il grogne contre la ville de Bruxelles qui est trop chiche en panneaux avec le nom des rues et dont le fameux piétonnier ressemble par temps de pluie à une succession d’énormes flaques d’eau plus ou moins profondes…

… Saviez-vous qu’il me dit souvent que je n’ai pas le sens de l’orientation ? Mais moi, à pied, je ne me trompe pas.

LE REVE AMERICAIN

6799 novembre 2016.jpg

08/11/2016

ça y est !!!

… j’ai la pécole !

Pas celles des fesses, celle des jambes et des chevilles…

Cela pourrait donc s’appeler la « pékille »

et ressemble à la forme atténuée de la scarlatine

alors que je n’ai absolument pas eu d’angine.

Par plaques entières ma peau se détache

alors que je n’ai pas, que je sache,

d’ancêtres serpents et je me demande

si dans le jardin des délices

la fameuse Eve n’aurait pas par la bande

eu des rapports avec le serpent Malice.