17/12/2016

GROSSE TARTINE DU SAMEDI

PROJET DE

REGLEMENT GENERAL TERRIEN CONCERNANT tous les éventuels Extraterrestres :

qu’ils soient Vénusiens, Martiens, Lyriens, Neptuniens, Pléiadiens, Ummites, Baaviens etc.

 Sur la planète Terre, les Terriens sont maîtres chez eux.

 

Toute Entité extraterrestre non invitée expressément par nous mais se trouvant quand même sur Terre sera considérée comme y séjournant illégalement : nous ne pourrons pas assurer son intégrité morale ni physique. En cas de détection d’une Entité en situation frauduleuse sur Terre, elle sera arrêtée, interrogée sur ses motifs de séjour et expulsée. Des mensonges dans le genre « on était venu pour étudier votre culture », ou « nous faisons partie de la grande famille intergalactique et sommes là pour vous aider » ou pire encore « pour vous surveiller » entraînent immédiatement l’expulsion forcée, car en effet :

 

la Terre n’est pas le  laboratoire  d’experiences physiques ou psychiques bizarres

ni le PARC-SAFARI zoologique des hominidés de l’espace intersidéral.

 

Si l’Entité détectée en situation irrégulière ne présente aucun réel signe prouvant son origine extraterrestre, elle sera considérée comme Terrienne et aliénée : aussi sera-t-elle colloquée en « maison de santé » fermée pour ce genre de maladie mentale. Nous ne lui proposerons pas d’alternative pour sa réinsertion ou sa rééducation.

Tout ceci étant dit, les Entités extraterrestres doivent admettre que les Terriens ont l’esprit très ouvert : ils ont toléré et tolèrent encore sur leur planète des personnes comme Adolphe Hitler de sinistre mémoire, Yasser Arafat (jadis considéré comme terroriste puis accepté comme représentant d’un pays dont il n’était même pas issu), George W. Bush en guerre contre un pays qui n’a jamais eu des réserves d’armes de destruction massive que celles fournies par les E.U. eux-mêmes (ex. Saddam Hussein),  le pape Jean-Paul II qui a mis le préservatif à l’Index (alors qu’il fallait l’enfiler ailleurs...) permettant ainsi la propagation du SIDA d’une manière catastrophique, pour ne citer que ceux-là : mais ils sont (étaient) nos autochtones terriens et nous faisons (faisions) avec.

C’est pourquoi les Terriens considèrent que tout compte fait, ils pourraient éventuellement accepter sur leur sol (pour une courte période de deux à trois mois environ) des espèces humaines étrangères ou d’autres intelligences en tant que curiosités culturelles faisant du tourisme terrien si elles satisfont aux critères suivants :

a) Elles doivent obligatoirement arriver par aéronef: elles montreront clairement de quel type de machine volante il s’agit en s’attardant suffisamment longtemps à vol très lent et à une altitude très basse en plein jour pour que des photos et des films puissent être réalisés par tout le monde et n’importe qui. Elles veilleront à ce que le bruit de leurs aéronefs en vol ne dépasse pas les 50 dB.  Il est formellement interdit  d’arriver subrepticement ou de faire semblant d’être là de manière fantomatique ou éthérée afin de ne pas se confondre avec des illusions d’optique, des hallucinations singulières ou massives et d’autres épilepsies temporales.    

b) Comme il se doit lorsqu’on arrive pour la première fois et à l’improviste chez des gens de qui l’on attend une certaine hospitalité, les aéronefs parachuteront de très nombreux cadeaux. Les Entités tiendront compte du fait que les colliers, les chapelets, les miroirs, les bonbons, les bibles, les cacahuètes et les bananes ne sont plus depuis longtemps considérés chez nous comme des cadeaux. Nous attendons des échantillons de technologies exogènes pacifiques et si possibles d’une certaine utilité, à la fois simples et hautement sophistiqués - en nombre suffisant - pour satisfaire la curiosité de nos savants, de nos techniciens et même de l’homme de la rue.

c) Après ces préliminaires les Entités se mettront en communication parlée (télépathie prohibée et sujette à enfermement immédiat dans un asile psychiatrique), dans la langue terrienne de l’endroit, en s’identifiant et en demandant poliment l’autorisation de se poser sur la piste d’atterrissage la plus adaptée à leur engin. Qu’elles tiennent compte du fait que nous sommes en droit de leur refuser l’atterrissage, tout comme nous sommes en droit de refuser l’accès aux aéroports déjà bien encombrés. Il se pourrait donc qu’on leur demande – le cas échéant - d’atterrir sur une prairie ou sur un terrain en friche éloignés des villes dans le meilleur des cas, ou dans un désert ou sur un glacier si nous avons des raisons d’être plus ou moins méfiants.

d) Sans sortir de leur engin, les Entités transmettront leurs carnets sanitaires rédigés en une langue Terrienne à l’agent volontaire et bénévole que nous leur déléguerons. Elles souffleront dans l’alcoomètre sans rechigner et accepteront qu’on leur fasse une prise de sang : afin que nous puissions constater qu’elles n’ont aucune maladie contagieuse pour nous et qu’elles sont vaccinées contre celles qu’elles pourraient nous apporter de là-bas. Si ce document ne peut être présenté pour chacune des Entités à bord, ou si ce document ne répondait pas à nos attentes, de même que si les Entités refusaient de souffler dans le ballon et ne voulaient pas nous céder quelques gouttes de leur sang pour l’examen biologique, elles seraient immédiatement expulsées et assumeraient seules les frais de leur rapatriement interstellaire. Il est exclu que nous garantissions leur sécurité pendant la quarantaine de six semaines (au moins) si elles persistaient à vouloir rester sur Terre malgré notre opposition.

e) Des Entités provenant d’Univers parallèles sont exclues de nos bonnes intentions : chaque être humain de la Terre a déjà son propre univers parallèle et cela suffit largement à nos besoins.

Ayant satisfait à ces premières conditions, les Entités veilleront en outre à respecter les points suivants :

-       La Terre ne peut accepter qu’un nombre limité de vaisseaux interplanétaires. Le nombre est fixé à six aéronefs par an à raison d’un tous les deux mois équitablement répartis sur les cinq continents en alternance, plus un en arctique et un en antarctique. Chaque aéronef ne transportera que dix Entités extraterrestres, équipage et passagers confondus  (à noter que les enfants des Entités ne sont pas admis - nous n’acceptons que des adultes responsables).

-       Elles se seront assurées que l’air de la Terre est respirable par elles sans artifices : pas question de sortir de leur engin revêtu du scaphandre complet et du casque respiratoire.  Si elles ne peuvent pas supporter notre air, toute démarche en vue d’un atterrissage est inutile : ceci en vertu de la loi universelle défendant aux adultes de se déguiser en dehors de la période de carnaval. Nous pourrions éventuellement leur  accorder une dérogation pour une durée de trois jours maximum si elles arrivaient le jour du Mardi-gras dans les villes suivantes : Rio de Janeiro (Brésil), Nice (France), Munich (Allemagne), Venise (Italie),  Binche, Malmédy ou éventuellement Alost (Belgique). 

-       Elles auront des lettres de créance de leurs gouvernements stellaires, rédigées en langue Terrienne (voir plus loin), attestant qu’elles viennent en tant que touristes étrangers et neutres, s’interdisant toute forme de parasitisme passif ou actif. Ces lettres mentionneront clairement leur provenance qui sera adaptée à nos tableaux astronomiques.

-       Leurs gouvernements respectifs prennent en charge tous les frais de leur séjour et payent en outre un important surplus. (voir plus loin)

-       La monnaie d’échange pourra - au gré des accords avec les Terriens – se composer p. ex. de : platine, or natif, diamants naturels, émeraudes, rubis, saphirs, gaz très rares.  Au gré de nos envies et/ou besoins nous pouvons changer cette liste de biens de transaction. Ces biens feront l’objet d’une contrepartie en billets de banque du pays visité, selon les lois du marché.

-       Le surplus cité servira en principe au bien-être des 90% des Terriens qui manquent de nourriture, de soins ou d’enseignement (puisqu’il semble que les Terriens très riches ne soient pas tellement partageurs...).  Les Entités auront un certain droit de regard sur la répartition équitable qui sera réglée par quelques-uns de nos citoyens ordinaires.

-       Elles devront s’exprimer dans une des langues les plus parlées sur Terre, soit et dans l’ordre : le chinois, le hindi, l’anglais, l’espagnol ou à défaut le français.

-       Il est interdit aux Entités extraterrestres d’avoir des relations quelconques avec les gouvernements de la Terre : il n’y aura aucun échange de connaissances ni de technologies.  Ce qui convient parfaitement  sur leur planète n’est pas forcément approprié chez nous. Par contre, elles pourront tenir trois ou quatre  conférences de presse pour éclairer les Terriens sur leur mode de vie, leur gouvernement et autres aspects d’organisation sur leur planète. 

-       Si ces personnes veulent s’informer sur la culture Terrienne ou étudier notre  biodiversité : elles devront poliment en demander l’autorisation et verser spontanément la prébende anticipée qui s‘y rapporte, en attendant notre réponse positive ou négative. Car nous étudions déjà nous-mêmes tous ces aspects de notre vie sur Terre et n’avons pas besoin que des étrangers viennent y fourrer leur nez ou y ajoutent leur grain de sel.

-       Elles veilleront spécialement à ne présenter aucune ressemblance avec les personnages de nos fictions, fables et légendes Terriennes. Toute similitude avec les personnages des films genre « Star Trek », « La Guerre des Etoiles », « La soupe aux Choux » ou « Mars attacks » provoquera un refus de visa ou le retrait du permis de séjour.  En effet, il nous suffit déjà que ce genre de fiction provoque des rêves vivaces et/ou des cauchemars dans nos populations sans que des Extraterrestres en rajoutent.

-       Les Entités n’enlèveront pas les femmes terriennes pour jouer au docteur (ni les hommes non plus d’ailleurs) et ne leur mettront pas d’idées farfelues ou paranoïaques dans la tête ni d’implants d’aucune sorte. Si les Entités voulaient jouer avec certains Terriens, il y a probablement des terrains d’entente réciproque à convenir gentiment et de commun accord entre les solliciteurs et les sollicités.  Les éventuels ébats auront toujours lieu à huis-clos afin de préserver les bonnes moeurs.

 -       Si cependant, les Entités extraterrestres avaient prévu – dans un élan de grande bonté - de faire profiter certains Terriens d’un voyage « aller » vers leur lointaine planète (inutile de prévoir le voyage retour) nous serons heureux de leur fournir la liste de ceux qu’ils pourront prendre à bord (en priorité partiront certains chefs d’état (surtout autoproclamés), des leaders politiques, financiers ou religieux, ainsi que divers magnats et plusieurs incarcérés irrécupérables pour la société)  

-       Il est d’autre part d’une importance capitale que les Entités extraterrestres apprennent au plus vite nos coutumes et règles sociales et s’y conforment à chaque instant, car sinon elles risquent de générer des conflits d’opinion chez les Terriens : situation intolérable justifiant l’expulsion immédiate.

-       Il leur est complètement interdit de divulguer des croyances sans fondement usuelles sur leur planète (religion, paranormal, extrasensoriel et apparentés) : nous sommes déjà largement pourvus de ce genre de convictions et pourrions même – en toute humilité – leur en apprendre beaucoup.

-       Nous pouvons tolérer, après concertation réciproque, que les Entités extraterrestres montent un spectacle ludique en nous montrant leurs prestidigitateurs et/ou magiciens ainsi que d’autres artistes : ce show sera organisé à leurs frais avec entrée gratuite pour les spectateurs terriens.  Il leur est en outre hautement recommandé d’inviter des Terriens comme observateurs neutres lors de tous les préparatifs dans ce domaine.  Dans le cas où ces manifestations avaient la faveur populaire terrienne, les autorités pourront prolonger le permis de séjour de ces Extraterrestres coopératifs.

-       Durant leur séjour sur Terre, les Entités – moyennant paiement du prix fort -  logeront dans nos hôtels, mangeront dans nos restaurants, feront des croisières, voyageront en taxi, en train, tram, bus, avion.  Ils achèteront un maximum de vêtements, de chaussures, de matériel et d’instruments d’optique et d’audiovisuel, des objets d’art, des livres, des magazines, des cartes postales et des objets ‘’souvenir’’ etc.  (qu’ils pourront emporter sur leur planète) dans nos établissements commerciaux afin que leur séjour soit profitable et gratifiant au plus grand nombre de Terriens.

Il leur est cependant interdit d’acheter des terrains ou des immeubles, comme il n’est pas admis qu’ils louent des studios ou des appartements. 

 A ces conditions les Terriens assureront – comme pour leurs propres natifs – leur sécurité et appliqueront à leur égard les mêmes lois antiracistes.  Les Entités seront taxées sur leurs revenus comme nos citoyens terriens ordinaires.   

Commentaires

Travailleriez-vous pour notre ami Théo F. ?

Écrit par : la fausse petite "Bruxellesse" | 17/12/2016

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Il y a 15 ans ce texte humoristique se trouvait encore sur mon site perso qui est fermé maintenant. Théo s''en est-il inspiré ?

Écrit par : godelieve | 17/12/2016

ouf , j'ai tout lu !
si j'étais un extraterrestre , je ne viendrais pas après avoir lu toutes ces conditions !

Écrit par : Maïanthème* | 18/12/2016

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C'est le but hein Ghislaine, sinon il seraient tous là : des centaines de millions !

Écrit par : godelieve | 18/12/2016

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