28/03/2017

COPENHAGUE : première partie

C’était au début du mois d’avril de 1996. Mon Robert avait l’occasion de passer 6 mois à l’université de Copenhague dans le cadre de son post-doc. Pendant deux mois il avait tenté de trouver un passager qui voulait profiter du voyage à l’aller : il allait s’y rendre en voiture. Je lui avais promis que s’il ne trouvait personne je l’accompagnerais. Pour lui c’était important de n’avoir pas à faire tous ces kilomètres seul à bord.

Donc, un dimanche matin du début avril Robert m’annonce que je serai du voyage dans la soirée. Chouette alors.

Ainsi, ce dimanche au soir nous prenions la route, traversant toute l’Allemagne. Au fur et à mesure que nous avancions vers le nord, les tasses de café dans les restos de bord de route devenaient de plus en plus copieuses mais aussi de plus en plus transparentes. Pas de quoi vous garder éveillé.

A 6 heures du matin nous étions à l’embarcadère pour monter sur le bateau qui faisait la liaison par la mer. La traversée ne durait que deux heures. Nous voilà au Danemark en route vers Copenhague.

C’est là que mon chat intérieur devint funambule.

Quelque part près de l’entrée d’un zoo, Robert qui avait consulté sa montre me dit :

-       Je vais devoir te larguer ici, car j’ai rendez-vous avec le recteur de l’univ dans une demi-heure. Tu n’es pas très loin du centre de Copenhague d’après la carte.

Adieux provisoires, bisous, bisous. Me voilà dans la rue assez tôt le matin, dans un pays inconnu.

Je marche, je marche avec à la main ma petite valise.

Finalement j’aboutis sur une petite place où un bistrot vient d’ouvrir. J’avais besoin d’un café, fort, corsé.

Donc, je m’installe et dans un mélange de néerlandais-allemand-anglais je demande 2 cafés : mais des FORTS.

Tout sourire le garçon me les sert quelques minutes plus tard. J’ignore la sorte de schnaps qu’ils y avaient mis… J’étais complètement « rendue »…

Puis j’ai déambulé dans les rues. Sur une vitrine j’ai vu l’inscription : FRYTYTCENTRUM. Tu croyais qu’ils vendaient des frites ? Que dalle : c’était un centre de loisirs.

Bien plus tard j’ai trouvé un bureau de l’office du tourisme : ils y parlaient même le français ! En dehors de cet endroit, comme ce n’était pas du tout la saison touristique, il fallait parler et comprendre le danois : ce n’était pas mon cas. Mais vous allez voiir plus loin que mon état de « flamande » pouvant parler le patois du bas-pays qui est le mien, a servi à quelque chose.

Au tourisme ils m’ont conseillé de visiter le siège de la Carlsberg : ce qui fut fait et un verre du breuvage local plus loin j’étais encore plus paumée.

Il faut dire que j’étais debout et éveillée déjà depuis environ 30 heures. Je n’avais plus qu’une seule idée en tête : rentrer chez moi au lieu de passer 2 ou 3 jours sur place comme je l’avais d’abord pensé.

A midi j’ai trouvé un parc calme et me suis installée près d’un trouvaille archéologique : je crois bien que c’était une sorte de grotte avec un squelette dedans. Une femme témoin de Jehova a voulu profiter de mon moment de détente pour me convertir. Mon français m’a sauvé d’un sermon.

Venait ensuite le moment le plus pénible vécu à Copenhague : j’avais ABSOLUMENT besoin de faire pipi : les cafés du matin, la Carlsberg de 11 heures… vous voyez ?

Commentaires

Pas de parc à Copenhague?

Écrit par : la fausse petite "Bruxellesse" | 28/03/2017

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Quelle épopée
Bisous et bon mardi

Écrit par : H-IL | 28/03/2017

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moi ce que je me demande c'est comment vous avez retrouvé votre fils et comment vous êtes revenue en Belgique :-)

Écrit par : Adrienne | 28/03/2017

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Mon fils restait là-bas pour 6 mois, et je me suis débrouillée pour revenir comme vous le lirez.

Écrit par : godelieve | 29/03/2017

et alors ? ou as tu été pour te soulager ? es tu retournée dans ce bistrot reboire un café corsé et ainsi de suite ...

Écrit par : Maïanthème* | 28/03/2017

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