31/03/2017

SUIS-JE D'HUMEUR ASSASSINE ?

Aux USA certains GIFS animés sont maintenant considérés comme armes mortelles. Pas celui-ci probablement : très belle modification d'une peinture murale de la rue :

 

 

 

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 Ni celui-ci, il est du genre bon enfant. Mais ! Mais ! Si vous avez tendance aux crises d'épilepsie ne regardez surtout pas les deux suivants : je ne tiens pas à avoir votre mort sur la conscience !

 

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30/03/2017

COPENHAGUE fin

Très vite le contrôleur venait vérifier nos billets. Il regarde le mien et il me sort toute une tirade en danois… Vu sa mimique et ses gestes quelque chose clochait. Je ne pigeais rien. Alors je lui ai demandé : - Please, can you tell me it in english ?

Et YES, il pouvait. Ce train allait se scinder en deux parties à la prochaine gare et je me trouvais dans la partie qui allait bifurquer vers l’est au lieu d’aller vers le sud. Quelle chance que ce contrôleur soit venu juste à temps, sinon je serais peut-être toujours là-bas…

Faut-il rappeler qu’il était déjà tard ce lundi soir et que j’étais debout depuis le dimanche matin ? Nous devions arriver à Bruxelles le mardi vers midi et normalement j’aurais pu faire un petit somme. Mais dans la bonne partie du train le wagon était partagé en compartiments de 6 places. Dans le mien il y avait un personnage habillé bizarrement, un mormon ? Il ne m’inspirait pas confiance.

Dans ma petite valise j’avais mon Nintendo et j’ai donc joué au « Super Mario » et à quelques autres jeux. La nuit passait, de plus en plus péniblement.

A Cologne j’ai quitté ce train pour me restaurer au buffet de la gare. De là-bas il y avait beaucoup de correspondances pour Bruxelles.

C’est ainsi que je suis rentrée (pratiquement à tâtons, je ne voyais plus clair) chez moi en début d’après-midi du mardi.

29/03/2017

COPENHAGUE suite

Donc, j’étais à la recherche d’un bistrot, d’un café ou d’un autre établissement du balieue.pnggenre et je n’en trouvais pas : à ma droite il y avait des immeubles ressemblant à des HLM sans aucun commerce à niveau de rue, à ma gauche il y avait un talus avec tout en haut les rails du métro local. Finalement j’ai trouvé une brèche dans la clôture et des buissons accueillants où j’ai pu « strouler » (faire couler fort) tout mon trop-plein.

Ensuite, comme j’en avais vraiment marre, je voulais retourner au centre-ville et à la gare. En général les gens que j’abordais n’étaient pas du genre aimable, le mot est faible. Alors je suis  tombée sur un couple âgé qui ne voulait rien comprendre de mon charabia et je me suis fâchée en lâchant dans le patois de la région de Ninove : « Didju , c’est où vot’foutue gare ? »

Miracolo ! Ils m’ont répondu en montrant le sens inverse de ma déambulation : « 4 kilometer ».

Bon. Je n’avais plus qu’à marcher, ce que j’ai fait. Et vraiment : je suis arrivée au centre-ville où se trouvait la gare et tout et tout. gare2.jpg

La gare de Copenhague vaut le détour : impressionnant hall avec sur la droite toutes les commodités pour les personnes : qu’elles soient valides, handicapées ou bébés. L’ensemble dans un état de propreté impeccable. Je ne me souviens plus s’il fallait payer, mais je pense que c’était un service gratuit à la population. J’en ai profité pour me rafraîchir. 

Tout de suite j’ai pris mon billet pour Bruxelles. Il y avait un train vers les 10 heures du soir, j’avais le temps de « nutritionner » quelque chose car j’avais la dalle.

carte.pngJe suis allée m’attabler au resto de la gare. Le garçon m’a apporté la carte… en danois. J’étais comme le « père plexe ».

Finalement quand le garçon est venu prendre la commande je lui ai montré du doigt un plat au hasard dans le milieu de la gamme des prix. Il ne me restait plus qu’à attendre pour voir ce que j’allais manger.

Sur quelques feuilles de salade il y avait une boule de saumon en pâté et tout était arrosé d’une sauce rose : de la gelée de groseilles ; des rondelles de concombre saupoudrées de  sucre cristallisé. Etonnant snack, mais j’avais faim !

gare.jpgEnsuite je suis allée sur le quai en espérant que c’était le bon : j’ai vite été rassurée car il y avait du monde et ces gens parlaient l’allemand.

Finalement le train arrive et j’embarque en vérifiant que j’étais dans la voiture et sur le siège indiqué sur mon titre de voyage.

… et bien, non !

(la fin demain)

 

28/03/2017

COPENHAGUE : première partie

C’était au début du mois d’avril de 1996. Mon Robert avait l’occasion de passer 6 mois à l’université de Copenhague dans le cadre de son post-doc. Pendant deux mois il avait tenté de trouver un passager qui voulait profiter du voyage à l’aller : il allait s’y rendre en voiture. Je lui avais promis que s’il ne trouvait personne je l’accompagnerais. Pour lui c’était important de n’avoir pas à faire tous ces kilomètres seul à bord.

Donc, un dimanche matin du début avril Robert m’annonce que je serai du voyage dans la soirée. Chouette alors.

Ainsi, ce dimanche au soir nous prenions la route, traversant toute l’Allemagne. Au fur et à mesure que nous avancions vers le nord, les tasses de café dans les restos de bord de route devenaient de plus en plus copieuses mais aussi de plus en plus transparentes. Pas de quoi vous garder éveillé.

A 6 heures du matin nous étions à l’embarcadère pour monter sur le bateau qui faisait la liaison par la mer. La traversée ne durait que deux heures. Nous voilà au Danemark en route vers Copenhague.

C’est là que mon chat intérieur devint funambule.

Quelque part près de l’entrée d’un zoo, Robert qui avait consulté sa montre me dit :

-       Je vais devoir te larguer ici, car j’ai rendez-vous avec le recteur de l’univ dans une demi-heure. Tu n’es pas très loin du centre de Copenhague d’après la carte.

Adieux provisoires, bisous, bisous. Me voilà dans la rue assez tôt le matin, dans un pays inconnu.

Je marche, je marche avec à la main ma petite valise.

Finalement j’aboutis sur une petite place où un bistrot vient d’ouvrir. J’avais besoin d’un café, fort, corsé.

Donc, je m’installe et dans un mélange de néerlandais-allemand-anglais je demande 2 cafés : mais des FORTS.

Tout sourire le garçon me les sert quelques minutes plus tard. J’ignore la sorte de schnaps qu’ils y avaient mis… J’étais complètement « rendue »…

Puis j’ai déambulé dans les rues. Sur une vitrine j’ai vu l’inscription : FRYTYTCENTRUM. Tu croyais qu’ils vendaient des frites ? Que dalle : c’était un centre de loisirs.

Bien plus tard j’ai trouvé un bureau de l’office du tourisme : ils y parlaient même le français ! En dehors de cet endroit, comme ce n’était pas du tout la saison touristique, il fallait parler et comprendre le danois : ce n’était pas mon cas. Mais vous allez voiir plus loin que mon état de « flamande » pouvant parler le patois du bas-pays qui est le mien, a servi à quelque chose.

Au tourisme ils m’ont conseillé de visiter le siège de la Carlsberg : ce qui fut fait et un verre du breuvage local plus loin j’étais encore plus paumée.

Il faut dire que j’étais debout et éveillée déjà depuis environ 30 heures. Je n’avais plus qu’une seule idée en tête : rentrer chez moi au lieu de passer 2 ou 3 jours sur place comme je l’avais d’abord pensé.

A midi j’ai trouvé un parc calme et me suis installée près d’un trouvaille archéologique : je crois bien que c’était une sorte de grotte avec un squelette dedans. Une femme témoin de Jehova a voulu profiter de mon moment de détente pour me convertir. Mon français m’a sauvé d’un sermon.

Venait ensuite le moment le plus pénible vécu à Copenhague : j’avais ABSOLUMENT besoin de faire pipi : les cafés du matin, la Carlsberg de 11 heures… vous voyez ?

27/03/2017

Chez "BRUNEAU"

Ce n’était que la deuxième fois que nous y allions. Décor super : vous connaissez les maisons Horta de Bruxelles ?

Luxe calme, style raffiné, personnel empressé et aimable.

Et les plats ! Je ne vais pas au resto pour y manger des choses que je puis préparer moi-même : là … qualité, fraîcheur, cuisine raffinée … c’était un peu le ciel sur terre.

Et pas de vaisselle à faire… c’est important pour moi. Non, pas une corvée mais une obligation de chaque jour.

Bref : nous avons « dégusté » au sens noble du terme.

Ce n’est pas loin d’ici : à peine à un quart d’heure à pied.

Le chef est venu saluer les convives : la salle ne peut en recevoir qu’une vingtaine maximum. Nous étions déjà sept.

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Le ventre de Jipi était malgré tout assez dilaté, si bien que pour le repas du soir un restant de salade de betteraves rouges et deux tartines grillées et beurrées ont suffi pour le repas du soir. Il doit manger un petit quelque chose car il a des médocs anti-diabète à prendre.

Moi ? Pas faim du tout ! Me suis contentée d’une bonne rasade de rosé.

Vous y voyez une objection ? Pas moi ! Je ne vis qu’une fois et je suis sur la fin de ma vie. Même si j’étais encore au milieu de ma vie je ne vois pas pourquoi je m‘en priverais, na !  

26/03/2017

NOUS L'AURONS !

Dans trois semaines la douche sera installée et fonctionnelle.

douche.jpgIl est certain que nous ne devons pas nous attendre à un truc luxueux : je pense que ce sera rudimentaire…

En tous cas la proprio a été de parole : je prenais contact par mail à la mi-février et elle promettait de revenir sur la question début mars après les 15 jours de congé qu’elle prenait avec sa famille. Le 3 mars son mari venait sur place prendre les mesures et hier elle m’annonçait les travaux pour le 12, 13 et 14 avril.

Nous pourrons donc nous arroser pour pâques.

Vite, vite, allons choisir la couleur de l’arrosoir !

25/03/2017

BOITE SURPRISE

Quand nous avions débarrassé l’appartement de Paris, nous avons trouvé une sorte de boîte coincée entre le mur et une armoire. Surprise : un piano muet. Je n’en avais jamais vu.

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Il n’était pas aussi luxueux que celui de l’illustration car les « touches » avaient toutes l’apparence du bois, celles qui devaient être noires étaient juste un peu plus sombres. De plus, aucune touche ne s’enfonçait ! Il y avait dans la pièce un véritable piano Rameau en bois laqué blanc.

Le piano muet datait probablement du temps où Mame n’avait pas d’instrument véritable : elle s’y exerçait à des accords qui allaient accompagner la gym rythmique façon « Medau ».

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Car oui, elle était prof de gym.

Il me plaît d’imaginer un duo au piano muet… pendant la sieste. Vraiment relaxant, non ?

 

 

24/03/2017

CELA FONCTIONNE AVEC TOUTES LES BETES A QUEUE...

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23/03/2017

LE LENDEMAIN

tarteauxpruneauxcuite.jpgIci c’est le lendemain de la veille…

Explication ? A cause de la tarte aux prunes. Je n’en ai consommé qu’un petit bout et me voilà toute soulagée des constipations anciennes, présentes et futures. Très efficace.

Où trouver ce remède miracle ?

Là : http://wallux.com/act/boulangerie-demelenne-la-roche-en-a...

 

22/03/2017

les "EUROPEENS"

Les Européens. (*)

 

***** 

- Mesdames et Messieurs, voici le Président.

 

-  A tous et à toutes mon plus cordial salut. Lors de cette première délibération, la Commission d’Enquête Scientifique de la  Planète a déposé quelques conclusions concernant la récente affaire non élucidée complètement.  

Primo : Il s’agit bien d’Etres venus de l’Espace.

Secundo : Ces Etres n’ont pas d’intentions, ni belliqueuses ni autres.

Tertio : Pour le moment nous n’avons pas pris de mesures à leur égard, puisqu’elles seraient incompatibles avec le respect général de toute vie qui est la règle primordiale de notre Constitution Planétaire.

 

Voilà. C’est tout. Je conviens cependant parfaitement avec vous tous que cela nous pose un épineux problème et pour l’instant nous n’avons pas d’alternative à proposer que le statu quo. Que chacun soit extrêmement vigilant, respecte les consignes d’hygiène personnelle et celles pour la consommation de l’alimentation. Je vous rappelle qu’il vous est conseillé, dans votre intérêt, de ne plus consommer de crudités jusqu’à nouvel ordre.  Puis-je profiter de cette courte allocution pour vous dire à tous et à chacun en particulier mon immense respect, ma très grande affection et que je me sens solidaire de vous.   

 

***** 

 

C’est la consternation, l’incompréhension mêlée d’un peu d’énervement. Sur la planète entière chaque citoyen a pu entendre en direct cette courte intervention du Président transmise par toutes les chaînes, après des semaines d’incertitude. Tous conviennent que l’allocution est loin en dessous des attentes et  tellement ambiguë que personne n’aurait idée de la qualifier d’information. Depuis des semaines tout le monde a entendu parler d’abord de prolifération pathogène, puis d’un danger potentiel d’épidémies, ensuite de « choses mal définies » et maintenant ce sont des Etres venant de l’espace ! La curiosité naturelle n’a pas été satisfaite : Où et quand sont-ils arrivés ? Par quel moyen? Comment sont-ils ? Pourquoi a-t-il fallu tout ce temps avant de pouvoir dire que ce sont des Etres ? Pourquoi le gouvernement ne les montre pas ? Comment le contact a-t-il eu lieu ?  Pourquoi à ce sujet toutes ces consignes astreignantes et combien de temps faudra-t-il encore les observer ? Et pourquoi cette nouveauté dans le discours à propos de respect, d’affection et de solidarité ? Sans réponse à ces légitimes question, c’est l’imagination des gens qui supplée en créant des fantasmes par milliers.

 

Les humains sont pourtant d’un naturel doux et docile en ce début du quatrième millénaire. Depuis longtemps les guerres ont été enrayées, les religions et les sectes mises aux oubliettes, le nucléaire abandonné. Les aliments et les autres biens de première nécessité sont distribués à tout le monde, et les soins médicaux sont acquis pour chacun, l’argent n’existe plus : tous ces facteurs ajoutés aux caractéristiques génétiques humaines modifiées à grande échelle ont radouci les moeurs et effacé l’agressivité latente qui perturbait les ancêtres. Les membres du Gouvernement  Planétaire sont élus par la population sans campagnes électorales mensongères : après plus de mille ans de lutte, les alter-mondialistes, ces étonnants précurseurs d’alors, semblent avoir eu raison pour s’allier l’adhésion de tous les peuples.  Il y a cependant un revers à cette belle ordonnance : depuis vingt générations, le manque d’émulation a eu pour conséquence directe que la recherche scientifique stagne, et qu’il n’y a même plus eu d’avancée technologique marquante, plus de renouveau dans l’art et une baisse générale dans le pouvoir créatif de la pensée.     

 

Après l’allocution du président, dans les parcs, sur les places, dans les réunions, dans les foyers, les hommes et les femmes voudraient pourtant un peu moins de flou dans le discours et un peu plus de détails :

 

-       De la manière dont notre président en a parlé, on pourrait déduire que ces Etres ne nous ressemblent pas du tout. C’est bien dommage.

-       Je suis d’accord avec toi. Ces Etres ne doivent même pas ressembler à ce qui vit autour de nous, sinon la Commission n’aurait pas eu besoin de plusieurs semaines, avant de conclure qu’ils sont vivants.     

-       Et s’ils étaient énormes, un peu comme nos hautes collines ou comme nos montagnes ?

-       Tu veux rire, je suppose ? Nos reporters en auraient fait un scoop !

-       Bof ! Ou seraient-ils au contraire minuscules ? Petits comme des souris ou comme des moineaux ?

-       Ce qui me gène, c’est d’abord cette alerte à la prolifération pathogène... Comme si ces êtres portaient des germes dangereux de maladies inconnues de notre médecine... 

-       Quelqu’un peut-il supposer, ce n’est qu’un exemple, que cette prolifération pathogène aurait déjà fait des victimes parmi les humains ?

-       Et nous n’aurions pas été mis au courant ? C’est impensable.

-       Impensable ? Pas vraiment, ils auraient omis de nous donner des détails qui sèmeraient la panique, non ?

-       Admettons. Mais prenons le cas où ces Etres étaient d’un genre de non basée sur le carbone ?

-       Tu veux dire par exemple basé sur le silicium ? Dans ce cas j’ai l’intuition qu’ils seraient rigides et qu’ils ne bougeraient pratiquement pas. Mais  oui, tu peux avoir raison.  Comment être certain qu’ils sont vivants dans ce cas ?  Pourraient-ils représenter un danger pour notre santé ?  

-       N’oublie pas que le président a dit qu’une de leurs conclusions au sujet de ces êtres était qu’ils n’ont pas d’intentions, ni belliqueuses ni autres.

-       Avons-nous sur terre des êtres vivants qu’on peut qualifier par cette même paraphrase ?

-       Evidemment ! Les végétaux n’ont aucune intention, la plupart des animaux n’en ont pas non plus : ce sont pourtant des êtres vivants que nous respectons. Ils vivent, poussent, se reproduisent, meurent, sans aucune « intention », peut-être seulement par instinct... s’ils en ont un.  On n’a toujours pas pu reproduire la « vie » à partir de rien ...

-       A mon avis, notre président est gravement malade : il serait venu nous parler une dernière fois, en faisant ses adieux en nous parlant de respect, d’affection et de solidarité...     

 

***** 

Le départ de cet afflux de commentaires flous et d’information parfois contradictoire provient d’un appel radio en provenance du prestigieux navire-école NOBODY, parti en mission officielle mais confidentielle, et voguant au large quelque part dans le Pacifique. Il avait atteint sa cible.  

 

Ce jour là aussi, agglutinés en rangs concentriques, par centaines, les Européens stoïques et spartiates attendent à l’abri de leur coque protectrice individuelle. Embarqués un peu par hasard à bord du vaisseau spatial, le voyage d’une durée particulièrement longue, se termine enfin et la vie normale va pouvoir reprendre son cours. Au début ils avaient prospéré, grâce au bétail embarqué en même temps qu’eux. Depuis longtemps les réserves sont épuisées, mais habitués à des conditions de vie nettement plus rudes sur leur planète, ils ont assez facilement survécu à ce manque de ressources. A présent, alors que le vaisseau est secoué de toutes parts, ils se conforment au règlement : rester groupés, ne pas bouger, ne pas prendre d’initiative intempestive, attendre le débarquement dans le calme et la sérénité. La liberté d’action viendra tout de suite après.  

 

A l’extérieur du vaisseau, règne à présent une grande animation, mais les Européens y sont insensibles. Entendent-ils les cris d’émerveillement des archéologues marins ? Se réjouissent-ils comme eux ?

 

- Eh dis donc ! Regarde-moi cette inscription : c’est du cyrillique. « S-L 163 – 1996 »    Waw !

- Fichtrement bien conservé l’engin. Après tout ce temps au fond du Pacifique.

- Prudence avec ce genre de capsule... elle doit encore contenir sa charge nucléaire. Avant de tenter d’ouvrir les mécanismes on consultera les archives...  Gérard, as-tu ton matériel ?  Toi aussi Kevin ?

 

Deux heures plus tard les spécialistes sont à l’oeuvre :  ils savent maintenant que la capsule contient la sonde spatiale ayant recueilli des échantillons de l’atmosphère et du sol ainsi qu’un immense nombre d’images de la plus grosse planète de Jupiter. Leur souci majeur concerne la charge de plutonium, mais ils sont équipés pour la récupérer et la désactiver.  Dans la grande salle du premier pont, tous les étudiants attendent dans la joie et dans l’impatience de pouvoir assister à l’analyse des échantillons et de visionner ces images venues des confins du système solaire il y a déjà un millénaire.

 

**** 

Personne n’a pu détecter les Européens qui s’y trouvaient : ils avaient à peine laissé quelques traces de leur présence dans la glace des échantillons. Trois jours plus tard, plus de la moitié des occupants du navire-école succombaient à une mystérieuse attaque virale sans précédent sur la planète.  Il était trop tard pour les hommes de la Terre, les Européens étaient partout, dans l’air, dans l’eau, à l’intérieur d’innombrables cellules vivantes. Ils s’y propageaient en se multipliant au détriment du métabolisme des cellules. 

 

 

(*) originaires de la planète Europa.  

21/03/2017

PLAGIAT

pllagiat.jpgNous sommes quelques milliards écrivant chaque jour l’une ou l’autre phrase. Sommes-nous certains que notre sentence est originale et unique ? Même si on ne fait pas du « copier/coller » ? Avant de publier quoi que  ce soit il faudra vérifier : dans toutes les langues et … dans tout l’univers (même l’univers parallèle).

Pareil pour un phrasé musical, alors que les rythmes… Et bientôt pour l’image et notre propre look...

20/03/2017

DEVIATION

Nous revenions d’avoir rendu visite à un ami de Genève et rentrions à Ornans où nous logions.

déviation.jpgA Pontarlier tout se compliquait par une « déviation » pour travaux. Avez-vous aussi remarqué que très souvent il n’y a plus aucune aide au voyageur dévié ? C’était notre cas.

Nous tournions en rond à la recherche d’une indication, un panneau ou n’importe quoi d’autre. Tout à coup je voyais arriver une voiture avec une plaque française et je dis à Jipi :

-       Il a l’air de s’y connaître, il va vite. Suivons-le !

Ce qui fut fait.

Il est évident que le conducteur de la voiture française s’y connaissait : il habitait un petit patelin en cul de sac…

Nous étions les pigeons.

Cela m’étonne encore que le soir même nous arrivions quand même à Ornans…

19/03/2017

JOURNEE ORDINAIRE

DSCN0601.JPGHier c’était un jour ordinaire de fin d’hiver. Il pleuvinait, le ciel était brouillassou et dès le matin Jipi et moi regardions « les embruns de la mer » sur nos vitres côté ouest. Pourtant, les jeunes magnolias plantés dans le terre-plein du milieu de l'avenue promettent une floraison généreuse.

 

Par chance, aucune corneille n’était venue harasser les pies qui construisent leur nid. Cela devenait triste. Un peu comme si un gros costaud élevé dans les bois entrait dans l’intimité de votre petit salon coquet en se laissant choir de tout son poids sur le canapé remis à neuf.

D’accord, les pies devenaient de plus en plus courageuses, en tirant sur les plumes de queue des corneilles, en atterrissant sur leur dos en donnant du bec sur la tête des intrus. Mais cela commençait trop fort à ressembler à de la politique de chez nous : me comprenez-vous ?

Donc : hier après-midi Jipi a fait du rugby en fauteuil. Il méritait bien cette pause télé car il avait encore énormément de mémoire vive dans les mollets : genre bois dur. IL a repris des marches « norvégiennes » autour du parc tous les deux jours pour sa forme personnelle.

Evidemment, il a cru qu’il aurait perdu pas mal des 4 kilos accumulés en 5 mois d’inaction : il pleure !

Pouvez-vous svp lui offrir des mouchoirs pour essuyer ses larmes ?  De quoi ?

Mais il y en a bien de plus nantis qui se font offrir des costumes de luxe, non ?

 

18/03/2017

THEORIE TRES BIZARRE

Mon frère m'envoyait une vidéo pour expliquer les trous géants qui se forment comme en Sibérie et les effondrements linéaires et autres trous ailleurs.

C'est en anglais. Si vous regardiez cette vidéo vous verrez que c'est une sorte de trailer pour annoncer un livre sur le sujet.

La théorie expliquée me semble fortement tirée par les cheveux.

En résumé : à chaque activité solaire la terre tournerait plus vite sur son axe et son orbite de façon à la rendre bien plus ronde qu'ovale. C'est l'explication pour les trous et les fissures.

Or : si la terre tourne plus vite, le jour complet ne dure plus 24 heures n'est-il pas ? Mais par exemple 23, 22 ou même 20 heures seulement.

Personnellement je n'ai rien remarqué de tel : vous oui ?

Gros problème pour les métiers qui ont des horaires stricts : l'aviation par exemple et même votre montre bracelet.

... Il y a pas mal de fous sur cette terre...

 

 

16/03/2017

J'AI ETE UN GENIE... PENDANT QUELQUES INSTANTS !

 

Il y a bien une trentaine d’années d’ici, pendant quelques instants dans la nuit, j’ai été LE génie de chez génies.

J’ai fait un rêve intellectuel ! Mais oui, ça m’arrive…

Comme le moment était unique je me suis forcée à m’éveiller pour mémoriser cette vérité « universelle, rare, cohérente » qui résumait en une sentence simple la loi unique de l’univers et où toutes les sciences se rejoignaient : astronomie, mathématiques, physique et chimie, sans oublier la philosophie.

Hélas, c’était la nuit. Morphée m’a étouffé cette compréhension et cette connaissance dans un sommeil lourd qui ne m’a plus laissé le souvenir de cette loi au petit matin.

N’empêche : j’y pense encore souvent. Ce n’est pas une obsession mais j’aimerais beaucoup retrouver ce moment mémorable d’être simplement « géniale » et de pouvoir communiquer cela.

15/03/2017

A L'INSU DE MON PLEIN GRE, VRAIMENT ?

Ne dirait-on pas que ce vieil arbre malade est en train de nourrir ses rejetons de mousse ? Il me fait penser à une truie ou à une chienne avec des chiots un peu malformés.

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Etonnante nature qui me rappelle que j’en fais partie … à l’insu de mon plein gré d’ailleurs.

14/03/2017

CERTAINS L'ONT RENCONTRE, D'AUTRES PAS...

Quand Jipi et moi avons fait connaissance, c'était avec moi et mon double colérique : ce double se manifestait souvent. A vrai dire : à chaque fois que mon premier moi n'était pas trop d'accord avec ... n'importe qui.

Il y eut TROIS disputes mémorables en 20 ans. Comment, c'est pas grave ?

Pensez-vous que Jipi regrette vraiment cette période de ménage à trois ? 

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13/03/2017

AMORCE DE PRINTEMPS... ET VISION FLOUE.

Ils ont sorti un transat, une table, des fauteuils et sur les fils leur linge sèche au soleil : amorce de printemps.

Dans le bouleau un énorme psychodrame s’est joué : une corneille s’est posée dans le nid des pies et elle y a fourrage avec le bec. Que pouvaient faire deux pies contre une aussi grosse et grande corneille ?

Comme un seul homme le couple de pies a commencé la construction d’un second nid, dans le même bouleau et à moins d’un mètre du premier.  Rebelote ! La corneille a fait la même chose dans ce deuxième nid. C’est du harcèlement et de la xénophobie, car corneilles, pies, geais, casse-noix … sont pourtant de la même famille des corvidés. Mais bon : ils ne s’aiment pas entre autres genres.

Tout cela je l’ai observé dans un flou pas tout à fait artistique. Il y a 5 ans j’en étais au début de la cataracte sans que cela ne gêne ma vision. Pour le moment le flou et le brouillard s’accélèrent et très bientôt je verrai comme ceci :

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Très gênant

.

A tout prendre j’aimerais mieux voir de vraies cataractes…

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12/03/2017

NOSTALGIE

des petites choses simples de "mon" bon vieux temps...vers 1960.

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10/03/2017

MATURITE.

Chacun de nous gagne chaque jour en maturité : si, si, c’est vrai.

Jipi et moi aussi.

Le hic : nous sommes déjà bien mûrs !

Si nous ne sommes pas bientôt cueillis, nous finiront blets et qui sait, peut-être pourris ?

papillotes-humides.jpgForte de ce constat, j’ai préparé du poisson en papillote. Ce n’était pas une mince affaire, bien qu’il fût déjà en filets.

Je ne lui ai pas trouvé cheveux courts ni longs … j’ai fini par utiliser une feuille d’alu pour le voir onduler.

(PS : la sève monte, la folie aussi)

09/03/2017

GAGATISME ?

mossad.jpgAujourd’hui je vous présente du con fus et du dé cousu car hier le temps était vrai ? ment ! MOSSAD.

C’était démo : rat lisant.

Que faisait-il dans l’antre tan de sa queue ?

Sa queue ? Rat bout gris !

 

 

08/03/2017

VOCABULAIRE.

Au tableau de cette classe du primaire se trouvent différents mots en rapport avec le cheval : on peut y lire p.ex. « jument, poulain, hongre, arabe, crack, et … rosse ».

Tout se passe assez bien jusqu’au moment où il faut préciser la « rosse ».

Personne ne sait, sauf Pierrot qui lève le doigt.

Le maître l’invite donc à donner son explication mais Pierrot répond :

-       Je ne peux pas le dire à haute voix…

Invité à venir le dire tout bas à l’oreille du maître, Pierrot explique :

-       Tout le monde le dit : la mère de Jean est une vraie rosse !  

FRANCE : QUEL FUTUR PRESIDENT ?

cheval.jpgQui gagnera ? Le candidat le plus compétent ? Le peuple sera-t-il capable de le dénicher ?

Pour le moment cela ressemble à une course de chevaux : les candidats se font doubler par les journalistes qui « sèment » des scoops de vraies et fausses informations, parce qu’aux paris tous les dés  sont pipés et finalement il ne s’agit pas de nation mais de fric..

07/03/2017

CHAUDE-PISSE !

J’ai bien connu tous les personnages impliqués dans cette histoire…

A la fin de la guerre, vers 1946, un couple avec enfants, pris de compassion pour une femme seule avec un jeune garçon, décident d’héberger cette femme sans ressources.

Tout se passe convenablement, pendant environ 3 mois.

Puis, le père de famille éprouve des lames de rasoir insupportables quand il fait pipi. Il va consulter le médecin.

Verdict : chaude-pisse !

- Comment est-ce possible ? demandait son épouse.

- Cela doit-être notre protégée. Elle est probablement atteinte et moi, en allant uriner au WC, j’ai attrapé sa saloperie, explique le monsieur.

C’était bien avant qu’en 1960 un certain Monseigneur Gillon à Léopoldville avait « attrapé des morpions » en nageant dans la piscine !

D’ailleurs c’est bien connu : même pisser contre un arbre où une femme atteinte de syphilis s’est appuyée, devient contagieux… et l’eau des piscines véhiculent des morpions par milliers !

06/03/2017

LE 22 DE CE MOIS: PAS DE VOEUX SVP !

C'st une très mauvaise date, voici pourquoi :

  • 1915 (Paris) : un Zeppelin bombarde de nuit la gare Saint-Lazare et la gare du Nord.
  • 1935 (Overmeire, Flandre, Belgique) : tuile pour ma mère et mes grands-parents maternels ; je tombe comme un cheveu sur la soupe en naissant hors mariage.
  • 1960 : Alger, des militants coloniaux de l'OAS s'en prennent à la police française.

     - J’ai 30 ans mais personne ne fête mon anniversaire : je suis dans la coma  depuis un mois à la clinique de Lovanium (alors Congo-Belge)

  • 2014 : France, Lille : Jipi se fait une terrible entorse qui nécessite son transport en ambulance vers l’hôpital ; puis son rapatriement en Belgique par Gaëtan
  • 2016 : attentats terroristes à Bruxelles, faisant 32 morts et 340 blessés.

04/03/2017

INFORMATION GENETIQUE.

 A l’école du dimanche vous aurez appris que l’information génétique passe par : A adénine, T thymine, C cytosine et G guanine.

Elles peuvent se combiner à l’infini ou presque. Ainsi vous pouvez obtenir les informations génétiques suivantes (surtout le dimanche après une soirée bien arrosée) sur l'atavisme, la modernité ou le romantisme des combinaisons.

TA TATA AGATA GAGA, CACA ?

CA TATA, CATA !

TATA ACTA TAGATA TAGA … CATA !

TATA ! TACA TAC TAC TACAA ! (un œuf ? non !) TACA -GAGA + -CATA CACA ! 

Avez-vous bien compris ?  

03/03/2017

CONSEIL DU JOUR.

(c'est un conseil de Jipi)

Si quelqu'un pète tout le temps et de manière inconsidérée, il doit absolument consulter son spécialiste en GAZ-TROP !

02/03/2017

LE SAXO.

Depuis un an le saxophoniste a fait d’énormes progrès. D’abord on ne l’entendait qu’en fin d’après-midi, maintenant il s’y donne à cœur joie pendant plusieurs heures d’affilée, avec ou sans accompagnement.

Heureusement nous ne sommes pas ses voisins directs ! Quand nous ne sommes pas dehors sur le balcon, nous ne l’entendons plus. En tout cas : soit il joue dans une véranda, ou alors dans une pièce toutes fenêtres ouvertes. C’est bien le malheur des musiciens avec un instrument aussi sonore… Peut-être a-t-il même ajouté un ampli ?

L’un ou l’autre jour, un voisin excédé (il ne joue pas des airs, mais il répète, improvise, recommence…) portera plainte pour décibels trop généreux…

Regrettera-t-il de n’avoir pas choisi la guitare ou la mandoline ?

enfant.gif

01/03/2017

VISION.

Il y a de ces choses que nous prenons comme normales : par exemple la vision. C’est un de nos plaisirs de la vie et nous n’en avons même pas conscience.

(voir : http://education.francetv.fr/matiere/sciences-de-la-vie-et-de-la-terre/terminale/video/comment-l-oeil-voit-il )

Nous avons donc la caméra intégrée. Si nous n’avions pas aussi le programme dans le cerveau , celui qui « aménage » tout ça, nous verrions tout en deux dimensions seulement, sans profondeur.

Par chance, mon cerveau me met encore toujours les images à l’endroit et j’ai encore une idée des distances et des profondeurs. Vous aussi ?

Je suppose que tous les mammifères voient comme nous, à quelques détails près de couleur, de luminosité entre autres.

Les oiseaux ont un autre genre de vision, les insectes aussi.

Cela me fait tout drôle de penser que la perception que j’ai de « voir » est en somme assez personnelle et peut – ou ne peut pas – être aussi la vôtre.

De là : il faut conclure que les perceptions même avec l’ordinateur qu’est le cerveau ne sont qu’illusion.

Question métaphysique : alors, est-ce que j’existe ? Encore plus fort : Alors : est-ce que vous existez ou n’êtes-vous qu’une illusion de plus ?

Entretemps je vous partage la vision de l’Etna par REUTERS.

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