02/04/2017

LA FAUNE MAIS PAS LA FLORE !

Pendant les 9 dernières années de ma vie professionnelle j’ai fait tous mes trajets avec les transports en commun.

Déjà que les situations cocasses, bizarres ou navrantes  n’étaient pas piquées des vers dans le métro, dans le train c’était la faune complète, mais pas la fine flore.

Le matin je voyageais surtout en compagnie d’infirmières qui assuraient le service de nuit : il y avait Céline affectée à l’hôpital des enfants à Jette et Claudine qui assurait le service de nuit en pédiatrie à l’hôpital St Pierre.

Il y avait aussi quelques facteurs des postes ayant effectué leur boulot de nuit au tri postal de Bruxelles-midi.

Au retour j’ai eu droit à la faune complète. Outre les cas sociaux qui travaillaient à mi-temps au tri postal, il y avait un inspecteur de police (avec une moustache recourbée et gominolée, je ne vous dis que ça), un gardien de nuit au musée du Cinquantenaire et puis le tout-venant : des drogués pâmés dans certains wagons, des gens aux accents slaves portant sous le bras des douzaines d’anciennes  plaques d’immatriculation de véhicules, des (mal)travestis fardés outrageusement mais avec des poils sortant de leur décolleté et de leur manchettes, et j’en passe.

La faune la plus primitive était celle qui travaillait à mi-temps au tri. Ainsi j’ai appris que le fait d’être plutôt bien portante, voire obèse, était un must ! Le sport consistait à subtiliser des paquets, de les dissimuler adroitement au niveau de la graisse ventrale et de demander une pause toilette pour peaufiner le vol. Ainsi certaines femmes parvenaient à voler des cosmétiques mais surtout des vêtements (jeans et pulls ou robes) mais parfois il y avait la surprise d’un linceul commandé par une maison de repos : les voilà dotées d’une nappe bien noire à dentelle. Loin de condamner ces larcins les voyageuses riaient et enviaient celles qui avaient réussi leur coup.

Parmi ces personnes-là, il y avait aussi le petit jeune homme de bonne famille francophone de Lessines mais d’esprit faible : un jour je l’ai surpris à préparer son feu derrière la porte d’entrée du wagon. Il avait amené du petit bois, du papier et un briquet. Aucun contrôleur en vue. Heureusement que je connaissais assez bien le garçon et que j’ai pu m’y prendre convenablement.  

En ce temps-là les contacts sociaux ne manquaient pas !

Commentaires

Maintenant, on regarde son smartphone ou pire, on parle dans son smartphone...

Écrit par : la fausse petite "Bruxellesse" | 02/04/2017

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C'est vrai : ils sont tous amoureux de leur smart truc.

Écrit par : godelieve | 02/04/2017

pour la flore , il n'y avait sans doute que l'odeur !
drôle de faune ...

Écrit par : Maïanthème* | 02/04/2017

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Ces gens avaient tous l'air propre, je n'ai rien senti. Pas comme dans le métro par jour de pluie : ça sentait le chien mouillé !

Écrit par : godelieve | 02/04/2017

Le feu c'était pour une désinfection spirituelle
Bisous endimanchés

Écrit par : H-IL | 02/04/2017

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