03/04/2017

"LA DEUXIEME FEMME DE SA VIE"

C’était un jour de début d’été et je me trouvais dans le train qui allait me conduire à Waremme : là, mes amis venaient me prendre à la gare pour aller chez eux à Remicourt.

Il faisait très beau et j’étais donc en tenue d’été : pantalon et chemisier à manches courtes. Je précise que je ne me maquille jamais : j’ai été élevée parmi les garçons et maman ne se maquillait pas, juste un peu de rouge à lèvres et un soupçon de poudre. Ce minimum même je ne me l’applique pas : je reste nature.

Tout allait pour le mieux jusqu’à l’arrivée du contrôleur. Je voyageais avec un « golden pass » émis par les chemins de fer belges qui faisaient des conditions très favorables aux personnes de plus de 60 ans à condition qu’elles voyagent en dehors des heures de pointe.

Donc, le contrôleur survient. Il regarde mon « pass » et s’exclame que ce n’est pas possible qu’une personne aussi jeune que moi voyage avec un titre pareil. Il se met sur un genoux, les mains tendues vers moi en disant haut et fort (il fallait que tous les voyageurs du wagon en profitent) – « Je t’aime !!! Tu es la deuxième femme de ma vie ! ».

Je ne savais plus où me mettre et le comique de la situation faisait monter un fou-rire que j’avais toutes les peines du monde à contenir.

Le fou n’en restait pas là : il me prenait les genoux…

Là, j’étais entre l’enclume et le marteau : ce geste j’aurais dû le dénoncer à haute voix, mais le monsieur représentait aussi la société et je ne savais que faire.

Là il voulait voir ma carte d’identité (ce qui était son droit) pour vérifier mon âge et moi je ne voulais pas la lui montrer de crainte qu’il ne mémorise mon adresse et vienne m’importuner chez moi.

A chaque arrêt du train il sortait (c’était son devoir) et si je sortais aussi pour monter dans un autre wagon : il m’avait suivie de l’œil et se trouvait de nouveau près de moi pour le trajet suivant. Toujours avec le même cinéma.

Cela devenait fatiguant à la fin…

Contente que j’étais d’arriver enfin à destination ! Le soir, au retour, je craignais le pire : mais il n’était pas de service sur ce train-là.

Un truc pareil ne m’est arrivé qu’une seule fois.

Bien sûr j’ai signalé l’incident aux chemins de fer, en un style humoristique en disant qu’une autre dame à ma place aurait pu être traumatisée par tant d’amour ! Ils ne m’ont jamais répondu… ils en rigolent probablement encore.  

Commentaires

Bonjour ma petite Godelieve,c'est fou ce qu'il t'ai déjà arrivé !
C’est reparti pour une nouvelle semaine
J'ai pris un vol aller-retour via le net pour te souhaiter un bon lundi
et une très belle semaine.
Pour le temps ce ne sera encore pas terrible, mais on fera avec....
Je te fais de gros bisous

Écrit par : Chantal | 03/04/2017

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Entre-temps nous avons eu quelques très belles journées bonnes à prendre ! Ici c'est le brouillard pour le moment... Bonne journée à toi !

Écrit par : godelieve | 03/04/2017

pourquoi la deuxième femme de sa vie , comment sais tu qu'il en avait déjà une ? et pourquoi pas toi !

Écrit par : Maïanthème* | 03/04/2017

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Il a dit textuellement que j'étais la 2e !!!

Écrit par : godelieve | 05/04/2017

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