04/04/2017

JOUR DE PAQUES 1945

Ce jour-là les parents envoyaient leur grande fille de dix ans dans la « belle pièce » où on ne pouvait mettre les pieds que très rarement, lors d’une visite d’une personne importante comme le curé, le maire ou le notaire. Le motif semblait anodin : « vas voir s’il y a du neuf et si tout est bien en ordre là-dedans ».

La gamine s’y rendit. Et tout de suite elle y fut prise d’un gros chagrin. La mise en scène était triste à pleurer.

Sur chacune des 6 assiettes posées sur la table se trouvaient 3 minuscules « patates » de massepain : c’était le jour de pâques. Elle aurait préféré qu’il n’y avait rien, comme d’habitude.

Comme elle sortait de l’endroit encore sous le coup de cette misère étalée, son père la grondait : - Mais enfin ! On t’envoyait là pour que tu cries de joie et que tu appelles tes frères.

Commentaires

Vous n'avez même pas pensé à crier "merci les cloches"?

Écrit par : la fausse petite "Bruxellesse" | 04/04/2017

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... elles auraient été vexées !

Écrit par : godelieve | 04/04/2017

je comprends la déception de la petite mais j'imagine aussi l'effort fourni et la déception des parents... c'est une anecdote qui serre le coeur

Écrit par : Adrienne | 04/04/2017

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Il y a une suite : ainsi, mise au courant, la grande fille est retournée voir et là elle a fait le grand cinéma.

Écrit par : godelieve | 04/04/2017

je comprends très bien, moi aussi j'étais la grande soeur qui devait faire ce cinéma (pour Saint-Nicolas)

Écrit par : Adrienne | 05/04/2017

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