16/12/2017

J'ETAIS UNE "JE SAIS TOUT"

Comme mademoiselle Marie, mon institutrice,  avait en charge deux années d’études, je ne m’ennuyais pas trop, car ayant très vite terminé les exercices prévus pour ceux de la première année, je suivais avec assiduité tous les cours de la deuxième. En moins de trois mois j’étais considérée comme étant une élève de deuxième année.

Non sans avoir été remise à ma place par mademoiselle Marie...

Elle avait l’habitude de faire venir au tableau cinq ou six élèves, qui, munies d’un bâton de craie y inscrivaient les additions et soustractions qu’elle donnait en problème.

En bonne pédagogue, et afin que jamais des réponses fautives ne restent sous nos yeux, elle mettait à côté de chacune des filles une copine nantie d’une éponge humide. Cette éponge devait effacer toute erreur de calcul.

C’était à mon tour d’avoir l’éponge et je fus mise à surveiller l’élève que je considérais comme la moins douée de la classe, disons le tout net : je la croyais vraiment bête !

A peine la pauvrette écrivait-elle une réponse,  que je l’effaçais aussitôt….  C’est ainsi que je me suis fait vertement tancer. Mon geste irréfléchi et trop hâtif venait d’effacer la bonne réponse… 

Il fallait que je sois moins impulsive, que je  pense de temps en temps qu’une enfant moins talentueuse pouvait à son tour faire quelque chose de bien. Etc. etc. etc. 

La leçon a porté. Car, j’avais  réellement cru que le résultat était fautif et du coup je me suis sentie bien moins assurée pour tout ce qui touchait au calcul mental à partir de ce jour là.

Commentaires

Et après, vous avez repris confiance?

Écrit par : la fausse petite "Bruxellesse" | 16/12/2017

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En moi-même ? ça va !!!

Écrit par : godelieve | 16/12/2017

1+2=4
Bisous et bon samedi

Écrit par : H-IL | 16/12/2017

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quand on est jeune on sait tout et puis ensuite on doute ...
c'est comme la chanson de Jean Gabin .

Écrit par : Maïanthème* | 17/12/2017

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