12/01/2018

JE NE M'ATTENDAIS PAS A CELA ...

Même déjà en ce temps-là, l’année scolaire 1954-1955, une institutrice fraîchement diplômée, vivait ses premières expériences dans des remplacements de plus ou moins longue durée.

Pour ma part j’avais eu la chance d’hériter d’un intérim de sept mois allant de septembre au mois d’avril. De plus j’avais une classe de troisième primaire tout à fait intéressante.

Le remplacement suivant ? Inénarrable !

C’était dans un patelin perdu à 3km de la halte du train (il n’y avait pas de gare et il n’y en a toujours pas). Première consigne inhabituelle : je devais me présenter chez le bourgmestre avant d’aller prendre mon poste à l‘école. Le bureau de la mairie se trouvait dans la cuisine du maire et des poules s’y promenaient librement, jusque sur la table où je devais déposer mon ordre de mission pour la signature…

Ensuite, le fermier-maire me désignait un bâtiment en briques sombres en me disant que dans ce « couvent » se trouvait l’école.

En effet, il y avait une nonne qui tout de suite m’envoyait vers la classe.
Une quarantaine d’enfants m’y attendaient : des garçons et des filles. L’enfant le plus jeune avait trois ans… le plus âgé 14 !

L’école n’avait qu’une classe unique rassemblant les petits de la maternelle jusqu’aux plus grands de la 8e primaire. Car en ce temps-là l’obligation scolaire était fixée à 14 ans.
Encore aujourd’hui je me demande comment j’ai pu œuvrer là-dedans pendant trois semaines: je n’étais pas du tout préparée à une telle situation.

Commentaires

Depuis, on a inventé le burn out.

Écrit par : la fausse petite "Bruxellesse" | 12/01/2018

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La situation a beaucoup changé me semble-t-il. Trop de contraintes de "rapports écrits" et trop d'obligations sociales aujourd'hui... sans doute au détriment des programmes qui eux ont déjà été largement nivelés par le bas.

Écrit par : godelieve | 12/01/2018

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