26/12/2017

APRES LA FETE...

depositphotos_8483784-stock-photo-grandma-with-hair-curlers-and.jpgLA DECHE...

 

On se partagera la chair d'un boudin blanc

et demain on se contentera de la peau !

23/12/2017

RECOMMANDATION DE JIPI

Jipi déconseille fermement les fayots et les salsifis pour le repas festif du 24 décembre. Il y a déjà assez de pétards partout. Ces deux ingrédients risquent de faire péter si fort qu'on aurait le trou du c.. ébouriffé. 

JOYEUX NOEL

926556joyeuxnoelperenoelcheminegifanimedentelledelune.gif

22/12/2017

LE DEBUT RESSEMBLE A LA FIN

De plus en plus je me sens concernée par les accessoires pour bébé ! Se pourrait-il que j’en aye besoin pour moi-même bientôt ? Car quelle similitude avec la panoplie du grand âge ! La preuve par les images :

couchebébé.jpg

On commence avec une incontinence-couche-adulte-id-ontex_5.jpg

couche-culotte et on finit

souvent avec une 

pratiquement pareille !

 

Pour avoir la paix dès que le bébé gigote beaucoup, on le confine dans son parc.  Idem, avec le pépé !

parcbébé.jpgparcpépé.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour apprendre à marcher bébé reçoit un déambulateur, pépé aussi... pour ne pas désapprendre à marcher...

déambébé.JPG

 

déampépé.JPG

 

 

 

 

 

 

Les adultes ont l'habitude de consoler le bébé

avec un leurre... on fait de même avec le vieux !

tetine-bebe.jpg

tétinepépé.jpg

 

 

 

canard malade.jpg

21/12/2017

HABILLEMENT DANS MES JEUNES ANNEES.

La façon d’être « convenablement habillée » n’était pas un poème d’Alex en train, dans mes jeunes années, de 15 à 20 ans (soit de 1950 à 1955) et ma mère flamande était très à cheval sur ses principes !
Vers mes 15 ans je commençais mes études d’institutrice dans une école catho de Gand. Les jeunes filles n’avaient pas droit au plus petit décolleté, les jupes devaient couvrir les genoux, les bras nus étaient tabou (sauf en été où on pouvait exhiber les avant-bras). L’uniforme était de rigueur : de septembre à mars robe bleu marine à col blanc et cravate bleue ; d’avril à juillet jupe plissée bleu marine avec chemisier blanc ou bleu clair et cravate bleue. De ce qui était visible je dois ajouter les bas : de grands bas avec une couture à l’arrière qui devait monter droite comme un « i ».
Cela : c’était la partie émergée de l’iceberg.
En dessous ?
chemise-sans-manches--vermouth_fap_ah17.jpgcorset.jpggaine.jpgDans l'ordre : d'abord le maillot de corps en interlock blanc, ensuite venait le soutien-gorge blanc lui aussi, parfois pourvu de baleines de maintien (torture !) et… le corset à lacets (avec baleines… aïe aïe !) J’ai quand même connu la gaine élastique déjà plus confortable.
 
 
 
 
 
bas.jpg Le corset ou la gaine étaient indispensables parce que pourvus de jarretelles pour retenir les bas (il n’y avait pas de pantys).
 
Par dessus tout cela la petite culotte en interlock blanc. Problème : les petites culottes avaient un élastique libre dans la couture de taille : parfois l’élastique fatigué rendait l’âme et envoyait ce vêtement sur les pieds à la vue de tous. La honte !
Au-dessus de tout cela venait la « combinaison » : combinaison-fond-de-robe-saumon-21-1_1064-saumon-21.jpgon l’appelle sous-robe parfois.
Ensuite la robe ou la jupe etc…
CEINTURES_PERIODIQUES_FOURNIRT1905.png
 
Et si la jeune fille avait ses règles ? Elle portait sous la culotte une ceinture adaptée aux serviettes hygiéniques en coton multicouches ou en tissu éponge. Il fallait les lessiver chaque jour...
Pouvez-vous imaginer une jeune fille d’aujourd’hui accoutrée de la sorte ?
 
Heureusement je suis partie au Congo en 1956 et j’ai fait la généreuse donation de ma douzaine de maillots de corps à un boy congolais de l’hôtel où j’étais logée à mon arrivée… Il a aussi pris les bas et la gaine !

SHAMPOING EN APESANTEUR ...

20/12/2017

Le chien GABY et sa MADAME

molenbeek.JPG

BROUILLARD

De tous les aspects de la météo, celui que j’aime le moins, c’est le brouillard.
Je plains les conducteurs qui prennent la route par ce temps-là : on n’y voit que dalle.
Même à pied parfois cela peut être pénible.
conduire-brouillard.jpgUn jour où j’avais dû aller au village (à une grosse demi-heure) par un brouillard si épais qu’on se serait cru sur une autre planète, j’avais l’impression de m’enfoncer dans un mur d’ouate : c’était dense au point que je ne voyais même plus si j’étais toujours sur le bord de la route ou si je circulais au beau milieu. Mon chien qui m’accompagnait préférait rester tout près de moi, alors que d’habitude il en profitait pour gambader dans tous les sens.
Au retour, le brouillard était encore plus épais. C’est alors que j’ai fait un très mauvais choix : couper par les champs comme raccourci.

Trois quarts d’heure plus tard j’ai débouché sur une route, enfin… je commençais à me désespérer. Où étais-je donc tout ce temps ? Probablement à tourner en rond en ayant perdu la boussole !

Cette route était bien plus éloignée de la maison que lorsque j’avais commencé à marcher à travers champs… 

19/12/2017

PAS SADIQUES DU TOUT !

En regardant dehors j'ai remarqué que le toit du nichoir accroché au mur du 3e étage, chez Hilde, était tombé tout en bas sur la terrasse de Viviane.

- Je n'ai pas envie de m'investir pour proposer à Hilde de réparer ce nichoir, dit Jipi.

- Tu pourrais pourtant. Un peu de colle à bois sur le haut des parois du nichoir et hop ! le tour est joué.

 

En réfléchissant je lui dis :

- Pour que le toit tienne bien, tu poserais une brique dessus. Comme le toit est un peu en pente, cette brique tomberait "pardaf" sur la tête de Viviane...

Cette idée me plaisait beaucoup. La réponse de Jipi encore plus :

- Oui ! Elle dirait : "je suis guérie !!!"...

18/12/2017

PLEUT-IL SI FORT A BRUXELLES ?

Jipi s'est acheté son cadeau de Noël !

DSCN1062.JPG

DSCN1064.JPG

DSCN1065.JPG

DSCN1066.JPG

17/12/2017

REPAS DU SOIR...

- Voilà un repas qui engendre des regrets, il s'est mal terminé, me dit Jipi.  J'aurais aimé continuer à savourer encore une petite demi-heure... 

Moi aussi : c'était très bon.

 Au moment de la salade, en prenant de la vinaigrette, il aurait bien bavé un peu...

- C'est à cause de mes glands de saison, expliqua-t-il.

 

???

- Oui : mes glands de sale hiver.

Et puis, à brûle pourpoint, sans lien avec le repas, il a conclu :

- Je ne mettrai pas les habits de Jean, ils rendent aveugle. 

 

???

- Tu ne vois pas ?  Abidjan : Ivoirien.

MON JOUR DE GLOIRE EST ARRIVVE !

Effervescence, plein de monde, des reporters avec leurs caméras et leurs girafes emmitouflées dans la fourrure artificielle : ils sont tous là pour venir voir ma formidable et très excentrique décoration de fin d'année...

DSCN1018.JPG

 

16/12/2017

J'ETAIS UNE "JE SAIS TOUT"

Comme mademoiselle Marie, mon institutrice,  avait en charge deux années d’études, je ne m’ennuyais pas trop, car ayant très vite terminé les exercices prévus pour ceux de la première année, je suivais avec assiduité tous les cours de la deuxième. En moins de trois mois j’étais considérée comme étant une élève de deuxième année.

Non sans avoir été remise à ma place par mademoiselle Marie...

Elle avait l’habitude de faire venir au tableau cinq ou six élèves, qui, munies d’un bâton de craie y inscrivaient les additions et soustractions qu’elle donnait en problème.

En bonne pédagogue, et afin que jamais des réponses fautives ne restent sous nos yeux, elle mettait à côté de chacune des filles une copine nantie d’une éponge humide. Cette éponge devait effacer toute erreur de calcul.

C’était à mon tour d’avoir l’éponge et je fus mise à surveiller l’élève que je considérais comme la moins douée de la classe, disons le tout net : je la croyais vraiment bête !

A peine la pauvrette écrivait-elle une réponse,  que je l’effaçais aussitôt….  C’est ainsi que je me suis fait vertement tancer. Mon geste irréfléchi et trop hâtif venait d’effacer la bonne réponse… 

Il fallait que je sois moins impulsive, que je  pense de temps en temps qu’une enfant moins talentueuse pouvait à son tour faire quelque chose de bien. Etc. etc. etc. 

La leçon a porté. Car, j’avais  réellement cru que le résultat était fautif et du coup je me suis sentie bien moins assurée pour tout ce qui touchait au calcul mental à partir de ce jour là.

15/12/2017

EUTHANASIE

Non, il ne s’agit pas de l’euthanasie en général, mais ce celle élargie aux mineurs d’âge. D’après le site satyrique flamand « De Raaskalderij » (traduire par : délire un tantinet voyou) les parents flamands sont très enthousiastes.

En effet, quand ils ont p.ex. un gamin de 7 ou 8 ans trop récalcitrant et refusant de manger ses légumes, ils ont enfin un argument frappant.

- Tu manges ton brocoli ou j’appelle le docteur pour te faire la piqûre fatale !
Il paraît que cela fonctionne à merveille et qu’en quelques minutes les légumes sont avalés. Pour le restant de la semaine, le moutard mange sans rechigner ses épinards, carottes, choux de Bruxelles, endives etc.

Un autre père de famille a amené son fils de 14 ans chez le toubib pour y passer : c’était la troisième fois qu’il surprenait son ado en train de fumer. Il expliquait :

- Je ne supporte pas l’idée que mon fils risque de mourir d’un cancer dans quelques années…

Ah ! Si seulement cette loi était passée à temps, cela m’aurait évité pas mal de déboires avec mes propres enfants !

13/12/2017

NOSTALGIE ?

Il y a plus de 75 ans que ces joyeuses petites choses ne font plus partie de ma vie :

monde_tissagepapier7.gif

guirlande-accordeon-papier-9.jpg

tissage.jpg

tressage3.jpg

feutre et ponçons.jpg

poinçonner.jpg

planche tricot.jpg

tricotin.jpg

 

 

 

12/12/2017

EXPRESSION TRES AMBIGUE.

C'est un petit conseil que je me permets de vous donner. Ne dites jamais en public : "Il y a quelque chose qui m'échappe."

Voyons : cela ne regarde personne.

Si c'était vraiment nécessaire d'annoncer que vous êtes dans cet état-là, gardez cela pour l'intimité de vos proches ! 

LA VIE C'EST COMME LES SAISONS

sur le balcon ! Il y a l'été où tout est bien, pleine forme, belle vie

DSCN0760.JPG

et puis il y a l'hiver...

DSCN1060.JPG

11/12/2017

JARDIN D'HIVER, SUR LE VIF

Sale temps pour les géraniums...

DSCN1055.JPG

DSCN1056.JPG

DSCN1058.JPG

DSCN1059.JPG

MON PRENOM : GODELIEVE

Lors de ma naissance mon parrain était un frère de ma mère et ma marraine une de ses sœurs aînées, Emilie.

Cette personne était très bigote, frisant le malsain car les visions de la Vierge et de familiers trépassés lui étaient aussi coutumiers que pour moi la vision des voitures circulant sur la chaussée. Il fallait bien que sa libido s’exprime d’une manière ou d’une autre ; chez elle c’était dans l’extase.

Au moment de ma naissance elle assumait déjà une autre filleule (une de mes cousines germaines)  pour laquelle elle avait choisi le prénom «aimée de Dieu» : Godelieve. Dans le cas où le futur enfant de Gabrielle était une fille -  et je l’étais  -  elle imposa le même prénom. 

Mais afin de bien faire sentir au monde entier, à ma mère en particulier, et pour que cela imprègne ma propre mémoire, ce premier prénom était assorti du nom composé de Marie-Madeleine, la pécheresse.

Diable ! Il fallait bien qu’on se souvienne sa vie durant de la lourde « faute » commise. Afin d’adoucir un peu l’effet pour le nouveau-né, mon parrain insinua d’y ajouter Thérèse : ainsi fut fait. 

Je n’ai aucune idée du nom qui m’était destiné si j’avais été un garçon. Mais les deux grand-mères respectives étaient frustrées : Andrée Brogniez aurait bien aimé que je m’appelle Jacqueline, Pharaïlde aurait voulu que je porte le nom de sa mère, Fernande.

Tout bien pesé, je préfère m’appeler Godelieve…

10/12/2017

CRETINISATION DES MASSES

mort.jpg

Un titre hautement intelligent, non ? Vous en connaissez beaucoup qui soient morts d'autre chose ?

CE N'EST PAS ENCORE UNE "LEXUS"

extrait de mon roman écrit en 1997 : copyright !

Il ressemble à une fourgonnette, mais de l'intérieur c'est moins spacieux. Certains diront que c'est étriqué. Les batteries électriques prennent le gros du volume. Le toit de la carrosserie se compose de capteurs solaires englobés d'une résine inaltérable. Les batteries se chargent en roulant. Je dois faire au moins 100 km chaque jour, sinon il me reste la possibilité de pourvoir à l'alimentation en les mettant à la prise de courant. L'autonomie n'est pas encore fameuse, mais atteint 200 km. Jamais je ne fais de trajets aussi longs, pour moi cet aspect n'a donc pas d'importance. Pour promouvoir l'utilisation d'énergie électrique, l'état intervient sous forme de prime dans l'achat. C'est dérisoire, mais le geste existe. En attendant la livraison de ma bagnole, le garage me loue à petit prix une toute vieille bagnole  rouillée. Le garagiste n'est pas en mesure de me donner le moindre fascicule de publicité pour le modèle que j'ai choisi. C'est dommage. J'aurais bien aimé, en attendant la livraison, m'imprégner des caractéristiques.

          Avec impatience j'attends la mise à disposition de la nouvelle voiture. Un soir la bonne nouvelle m'arrive, je peux l'enlever, elle est prête. Grande est ma déception en la voyant de couleur jaune canari, exactement pareille au modèle avec lequel j'ai pu faire un tour d'essai. Ma couleur préférée pour les voitures, est le bleu métallisé. Il m'a d'ailleurs fait payer un supplément pour cette  peinture spéciale. C'est à prendre ou à laisser me dit le gars. Je prends donc, car sa vieille croûte de dépannage fait un bruit de métal qui se déglingue en roulant, je crains à chaque moment de perdre une pièce essentielle. Dans le feu de l'action verbale que le garagiste déclenche, j'oublie de me faire rembourser du prix de la peinture non exécutée.

          A ce moment j'ignore encore que je suis le premier utilisateur de ce type d'automobile électrique d'avant-garde et non-conventionnel. Mieux encore: jamais ce type ne m'a dit qu'il n'y a qu'une seule voiture de ce genre, que c'est un prototype, non commercialisé! Je ne sais pas non plus que je vais accumuler les déboires. Comme conséquence directe, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je deviens de plus en plus fataliste. Plus rien ne me surprend. Plus j'ai des ennuis, plus je trouve cela normal. Car à l'usage ce bricolage du nom de voiture, refuse de démarrer un jour sur deux. Et si ce n'était que le seul ennui... Le garagiste s'est mis aux abonnés absents. Quand je vais chez lui, il a brusquement un travail à terminer et disparaît dans la fosse sous le ventre d'une camionnette et y reste. Moi? Mais je suis dans les ennuis jusqu'au cou!

 

          En pleine circulation, un lundi matin à huit heures, sur le Boulevard de Smet de Naeyer à Jette, tout à coup des flammèches sortent des petits voyants m'indiquant le voltage et les circuits allumés. A ce constat je suis sur mes gardes, mais en même temps le moteur perd de sa puissance, finit par s'arrêter. Je reste bloqué, une longue file se forme derrière moi, il y a un concert assourdissant de klaxons divers. Contraint de déplacer la voiture en la poussant, je veux en sortir. Cela m'est impossible, les portières sont bloquées. Une heure plus tard, la police à moto vient sur place. Immobilisé et dans l'incapacité totale d'avancer, de reculer, je subis leurs regards peu amènes.  Les forces de l'ordre me crient leurs questions, veulent voir mes papiers. Dans le vacarme des klaxons, je ne les comprends pas toujours de suite, ils ont l'impression que je joue avec leurs pieds... Je colle mes documents contre la vitre pour qu'ils puissent lire mes coordonnées. Les agents me dressent un procès verbal, avec une série longue d'un kilomètre de contraventions à la circulation et qu'ils m'imputent. Ils se contentent de me le glisser sous l'essuie-vitre, car ils savent à présent que je suis le premier piégé. Pour éviter les accidents, suite à mon immobilisation, ils appellent à la rescousse deux agents communaux pour régler la circulation. Au bout d'une autre heure, sans raison apparente, tout à coup je perçois le ronronnement du moteur. C'est inouï: tout fonctionne à nouveau normalement. Je démarre sous le regard désapprobateur des flics qui se relayaient pour désengorger l'avenue du trop plein de voitures.

          La même semaine, le jeudi en début d'après-midi, je me gare dans la rue Fransman à Laeken. Je sors du véhicule et verrouille les serrures. A ce moment, les phares s'allument, le klaxon claironne, le moteur rugit, alors que je me trouve sur le trottoir et que j'ai la clé de contact en main! Je reprends ma place au volant, je tente tous les interrupteurs possibles, rien n'y fait. Cela dure trois quarts d'heure quand il y a une nouvelle descente de la police, celle de Laeken cette fois. Procès-verbal m'est dressé pour perturbation de la tranquillité publique, pour tapage diurne! Pendant qu'ils rédigent leur papier, brusquement la voiture se calme et se tient coite. Si le garagiste compte sur moi pour lui faire de la réclame, il s'est trompé. Je vais le voir, lui explique mes malheurs. Il ne veut pas m'écouter, il ne veut pas d'un compromis ni d'une reprise du véhicule. Me plantant là, il me dit qu'il a du boulot et plonge rapidement sous une voiture.

          Condamné par la force des choses et par la mauvaise foi du vendeur à me servir de la fourgonnette, je prends avis auprès d'un avocat. Il me conseille d'accumuler encore quelques déboires pour rendre le procès que j'intente au garage, plus poignant. Dans la mesure du possible, il veut être tenu au courant, immédiatement, de tout incident nouveau, au moment même des faits.  Il m'oblige ainsi à me munir d'un téléphone baladeur. Facile à dire, ce n'est pas Maître Lekeux qui est au volant de la machine infernale!

          Trois jours plus tard, il a l'occasion de venir admirer le désastre. Au carrefour de l'avenue du Panthéon avec l'avenue de Berchem, je négocie le virage. Subitement les quatre portières s'ouvrent et se ferment en cadence de plus en plus rapide, les vitres montent et descendent sur le même rythme. Pour rendre le spectacle complet les phares jouent au canon à lumières, passant des phares codes aux phares de nuit en alternance avec le clignotement rapide des autres feux, clignotants ou pas. La carrosserie est prise de trépidations épileptiques. Intrigués les gens viennent voir le clown qui conduit cette absurdité trop mobile de partout, mais immobilisée dans le carrefour.  Il y a attroupement. La police de Koekelberg avertie, arrive toutes sirènes hurlantes. Elle-même impuissante à mettre fin au spectacle, me dresse à nouveau procès verbal pour rassemblement sur la voie publique sans autorisation. Pendant que nous discutons encore, brusquement la bagnole se calme d'un seul coup: la crise est passée.

          Dans ma boîte aux lettres, les Pro Justitia arrivent avec la régularité d'un métronome bien réglé. Le montant total des amendes que j'ai à payer est faramineux.

          La bagnole m'accorde deux semaines de répit, deux pleines semaines où rien n'est à signaler. De nature optimiste je crois déjà que tout finit par s'arranger. C'est alors que j'ai la trouille de ma vie, heureusement tard le soir, quand la circulation est très fluide. Cela se passe sur l'avenue Charles Quint, à hauteur de la gendarmerie à Ganshoren. Je roule peinard, quand je ressens que quelque chose cloche. Ce n'est pas qu'une impression que les roues de la fourgonnette ne touchent plus le sol. Pris de panique, j'enfonce la pédale de frein. Rien ne se passe... je suis en vol plané à un mètre au-dessus de la rue! Au moment même, où la trouille va me desserrer les fesses dans un relâchement total, la fourgonnette retombe sur ses roues. Elle rebondit plusieurs fois sur la chaussée, l'intérieur s'illumine alors d'une lueur verdâtre, comme une luciole géante. Moi aussi je suis devenu vert. Pourtant, par miracle? je parviens à l'immobiliser près du carrefour. J'ai failli me mouiller le pantalon.

          Deux gendarmes rentrant de patrouille sont témoins de la scène. Ils m'accostent brutalement alors que je reprends mes esprits debout près de la voiture. Heureusement maître Lekeux est arrivé à temps, sinon ils m'embarquaient, ces képis bleus. Le procès verbal est long de plusieurs pages et m'est adressé deux semaines plus tard. Je suis accusé d'avoir utilisé un engin ambigu, volant et roulant, d'avoir perturbé la circulation en présentant une énorme lumière verte aux automobilistes de passage, de m'être arrêté sur une bande de circulation sans être tombé en panne et j'en passe...

          Cet épisode tragique est suivi d'une période plus comique, mais dramatique dans le fond. Pendant un mois, en roulant simplement dans les rues, tout ce qui traîne par terre sous forme de canettes métalliques ou de capsules de bouteilles, me suit. L'on se moque de moi en me disant que je n'ai qu'à mettre une pancarte à l'arrière "Just married".. 

          Tout s'est gâté définitivement quand j'ai roulé devant un chantier de construction de l'avenue Seghers. Les menuisiers en étaient à la pose des châssis. Ma voiture a attiré toutes les vis, tous les boulons, toute la quincaillerie, les serrures et même la foreuses sans fil. Cette ferraille tournait autour de ma voiture en une sorte de ronde infernale, ne retombant que quand j'ai coupé le contact. C'est ce qui a fait déborder le vase de ma patience. Mon avocat a estimé que nous avions assez de matière pour étoffer le procès. Il me conseille de louer, dans une firme sérieuse, une autre voiture en attendant l'issue de l'action en justice. Il ne s'est jamais tant amusé, m'avoue-t-il... et c'est la première fois qu'il doit conduire un procès de ce genre. Vu l'extravagant cas, unique dans les annales de la Justice,  il obtient un examen immédiat des faits et causes.

          Comme pour les tout grands matches de football, les gens viennent de loin pour assister au procès. Le Ministre de la Justice, voyant là une occasion unique de renflouer les caisses passablement vides de son ministère, décrète que l'affaire passera dans le plus grand des Palais du Heyzel. Les amateurs, qu'il appelle déjà spectateurs!  devront payer un prix d'entrée. Immédiatement une sorte de marché noir s'installe, pour vendre les places à des prix dépassant l'entendement. Les journaux me consacrent la une des éditions quotidiennes. La télévision nationale me propose de l'argent pour l'exclusivité de mes déclarations! Des journalistes se ruent sur moi pour m'interviewer. Je deviens presque une vedette. Je n'ai plus un moment de calme. Ce n'est pas marrant du tout.

          Au cours du procès, le juge s'essuie les larmes de rire. Il me fait systématiquement répéter mon témoignage, deux ou trois fois, tandis que des techniciens ajustent les micros et les haut-parleurs pour que tout le monde en profite. D'autres personnes témoignent aussi, celles qui m'ont observées lors des différentes péripéties dans le nord-ouest de Bruxelles. L'auditoire jubile, pas moi. Que trouvent-ils de gai et de rigolo à mes malheurs? Le procès dure une semaine entière, avec séances le matin et l'après-midi. Constamment je suis rappelé à la barre, ce n'est que pour répéter encore une fois l'un des épisodes macabres de mes malheurs. Des rires homériques secouent les murs. Si cela continue encore longtemps, je deviens neurasthénique pour de bon.

          Une partie du procès se passe extra-muros, sur le campus de l'université. Les professeurs très scientifiques se sont emparés de ma voiture et lui font subir des tests en plein air. Aidés par les étudiants, ils ont à la hâte aménagé un circuit spécial, avec des ponts métalliques, des petites cabines de téléphone, des petits canaux et quelques voitures traditionnelles. Il paraît que les essais sont concluants. Autant en mal d'argent que la Justice, les facultés organisent des circuits pour les amateurs de sensations fortes, comme à la foire. A des prix exorbitants, cela va de soi. Enfin, tout le monde fait son beurre. C'est le seul aspect positif de la chose.

          Pour finir j'obtiens gain de cause, par l'attribution d'une indemnité couvrant les amendes pour mes multiples "infractions". J'obtiens un dédommageant en argent qui comprend le prix du prototype et les frais occasionnés, tant de location d'un autre véhicule, que les frais de justice. Il m'est même accordé une somme rondelette pour me dédommager au moral.  Le garage n'est pas pour autant complètement lésé. L'université rachète le prototype électrique. Il est probable que dans un premier temps, il servira comme attraction payante pour les étudiants et les visiteurs étrangers. Dans un second temps, quand il aura rapporté suffisamment de sous pour amortir l'investissement, laissant un bénéfice appréciable, il sera complètement démantelé et examiné par les scientifiques. Je n'ai pas tout compris, mais dans l'exposé d'un des experts désignés par la Cour, j'ai  entendu parler d'interférences électromagnétiques perturbatrices dues à la conception audacieusement innovatrice  du modèle.

09/12/2017

FIESTA AU PARC DU KARREVELD

Cela vient de se terminer par un petit feu d'artifice : nous étions aux premières loges, juste

DSCN1042 (2).JPG

DSCN1044.JPG

DSCN1048.JPG

en face.

08/12/2017

GRAPHISME

Les ouvriers ne l'ont pas fait exprès : ils ont attachés les métrages de LED dans les arbres en profitant des branches disponibles.

Celui-ci m'a tapé dans l'œil :

DSCN1030 (2).JPG

07/12/2017

POUR LES PETITS OISEAUX...

Pleine de bonne volonté, la dame qui habite une des maisons que nous voyons à gauche du balcon, a suspendu deux filets avec des graines pour les oiseaux.  Il va pratiquement de soi qu'elle pensait aux mésanges; rouge-gorge, roitelets et moineaux...

Qui est venu se remplir la panse ?

DSCN1029.JPG

On se demande d'où ils sont sortis tout à coup. En deux jours les filets étaieent vidés !

06/12/2017

CE N'EST PAS MOI, C'EST LUI !

Inspiré par le repas du soir (???), il m'a sorti ce genre de réflexion profonde :

 

Avoir la diarrhée en somme, c'est avoir de la soupe à l'oignon.

ADIEU JOHNNY.

media.nostalgie.fr_436x327_2010_03_johnny-hallyday_252240.jpg

IL FALLAIT FAIRE UNE ETUDE DU MARCHE !

Vendredi passé, en partant faire nos achats hebdomadaires, horreur !!!

buée.jpgLe pare-brise se remplit de buée. Rien à faire, sauf arrêter de respirer : c'est très mauvais pour la santé, le saviez-vous ? 

Jipi actionnait des boutons et des manettes : nous avions dû nous rendre à l'évidence, la soufflante était souffrante et refusait de fonctionner.

Le lundi matin donc, il emmène sa "pijot" au garage. Une fois revenu à la maison (à pied), voilà que le garagiste téléphone : cette panne allait coûter 350 € pour être réparée....

 

Et le Jipi qui n'avait pas fait d'étude du marché pour une alternative à bon prix dans le cas d'un incident du genre, se voyait déjà tout déplumé et incapable de lancer des cocorico joyeux.

Hélas ! s' il avait fait une étude de marché, il aurait trouvé tout seul qu'une paire de tubas TUBA.JPG(une pour lui, l'autre pour moi) aurait fait l'affaire

à moindre coût... entre 15 et 50 € par personne...

C'est vrai quoi ! Avec les vitres légèrement entr'ouvertes et munis de nos tubas à rallonge (sortant par les petites ouvertures des vitres) nous aurions pu économiser beaucoup de sous.

Tant pis. La bagnole a été réparée au prix fort... 

05/12/2017

N'OUBLIEZ PAS...

nicolas-ancien.jpg

 

ce soir, avant d'aller au dodo, de garnir une assiette ou un panier de bonnes petites carottes pour la monture du grand Saint-Nicolas.

 

 

Qui ne donne rien, ne reçoit rien !

04/12/2017

PAR QUI, OU, QUAND ??? devinette en somme...

a été prise cette très ressemblante photo de mon moi-même ?

arbois2.jpg

LA CHORALE LA PLUS ANCIENNE...

moyenne d'âge des choristes : 91 ans.

Dans une maison de retraite à York (U.K.)