08/01/2017

CE SOIR : BOITE CHAUDE

chez nous, au vin jaune avec une grande salade verte à la vinaigrette. Miam !

07/01/2017

NOUVELLES DU FRONT FROID

Vendredi nous avions été bien inspirés en revenant vers Bruxelles en fin de matinée : le temps était clair et sec et la circulation raisonnable. Dans la foulée nous avons fait halte au supermarché pour nos achats hebdomadaires.

Le soir nous avons eu droit à une dernière luxure arrosée : le résultat des analyses sanguines de Jipi ne sont pas néfastes mais mauvais quand-même. Normal : depuis son opération avec les séquelles imprévisibles et l’infection contractée, il n’a pratiquement plus bougé. Or : l’exercice physique contribue beaucoup à la stabilisation du diabète.

Petite parenthèse ici : hier c’était la fête des rois. Or, Jipi, ne PEUT PAS RESISTER à une part de galette à la frangipane. On l'avait gardé pour le lendemain.

Or, samedi matin, j’aperçois donc qu’il a mangé MA PART de galette, celle avec la fève ! Dans mon dos et en catimini. Bon : je lui pardonne et n’ai pas jeté de mauvais sort !

En fin de matinée Jipi enfile ses bottines ornanaises : ce sont celles que les gens d’Ornans chaussent par temps de neige. Il est allé à la poste pour acheter la boîte qui devra contenir les cadeaux de Noël de ses petits-enfants bretons. Un peu tard, dites-vous ? Mieux vaut tard que jamais ! Il marchait à ras des immeubles où le trottoir « paraissait » sec.  Il y avait aussi du verglas et ce qui devait arriver c’est produit : le pied droit a glissé et il est tombé en arrière.  Rien de bien grave : des contusions, des muscles douloureux. J’ai voulu lui faire des guilis-guilis aux pieds et il m’a demandé d’attendre qu’il simule les secousses de rire pour voir s’il supporterait. Il aurait supporté… mais je me suis abstenue. Cela lui apprendra à manger MA PART de la galette, na !   

C'EST FINI !

Le crash

 

Le choc avait été terrible. De cela il se souvint. C’était juste au moment de son dernier bond dans l’espace. Il s’était fixé comme but d’atterrir dans cet endroit sécurisé  qu’il connaissait, là, droit devant, quand un énorme bolide surgi de nulle part arriva à vitesse vertigineuse et fondit sur lui le frappant de plein fouet. Il n’aurait pas pu l’éviter de toute façon, sa vitesse relative étant trop faible par rapport à celle du bolide.  

 

Pour le reste, il se sentit extrêmement mal, comme broyé. Où se trouvait-il ? Combien de temps s’était-il passé depuis le crash ? Cette entité vertébrée anoure apsidospondyle du sexe mâle avait du mal à rassembler ses idées. Il était tout occupé à tenter de gérer la souffrance physique qu’il ressentit de la tête aux pieds. Pour le moment il  avait les yeux clos. Ouvrir les paupières en cet instant sembla lui demander un effort insurmontable. Il ne put même pas se faire une idée de la position réelle de son corps : était-il couché, assis, recroquevillé, ou étalé ? Un immense désir de paix et de repos l’envahit et il se demanda s’il était peut-être déjà mort. Il sombra à moitié dans un sommeil inconfortable, rêvant d’un voyage chaotique aux mille dangers imminents.

 

- Ai-je vraiment dormi  ou me suis-je évanoui ?    

Sans réponse exacte il conclut qu’il était vivant, quoique rien ne vint a priori confirmer cet aboutissement d’idées.

- Ouvrir les yeux, je dois ouvrir les yeux.

Et là il se rendit subitement compte qu’il put très bien déjà avoir les yeux ouverts bien qu’il n’y vit rien.  Il n’avait toujours pas bougé d’un poil et décida de remuer les doigts. Les doigts ? Avait-il encore ses doigts ? Il ne sentit rien. Et la main droite répondait-elle ? Pas non plus. Les pieds peut-être ? Rien.

 

Un énorme chagrin s’empara de lui à l’idée qu’il était complètement paralysé, sans doute partiellement disloqué, dans un endroit invisible pour lui. 

- Mais non, se rebella-t-il au plus profond de lui-même, je suis seulement ankylosé. La circulation du sang est perturbée, mais il ne faut pas que cet état persiste. 

 

De toutes ses forces il tenta de sortir de cette léthargie en se fixant un but simple à atteindre : remuer les doigts. Il mit très longtemps avant d’avoir sa première infime perception et bien plus encore avant d’être certain qu’enfin il pouvait faiblement bouger le pouce et l’index.  Concentré sur les mouvements à effectuer, il décida de contrôler aussi l’ouverture et la fermeture des paupières. En vain. Rongé par l’angoisse il se demanda pourquoi il ne le put.

 

Au bout d’un certain temps qui lui semblait réellement long, il avait la certitude d’être enseveli sous quelque chose d’énorme et de très lourd comme une plaque métallique ou un bloc de béton de grandes dimensions lui barrant tout le dos et les jambes.

- Je ne suis pas sorti de l’auberge, se dit-il.  En effet, coincé sous ce poids lourd, il n’y avait pas trente-six solutions pour se dégager : il n’y en avait même aucune.

 

C’est alors qu’une sorte de miracle se produisit : tout à coup il se sentit libéré du poids qui l’écrasait.  Ce fut hélas sa dernière perception.

 

- - -

 

-       Manolo ! Viens voir ! Il y a ici un crapaud tout noir !

-       Il est mort.  Tu vois bien qu’il est tout écrabouillé.  Un camion sans doute...    

-       T’es sûr qu’il est mort ?

-       Evidemment.  Il est même complètement desséché. Regardes : je le prends par une patte et ...

 

Manolo lance le cadavre de la bestiole à la tête de son ami Pitou.

 

-       Tu es un dégoûtant.  J’ai horreur des bêtes mortes...  Attends voir que je trouve du crottin ou  de la bouse...   

ATTENTION : ça GLISSE !

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05/01/2017

PERMIS DE CONDUIRE

Si vous connaissez quelqu'un qui ressemble à un Yeti ou un Sasquash ... nous venons de trouver dans la rue son permis tout terrain. Faites suivre sur vos réseaux sociaux ! Il pourra récupérer son document en nous téléphonant. Merci.

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CE N"EST PAS TOUT CELA...

Ce n’est pas rien, je vous le jure.

Chaque fois que nous devons nous déplacer à Lille, je dois penser à ne rien oublier : les chargeurs de nos deux téléphones, mes contre-écrous pour dents amovibles, la tenue Mars-Warrior pour Jipi ; la pompe pour gonfler mon sein droit artificiel au « bars » adéquats ; la bouffe du matin après l’analyse à jeun de Jipi. Je ne veux même pas frôler les impératifs du repas de midi ou du soir : sans sucre, sans graisse et sans lactose. Avouez que je me dévoue.

 Faut pas oublier non plus, que plus nous fréquentons cet appart-hôtel privé, plus j’ai besoin de faire tourner le lave-linge et le reste.

Mais non, je ne me plains pas du tout.

C’est vrai que, parfois, j’en ai plein le c..

Comment ? Est-ce que je vous entends encore ?

Mais taisez-vous donc : Je sais que je suis un spécimen unique.

Mes pensées vont vers H.Il. Il a un très vilain truc sur le crâne. Vont-ils réussir à lui extirper tout ça sans dommages ?

04/01/2017

BONARIEN

Lorsqu’Acé Zivré me fit la proposition de l’accompagner en minibulle spasmodique afin de retrouver sa planète, j’ai tout de suite refusé. Je connaissais Acé Zivré depuis assez longtemps, pour ne pas trop lui faire confiance.  

 

En fait, la première fois où je l’avais rencontré,Nain-de-jardin.jpg

c’était dans une bouquinerie où il cherchait des livres anciens sur l’histoire universelle de la terre. Jamais je n’aurais fait attention à lui, tant il passait inaperçu. Non pas qu’il était comme tout le monde, loin de là : il était lilliputien. Etant moi-même occupé à retrouver quelques noms d’auteurs et des titres de livres, j’avais fait un pas en arrière pour mieux voir en hauteur et croyant m’appuyer de la main gauche sur la tablette d’étalage du milieu je sentis tout à coup quelque chose de rond et de chaud dans ma paume. Surpris je regardais donc ce que c’était : c’était Acé Zivré et il me souriait.

-       Bonjour, me dit-il, pourriez-vous s’il vous plaît me hausser pour que je puisse voir les bouquins de la troisième étagère ?  

De tout autre que lui, j’aurais trouvé cette demande bien étrange et j’aurais passé mon chemin. Comme il était vraiment petit je le pris à bout de bras. Son poids était bien supérieur à ce que j’avais estimé.

-       Vous êtes bien lourd pour un si petit homme, lui dis-je.

-       C’est à cause de mes semelles de plomb, répondit-il gentiment. Si je ne les portais pas je m’envolerai au moindre souffle d’air.

En effet, il semblait fluet. Entre-temps je l’avais juché sur mes épaules et je passai lentement devant l’étagère qui l’intéressait. Tout à coup il trouva l’ouvrage qu’il convoitait : « La vie et les moeurs de Marie-Antoinette » de l’auteur archiviste Gilbours Dadais, avec préface de la reporter Maïté Duplumeau et un chapitre critique de Marthe Call. Acé Zivré saisit le livre et me demanda de le déposer au sol, et avec l’oeil à la fois naïf et un tantinet lubrique il me demanda si tout ce qu’on racontait au sujet de cette personne  était vrai ? Décontenancé je ne pus rien lui répondre, car personnellement je ne m’intéresse qu’aux gastéropodes marins.

 

Acé Zivré déborda ensuite de reconnaissance pour le geste qui lui avait permis de trouver le livre en question et ma foi, il avait l’air de ne plus vouloir me quitter. C’était sans doute émouvant mais aussi très casse-pieds, car j’avais autre chose à faire que de jouer au papa pour ce petit.  Avec quelque retard - je le suppose - il lut dans mes pensées, car subitement il me lança un « au revoir » sonore et dirigea tout droit vers la caisse, il me parut subitement plus grand mais cela pouvait être une illusion d’optique, où il paya son livre et sortit du magasin. Ouf !

 

Le temps passa et j’avais pratiquement oublié Acé Zivré, dont je ne connaissais de toute façon pas encore le nom.  Jusqu’au jour où je trouvais un enveloppe manuscrite dans ma boîte aux lettres. Elle n’avait pas été distribuée par les services de la poste, car elle ne portait pas de timbre.  A l’intérieur de l’enveloppe il y avait un mot manuscrit, écrit tellement petit qu’il m’avait fallu la loupe pour pouvoir déchiffrer le texte, qui disait :

 

« Cher monsieur Dubois,

Je m’appelle Acé Zivré et nous nous sommes rencontrés l’autre jour dans la bouquinerie du « Marabout Immobile ». Si vous pouviez vous rendre lundi prochain 18 courant à la terrasse du café « Le Soiffard », je pourrai vous rejoindre là vers 15 heures pour vous mettre au courant de certains faits que vous ne pouvez ignorer.

A bientôt j’espère, Acé Zivré »     

 

Par simple curiosité je me rendis à l’endroit indiqué et m’installa sur une chaise de la terrasse : c’est ainsi que j’eus avec lui une seconde rencontre.  Plusieurs minutes passèrent avant que le garçon ne vienne prendre ma commande, mais juste comme il arriva une sorte de chien noir aux yeux verts se hissa sur le siège à côté de moi, déposa une enveloppe sur la table avant de me dire en chuchotant :

-       Pour moi  ce sera une gamelle d’eau fraîche, si vous le voulez bien.  

25462898--hirsute-.jpgChoqué j’ai cru un moment que j’étais en proie à une hallucination.  Un chien qui parle, cela n’est pas normal du tout.  Je regardais l’enveloppe sur la table : elle m’était adressée. Je la pris pour lire son contenu.

« Cher Monsieur Dubois,

Dans cette enveloppe vous trouverez une oreillette que je vous prie d’ajuster afin que vous puissiez mieux comprendre. Ne faites pas trop attention à mon aspect de chien, c’est le résultat d’un essai mal réussi. Il ne s’agit pas d’un intermédiaire, c’est bien moi, Acé Zivré.»

 

 

      

BONARIEN (suite 1)

Pas un mot ne fut échangé avec le chien avant l’arrivée de la commande.  Je regardais l’animal à la dérobée et s’il n’avait eu la peau toute noire et nue sans fourrure j’aurais pu le prendre pour un caniche moyen. Puis j’examinais l’oreillette : elle ne me plut pas. Dans la partie sensée s’adapter à l’oreille il y avait une grosse pointe, comme un clou. Je n’avais aucune envie de me percer le tympan. Aussi murmurai-je :

-       Qu’est-ce que c’est que cette entourloupe ? Je ne veux pas mettre cette oreillette.

-       C’est comme vous voudrez, vous êtes libre de faire votre choix.

-       D’ailleurs, j’entends parfaitement sans ce truc ...

Il me dit alors à brûle pourpoint :   

-    Chez nous, nous sommes à géométrie variable, mais dans la limite de la matière dont nous disposons.  

-       Ah, bon. C’est génétique ? Ou est-ce lié à une région ?  

-       Vous aurez du mal à croire ce que je vais affirmer, aussi feriez-vous bien de ne pas y attacher d’importance, si cela vous paraît trop énorme.

-       Dites toujours,  l’invitai-je en me rendant compte combien ce chien assis sur une chaise attirait l’attention des autres consommateurs.

-       C’est à la fois génétique et tout à fait typique de la région d’où je suis issu.

-       Quelque part en Europe ? ailleurs... ?

-        D’un très lointain ailleurs. Cela n’a rien à voir avec la Terre.

 

Voilà que cela recommençait encore une fois ! On dirait bien que quelque chose en moi les attire, tous ces psychopathes qui me racontent venir d’ailleurs, qui disent avoir vécu en Egypte au temps des pharaons, ou dans l’arche de Noé, sans oublier ceux qui sont à moitié angéliques ou diaboliques ou qui proviennent de Mars, de Vénus ou de Jupiter.  Et maintenant ce chien bizarre avec qui j’étais en conversation, me débitait à son tour des âneries. J’étais persuadé que la voix que j’entendais était la sienne, mais il parlait mais sans remuer le museau... Par politesse je surveillais mon expression pour ne pas lui montrer tout de suite que ce qu’il allait me débiter  m’ennuyait déjà.  

 

-       Il vaudrait quand même mieux, chien, que tu ne restes pas assis sur cette chaise, finis-je par dire. Tu attires  tous les regards. Et quand je parle, j’ai l’air de marmonner tout seul, ce n’est pas agréable.

 

Il mit un certain temps à initier son récit, toujours glorieusement assis sur la chaise, et tandis que je regardais les gens déambuler dans la rue sous le soleil de plomb, il initia son histoire.

 

« Avant de vous dire d’où je viens, je préfère vous expliquer de quels expédients je vis depuis mon arrivée ici. Il n’était pas facile pour moi de nouer des contacts avec les adultes, car j’étais trop petit : vous l’avez d’ailleurs bien vu. Avec les enfants de cinq à neuf ans cela se passa à merveille. Il suffisait d’entrer dans leur jeu, de ne pas trop en dire tout en faisant le mystérieux au bon moment. C’est ainsi que j’ai souvent été invité, soit chez leurs parents, ou à leur école, ou dans leur club de sport.  Cela suffisait largement pour satisfaire à ma curiosité et pour apprendre la langue locale. Il y a tellement de nationalités différentes dans votre ville, qu’une de plus ou de moins ne choque personne, et que certains adultes hochent la tête d’un air entendu quand j’annonce que je suis d’un pays qu’on appelle Bonar dans notre langue et que suis donc un  Bonarien. »

BONARIEN (suite 2)

« Evidemment, dans la bouquinerie du coin là, Il y a quelques semaines : j’étais très petit et très fluet par moments. J’ai pu changer de géométrie entre-temps, mais ce n’est pas commode non plus de vivre sous ma forme actuelle : un tas d’endroits publics ou privés me sont interdits. » 

 

-       Ce n’est pas possible, vous êtes en train de me raconter des salades : aujourd’hui je vois près de moi une sorte de chien parlant, mais canidé quand même. Vous devez faire partie d’un cirque ! Votre maître doit être ventriloque et j’aimerais bien savoir qui il est.

 

« Si vous pouviez ne plus m’interrompre, vous parviendrez sans doute à comprendre un peu ce que j’essaie de vous dire. »

Avant de poursuivre le chien lapa un peu d’eau, se lécha les babines, descendit de la chaise, s’essaya par terre et posa  son museau sur mon genou droit.

 

« Vous voyez ? Je viens de prendre une attitude mieux en rapport avec mon aspect pour que vous soyez plus à l’aise.  Je vous disais donc que je suis un Bonarien. Il m’est impossible de vous situer ma planète, alors que je le voudrais bien. Elle se trouve quelque part, peut-être dans une autre galaxie,  et j’ignore sous quel nom vous désignez notre soleil, si du moins vous pouvez l’observer de la Terre.

Je m’appelle Acé Zivré, et je suis arrivé sur cette planète-ci à la suite d’un malheureux concours de circonstances.  Bonar est une planète spéciale, tous les êtres vivants sont rassemblés dans l’hémisphère nord, où il subsiste un reste de gravité. Au delà de l’équateur il n’y a plus rien. C’est ce que nous supposons, car jamais personne de sensé ne s’y est jamais risqué. A cause de ce manque de gravité quiconque s’aventure dans l’hémisphère sud « s’envole » dans l’espace pour ne plus jamais revenir. C’est ce qui m’est arrivé. Par chance je me trouvais dans ma bulle spasmodique. »     

 

-       Spasmodique ?

« Je dis spasmodique parce que je ne trouve pas d’autre mot dans votre langue pour désigner cette fonction spécifique : la bulle s’adapte à l’espace-temps et aux autres conditions physiques.  C’est ce qui a sauvé ma vie, mais hélas je suis séparé des miens sans grand espoir de les revoir et c’est un grand chagrin.  Comme je le disais, mes semblables et moi-même sommes à géométrie variable dans la limite de notre masse organique. Chez nous personne – ou rien si vous voulez – n’a l’aspect des choses vivantes de la Terre. Chez nous il n’y a ni hommes, ni animaux, ni plantes.  Nous sommes des « choses » arrondies mais  pouvons changer nos apparences par un grand effort mental qui requiert un long entraînement. Quand nous avons réussi à prendre  un aspect, il ne correspond pas toujours à ce que nous souhaitions.  Souvenez-vous comme j’étais petit lors de notre première rencontre.  Alors j’ai pensé que ma survie ici serait plus facile sous l’aspect d’un bichon, car j’ai constaté combien les gens d’ici s’attendrissent devant les petits chiens.  Maintenant je crois que je me suis trompé en faisant ce choix car je suis un peu trop grand. Est-ce que vous pourriez me donner une idée pour la prochaine transformation ? Au mieux je  ne pourrai la réaliser que dans six mois ou un an. »

 

-       Mon intérêt va vers les gastéropodes marins. Il est clair que je ne vous conseillerais pas de prendre l’aspect d’une limace, vous ne feriez pas long feu.  Mais pourquoi ne pas prendre l’aspect normal d’un homme moyen de la Terre ? 

« C’est bien ce que j’ai voulu faire la première fois, mais il me manquait un peu de masse et surtout  je ne m’étais pas assez concentré : c’est ainsi que  je n’ai obtenu l’aspect d’un jeune enfant aux allures d’adulte. Cependant, d’après mes constats, pour les hommes moyens la vie n’est pas facile chez vous. On leur demande des papiers d’identité, ils doivent obtenir des cartes de travail et de séjour. Ils doivent  disposer d’argent car toutes les choses, objets, nourriture et services sont payants.  Comment faire dans mon cas ? »

 

-       Mais vous allez à l’Office des Etrangers et vous déclarez que vous demandez l’asile politique. Inventez une sombre histoire de tueries dans votre pays, mais choisissez un pays adéquat, dire que vous venez de Bonar ne vous avancera à rien.  Je ne sais pas, moi : dites que vous venez de l’Iraq ou de l’Iran, de la Palestine ou de la Chine, de la Bolivie ou du Chili : vous avez le choix quand même ! Veillez cependant à parler la langue de votre soi-disant pays de provenance et d’avoir des notions de son histoire et de sa géographie...

 «  Ne pourriez-vous pas faire ces formalités à ma place ? Vous savez déjà où s’adresser et quoi déclarer... »

 

-       Vous n’y pensez pas j’espère ? J’aurais l’air fin, moi, un grand blond aux yeux bleus et ne parlant que le français avec un fort accent bruxellois !

 

« J’avais entendu dire beaucoup de bien de vous, mais il me faut déchanter, vous ne semblez pas vraiment coopératif.  Comment allez-vous organiser maintenant ma survie en tant que chien ? »

 

-       Moi ? Mais ce chien c’est votre problème, pas le mien. Je ne puis rien organiser. Dans l’immeuble où je vis les animaux de compagnie sont interdits.

« Oh mais ! Vous essayez de me cacher des choses. N’avez-vous pas aussi une maisonnette en pleine campagne près d’un petit étang ?  Là vous pourriez facilement m’emmener,  j’aurai une vie saine et tranquille. Alors ? Vous êtes d’accord ? »

Eh bien non, je n’étais pas d’accord du tout. Aussi me levai-je de mon siège et partis vers une entrée de métro. Par chance ce chien noir qui mettait son nez dans les affaires des autres ne me suivit pas.

--- 

Beaucoup de temps passa, à peu près trois ou quatre ans, et le souvenir de cet Acé Zivré si diluait dans l’oubli, jusqu’à notre troisième rencontre.

 

Je passais quelques moments de détente dans ma bicoque près de l’étang, lorsque je vis un manège intriguant se passant à hauteur de mes yeux sur la branche du noyer de ma propriété. Se trouvaient  là, presque côte à côte, une buse quelconque et un magnifique perroquet vert.  Ce perroquet était splendide : vert clair presque jaune sur le ventre, les ailes couleur émeraude, la tête d’un orange éclatant, les plumes caudales vert tendre très longues en forme de lyre. La buse lui menait la vie dure à l’attaquer de temps en temps pour lui faire perdre l’équilibre. Je n’avais jamais vu de perroquet dans mon domaine, et intrigué je m’approchais pour le voir de plus près.

-       Le monsieur buteo est plutôt agaçant, me dit-il tout de go. Je n’ai pourtant pas eu d’attitude agressive. Il ne fait que m’attaquer.

-       Je l’ai remarqué, lui dis-je, sans me rendre compte que j’étais en train de parler à un oiseau comme je l’aurais fait avec un humain.

-       Il faut bien que je le supporte. Il finira par se lasser et s’en aller. c’est la  vie, répondit le perroquet.

-       Vous êtes bien philosophe et placide, lui dis-je.

 

Un silence s’installa, après quoi, tout à coup, le perroquet me dit :

-       Vous ne me reconnaissez pas, n’est-ce pas ? Cette fois ma géométrie est vraiment parfaite.

-       Est-ce que nous nous connaissons ? lui demandai-je.

-       Evidemment : je suis Acé Zivré. Je l’aurais parié qu’avec ma dernière géométrie variable personne ne me reconnaîtrait, même pas vous.

BONARIEN (fin)

PERRO.JPG-       Acé Zivré ? Ce n’est pas possible...

-       Si, si, c’est bien moi. Avouez que je n’aurais pu faire mieux. Surtout pour un Bonarien. 

-       Si vous êtes vraiment celui que vous dites : c’est très bien réussi.

-       De ma métamorphose précédente, j’ai cependant gardé quelques habitudes alimentaires qui me sont bien utiles aujourd’hui.

-       C’est à dire ?

-       Quand je vivais sous la forme de chien, j’avais pris grand plaisir à manger du fromage. A ce moment là il y avait évidemment l’inconvénient des flatulences, mais qui me rendent grand service aujourd’hui, où je continue de mêler du fromage à mon régime granivore.

-       J’avoue que je ne comprends pas bien.

-       C’est pourtant simple. Je me suis construit une bulle spasmodique en peau de raie, afin de tenter de retrouver ma planète.

-       En peau de quoi ?

-       De raie manta évidemment, évidée de la chair mais gardant toujours son squelette. Cette peau est très souple et convient parfaitement pour servir de bulle.

-       Et alors ?  

-       Mais... c’est biologique ! J’entre dans ma bulle, je faits quelques pets roquets, et elle enfle.

-       Tu fais quelques perroquets et elle enfle ?

-       Il faut mieux écouter et réfléchir à ce que je dis : je fais des pets comme un roquet, cela amène des gaz et ma bulle peut s’enfler. Si je suis venu ici aujourd’hui, c’est d’ailleurs pour t’inviter à faire le voyage avec moi.

-       Le voyage ?

-       Oui. Pour retrouver ma planète. Ma bulle est assez enflée pour nous contenir tous les deux.  Tu seras mon navigateur. Nous irons dans l’univers et nous retrouverons mon habitat habituel.

 

J’ai donc poliment décliné son invitation. Vous me voyez dans une bulle spasmodique gonflée aux pets roquets ? Pas moi.

03/01/2017

Salut !

Une impression bizarre m'étreint : je vous en fait part.

Le mois de janvier sera assez bousculé pour nous : Jipi a des visites de contrôle et d'analyses chaque semaine à Lille. Moi ? Rien de tout cela.

Pourtant, en prévision d'un éventuel oubli fatal de respirer, d'un événement inattendu qui ne me permettrait plus d'y voir clair même en état de sobriété stricte et neutre (???) ou d'avoir un accès brutal de Parkinson, d'Alzheimer ou de simple folie de vieillesse, je précipite un peu les choses.

Dans mes tiroirs à malice j'ai un tas d'écrits "très personnels" qui touchent à la fiction et à l'imaginaire plus qu'au vécu et que je vais jeter en pâture sur ce blog.

Pour demain par exemple, il y a une histoire que j'ai divisée en 4 parties et que je vous demande de ne pas trop dénigrer. Elle est un jour sortie de mon moi-même comme un enfantement. 

Entre-temps - même si je vous ennuie - je vous aime bien ! 

  

L'AGENDA DE JEAN.

Dans les années 1950, mon ex beau-frère Jean avait une douzaine d’années. Pour ses étrennes il avait reçu de son parrain un bel agenda comportant une page par jour.

Le gamin fit remarquer qu’il avait déjà son journal de classe. Pas démonté du tout son parrain rétorqua :

-       Le journal de classe est pour les devoirs et les leçons. Dans cet agenda tu noteras plutôt les événements de la vie.

A la fin de l’année, il y avait 4 notes personnelles dans l’agenda de Jean :

-       A la fin de janvier : « rien ».

-       A la fin de mars : « toujours rien ».

-       Vers la mi-juillet : « encore toujours rien ».

-       Et puis, tout à coup, en octobre : « j’ai besoin d’argent ».

02/01/2017

NOTRE CHEF D'OEUVRE POUR VOUS !

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Nous l’avons peint ensemble en à peu près 6 heures de labeur intense. .

Admirez le piqué, l’harmonie et la façon moderne de traiter le toucher de l’art pictoral : nous y avons mis tout notre savoir-faire et tout notre cœur pour vous réjouir en ce jour ordinaire de l’an 2017. Nous attendons vos félicitations. 

Que dites-vous, vous n’y voyez que dalle ?

Mais éclairez votre écran d’une manière rationelle n’est-ce pas !

Ce que cela représente ? Le combat ultime de deux tribus Bantoues dans un tunnel non éclairé.

N’est-ce pas bouleversant ?

01/01/2017

BONNE ANNEE !

Salut ! Bonjour ! Bonne Année !

 

Givré(e)(s) ? Pas nous, dehors oui. Rien de cassé ? Pas de gueule de bois ?

Mais c'est merveilleux !

Comment dites-vous ? Ballonné ?

Allez vous recoucher !

31/12/2016

31 DECEMBRE 2016

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30/12/2016

AVANT DERNIER JOUR DE CETTE ANNEE

Faites en quelque chose de bien : envoyez-vous en l'air par exemple, mais pas ainsi :

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Aimez  votre chameau, aimez-les tous les deux...

 

 

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Ramenez enfin cette échelle empruntée depuis trop longtemps...

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29/12/2016

N'APPELEZ PAS LA POLICE ...

nu.jpgSi, en passant sur une autoroute en Wallonie, vous croyez voir un homme nu.

La police est déjà descendue sirènes hurlantes et ambulance à l'appui sur les lieux.

Par contre, transport13.jpgsi vous voyez un pick-up  réellement surchargé comme ceci : vous n'êtes plus en Europe mais égaré quelque part en Afrique ou peut-être en Asie.

Méfiez-vous si vous tentez un dépassement.

28/12/2016

PERDU A MOLENBEEK

DSCN0558.JPGentre le jour de Noël et celui du jour du jour d'aujourd'hui : tenue intérieure complète de convalescent.

 

Merci de me la ramener avec douceur, soin et gentillesse, surtout s'il y a  encore le bonhomme dedans. Merci. 

1940 : VIEILLE ECOLE (PAYS-BAS)

Ce n'était pas tout à fait pareil en Belgique ... d'après mes souvenirs.

A tous et à toutes :  bonne fête les INNOCCENTS !

Hier j'ai vu le couple de pies inspecter leur nid : il n'y avait pas de petit Jésus dedans ! Dépitées, les pies sont parties.  

 

27/12/2016

ELLE DEPRIME GRAVE.

En caressant le Gaby de notre voisine de palier, j’ai constaté que j’avais pris du poil de la bête ! Pas tellement beaucoup mais assez pour devoir brosser ma jaquette.

Ah, si la madame de Gaby pouvait – elle aussi – enfin prendre un peu de poil de sa bête, ce serait magnifique. Elle est en détresse, la dame, en grande détresse. Est-il en mon pouvoir et en mes capacités de l’aider ? Je me pose la question et ne trouve pas de réponse satisfaisante.

Madame de Gaby est pathétique : de plus en plus maigre, les yeux rougis par les pleurs en cachette, elle vit très mal son état. Depuis les trois ans que je la connais (peu, car nos rencontres sont fortuites) son discours n’a pas varié : elle a maigri de plus de 20 kilos quand on lui a signifié la fin de son bail dans l’appartement précédent. A 80 ans : c’est un sale coup. Depuis, elle a subi 3 opérations. Aujourd’hui elle n’a plus d’équilibre, perd la mémoire, ne voit aucune amélioration dans son état, n’a plus le goût de vivre… sauf encore un peu pour le Gaby. C’est autour de ces points-là que tournent ses idées et ses rares conversations.

Devrais-je m’occuper d’elle ? Cela serait alors au détriment de Jipi : je ne vais quand même pas favoriser la voisine à ses dépens ? Sans oublier que la fréquentation de personnes déprimées ça déteint, forcément !

gratte-dos-massant-tp_6758782555445820675f.jpgC’est ici que je regrette de n’avoir pas trouvé dans mes petits souliers le cadeau rêvé : un gratte-dos en bois noble. Avec plaisir je le lui aurais cédé gracieusement pour qu’elle ait une occupation gratifiante.

casque-de-jupiter-aconitum-napellus-subsp-napellus.jpgTout comme je suis dans l’inconfort de ne pouvoir lui offrir un joli pot avec un beau casque de Jupiter en pleine maturité… Cela ne se vend pas, comprenez-vous ? Cette plante est jolie mais si toxique que si des abeilles l’ont butinée, on peut mourir d’une petite cuiller du miel.

Elle m’aurait été – éternellement – reconnaissante du conseil que j’aurais donné : petite tisane d’un bout de racine juste avant le coucher.

CADEAU POUR VOUS !

En cette période de fin d’année et de cadeaux (utiles, inutiles et autres) ma bonté s’adresse aux personnes qui ne reçoivent que peu de courriels et s’en désolent ; aussi aux personnes qui s’ennuient !

Si c’était votre cas, voici un simple truc qui va faire déborder votre boîte à mails : PARTICIPEZ !

full_mailbox_medium.jpgA quoi ? A tous ces sondages et concours mirobolants proposés sur la toile, à toutes les invitations de recevoir la « newsletter » ; à TOUT. lettres.jpg

 

Cette astucieuse pub vendra votre adresse aux plus offrants.

Vous recevrez tellement de messages que pour les lire tous il vous faudra évidemment sacrifier en partie (ou totalement) certaines autres occupations. Marketing-Email.jpg

Eliminez d’abord celles qui vous ennuient : le boulot par exemple.

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Ensuite, si vous estimez que trop c’est vraiment trop : il vous faudra du temps, de l’entêtement et beaucoup d’autres qualités pour vous désinscrire de ces spam.   

26/12/2016

C'est ICI !

Je vous invite sur le balcon : devant vous (à l’Est) il y a l’étendue des jardins sur au moins un kilomètre. Bien au-delà se trouve l’aéroport. On a la chance de voir toute la journée des avions qui décollent et d’autres qui atterrissent. Mais non : ils ne passent pas tous juste au-dessus de nos têtes !

Maintenant regardez à gauche (le Nord) : koekelic.jpgc’est la basilique de Koekelberg. Il y a plus de cent ans son architecte a fait un rêve prémonitoire ; voilà pourquoi il a prévu deux minarets. L’un contient déjà les cloches chrétiennes, l’autre pourra accueillir le muezzin. Le Bruxellois dans sa généreuse bonté appelle ce monument : Kûck-el-Iq de BaS-el-Berh.

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Tournez la tête à droite (le Sud) : perdu dans la brume de pollution, certains jours pourtant on le voit clairement (ici avec max de zoom) : le monumental Palais de Justice de Bruxelles.

Mais oui : entre les deux les cœurs balancent et pas que les cœurs d’ailleurs !    

25/12/2016

JOUR DE NOEL

SUSA NINA joliment brodée sur "Douce Nuit" est probablement le plus beau chant de Noël flamand.

24/12/2016

JOYEUX NOEL

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23/12/2016

BONNE NOUVELLE POUR...

les distraits, les retardataires et ceux qui attachent peu d'importance aux coutumes.

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Vous n'avez pas de cadeau de Noël ?

Aucun problème ! Le Père Noël est mort dans le crash du traîneau, comme je l'ai déjà dit. Pire : ses assistants sont morts aussi !!!

Vous avez donc tout votre temps pour encore vite chercher des étrennes pour ceux qui en attendent.

Nous n'avons pas eu cette chance : nos Bataves nous tombaient sur le râble et on fait la "razzia sur la schnouf" comme il se doit. 

Le moins marrant ? Ce Père Noël a donné la varicelle à Tilio et Enoa qui est maintenant dans sa phase bulbeuse.  

Pas de varicelle chez nous hier, mais de la vaisselle à faire : un gros tas. Vivement la fin de cette période de fêtes... si ça "continuait durer encore toujours " j'aurai les mains abîmées par le savon vaisselle  :))< .

22/12/2016

IL N'AURA PAS SON CADEAU.

Il me sera très difficile, voire impossible, de satisfaire le souhait de Jipi pour sa petite Noël.

-     Si je pouvais encore avoir un fils, dit-il, je pense à un prénom composé très chaleureux : Urbain-Marie.

Heureusement que j’ai lu quelque part que le Père Noël s’était mal conduit dans sa luge autotractée et qu’il s’est viandé !

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21/12/2016

SUR LA VOLGA

Il y a des années j’ai fait un rêve fascinant. J’étais à l’étranger dans un pays inconnu. Je me promenais sur les berges d’un fleuve impressionnant quand tout à coup résonnaient des bruits forts de cascades d’eau et de rires humains.

-       Où sommes-nous ? demandai-je à un autre promeneur.

-       Sur les rives de la Volga, me dit-il.

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Là, le spectacle devenait extraordinaire : c’était la transhumance de plusieurs villages du Nord descendant vers le Sud accompagnant le flottage du bois. Sur le fleuve flottaient ainsi plusieurs petites maisons habitées avec rideaux blancs aux fenêtres et jardinières de géraniums rouges. Des femmes aux vêtements multicolores tricotaient sur le seuil ou bavardaient. Les hommes munis de gaules dirigeaient la descente. Je n’avais jamais vu un événement semblable.

En ce temps-là nous n’avions pas la télé, je n’allais pas au cinéma mais il se peut qu’une lecture ait émergée de mon subconscient pour me faire vivre ce rêve fantastique.   

20/12/2016

CETTE VOIX ET L'ETENDUE DE SA TESSITURE

JOUR LE PLUS COURT

Et grâce aux imbéciles criminels qu'on héberge, ce jour est propice au recueillement. Allah n'aime pas les voyageurs et passagers d'avions ou de train, il n'aime pas le 14 juillet et le feu d'artifice, il déteste aussi le marché de noël, il hait les cartoonistes... Je suppose qu'il n'aime pas non plus les djihadistes ???

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 .

19/12/2016

NE PAS CONFONDRE.

Comme l’a dit la madame météo il fait fort brouillassou … nous sommes sous la « patate » anticyclonique avec pics de pollution par particules fines.

images35.jpgJipi intervient ici pour vous dire de ne pas confondre cet état avec celui des parties fines de cul.

 

Nous sommes là-bas : échographie paraît-il, que je ne dois pas confondre avec la petite coquinerie matinale !