13/11/2016

WILLY

Dans le quartier Simonis (à cheval entre les communes de Koekelberg et de Molenbeek dans le nord-ouest de Bruxelles) Willy est un concept.

Dans mon entourage familial tous les hommes sont passés un jour ou l’autre « Chez Willy ».

Il avait, pendant plus de 40 ans, un modeste salon de coiffure, près de la Place Simonis, fréquenté par les hommes qui ne demandaient qu’une coupe propre et mâle, sans prétention de mode. Au fil du temps sa clientèle s’est « séniorisée ».

Depuis trois ou quatre ans Willy a pris sa retraite. Il vit pas très loin de l’endroit où il exerçait en salon. Pour garder un contact avec les personnes (et se faire un petit pourboire) il fonctionne encore trois demies-journées par semaine. Le mercredi il faut prendre rendez-vous par téléphone, le mardi et le jeudi en matinée on y va au petit bonheur la chance.

Jeudi Jipi y est allé. Il n’y avait pas un chat. Willy disposait de tout son temps. Alors, comme il faisait froid et que Willy n’attendait pas grand-monde, il s’est attaqué de main de maître aux quelques cheveux que Jipi peut encore montrer. Willy a pris son temps pour les compter. (Il faut que le prix demandé soit conforme aux prestations offertes).

Ensuite, avec sa main de maître et ses ciseaux, il a taillé. Tout en racontant ses dernières vacances en Croatie.

Willy a été très consciencieux : il a aussi taillé les sourcils du Jipi.

Heureusement que vers midi sonnantes la femme de Willy a rappelé à son coiffeur de mari que la soupe était chaude…

Je vous le jure : Willy n’a pas raté Jipi !

Sans l’intervention miraculeuse de l’épouse de Willy, mon Jipi rentrait chauve !    

 

12/11/2016

LES CABAS.

La vie à deux a de nombreux avantages. Surtout quand on fait pas mal de choses ensemble et qu’on se partage les responsabilités.

Par exemple : nous faisons nos achats pour la semaine ensemble : chacun a ses gondoles de référence et remplit le caddie. Ensuite, quand tout est embarqué dans le coffre de la voiture, il y a l’acheminement jusqu’à l’appartement. Evidemment, la voiture nous dépose dans les sous-sols de l’immeuble où nous occupons le 4e étage. Jusqu’à présent le vieil ascenseur fonctionnait toujours… nous craignons pour l’avenir.

Et c’est au sous-sol que la bonne entente d’un couple peut se tester !

Comme je suis de petite stature et que j’ai les bras relativement longs je ne peux pas porter les cabas : ils traînent par terre.

Là, Jipi m’est d’une aide précieuse : il est plus grand que moi et il a les bras relativement courts. Pigé ? C’est lui qui porte les cabas !!!

SA REPONSE.

Lucie n’avait pas tout à fait 5 ans. Elle lisait déjà et pouvait écrire. En ce temps-là elle attachait tous les mots ; c’était amusant à lire.

Un jour je lui avais fait une remarque qui ne lui avait pas plu.

Elle a pris un bout de papier et un crayon pour bouder dans son coin.

Un peu plus tard elle me le remit :

         Maminoutuesvilainecomuncrocodilejeneteparleplus.

10/11/2016

NOUS SOMMES FRUSTRES

Sur le coup de 16 heures, nous sommes tirés de notre torpeur automnale par des voix fortes dans la cage d’escaliers et par des coups frappés à la porte de notre voisine de l’étage en dessous.

Nous avons bien reconnu sa voix : elle était donc revenue en catimini après son évacuation par les pompiers d’il y a environ deux semaines ! Déjà nous avions appris que cette fois-là, elle était tombée sans rien se fracturer, mais qu’elle était trop faible pour pouvoir se relever seule.

Aujourd’hui, par la fenêtre donnant sur l’avenue, nous avons vu l’ambulance des pompiers et une voiture de police.

Sous l’emprise de la curiosité, j’ouvre la porte donnant sur le palier, pour voir (sans être vue) notre madame Gaby (voisine de palier dont le petit chien porte ce charmant prénom) descendre les escaliers afin d’être aux premières loges de la provenance de tout ce tintamarre.

Sait-elle quelque chose de plus que nous ? J’en doute.

Toujours est-il que de notre étage nous avons bien vu repartir les ambulanciers avec leur sac de secours en se disant entre eux :

-        C’est souvent comme ça chez les vieux : fausse alerte.

Bref : la voiture de police était encore présente un temps certain et personne, vraiment PERSONNE, n’est venu nous dire ce qu’il y avait eu vraiment.

C’est frustrant, quoi !!!

On ne nous dit jamais rien.

... ET TRES GROGNON !

Le temps d’hier n’était pas folichon. Jipi a tenté une sortie vers le centre-ville.

Il est revenu fatigué, mouillé et très grognon.

-         Quel bordel Bruxelles !

Après avoir pris un bus, le métro avec correspondance sur l’autre ligne, il n’a jamais trouvé l’entrée du pré-métro à De Brouckère et a dû se farcir le reste du trajet à pied. S’il a facilement pu aller chez le photographe qui va lui faire le tirage d’une trentaine de négatifs argentiques des années 1940, il s’est trompé de sens en sortant du magasin, si bien qu’il a dû faire une fameuse trotte pour revenir vers le métro. Il reproche à la STIB le manque de clarté pour s’y retrouver dans le réseau, il grogne contre la ville de Bruxelles qui est trop chiche en panneaux avec le nom des rues et dont le fameux piétonnier ressemble par temps de pluie à une succession d’énormes flaques d’eau plus ou moins profondes…

… Saviez-vous qu’il me dit souvent que je n’ai pas le sens de l’orientation ? Mais moi, à pied, je ne me trompe pas.

LE REVE AMERICAIN

6799 novembre 2016.jpg

08/11/2016

ça y est !!!

… j’ai la pécole !

Pas celles des fesses, celle des jambes et des chevilles…

Cela pourrait donc s’appeler la « pékille »

et ressemble à la forme atténuée de la scarlatine

alors que je n’ai absolument pas eu d’angine.

Par plaques entières ma peau se détache

alors que je n’ai pas, que je sache,

d’ancêtres serpents et je me demande

si dans le jardin des délices

la fameuse Eve n’aurait pas par la bande

eu des rapports avec le serpent Malice.

C'EST LE JOUR.

En Europe les températures extérieures rafraîchissent. Partout sur la planète Terre les espoirs d’un monde meilleurs sont gelés.

FRIC.jpgC’est bien la première fois depuis mon existence que j’ai été tellement choquée par l‘invraisemblable cirque que sont les élections aux USA. Cela jette une lumière nouvelle sur les élections dites démocratiques dans n’importe quel autre pays.

Aujourd’hui nous saurons tous à quelle sauce l’Américain de base sera mangé. Cela promet !  

Nous saurons aussi que sauf le règne du fric il n’y a plus d’espoir.

Ni pour les Blancs, ni pour les Noirs.

Vive les media pour nous en avoir mis plein les yeux… du coup j’en ai plein le cul ! Pas vous ?

07/11/2016

PLANQUEZ VOS JARDINIERES !

231535.jpgDes rumeurs circulent. Les élus européens ont l’intention d’obliger les états membres à lever une taxe supplémentaire pour équilibrer le budget, et s’assurer que les sommes dues à l’omnipotente Europe soient dûment versées à temps.

jardiniere-de-fleurs-pour-balcon.jpgIls ont suggéré que les nationaux exhibant encore en cette saison un ou plusieurs géraniums en fleurs font preuve d’un étalage de richesse qu’il faut taxer. D’autres plantes fleuries subiront les mêmes directives, méfiez-vous.

08102011-P1370998.jpg

Pour ma part je planque mes jardinières. Et vous ?

06/11/2016

HISTOIRE DE MOUTONS...

Il n’y avait que 15 jours que je travaillais dans la firme, quand un entrepreneur au téléphone me demandait :

-         Madame, avez-vous des chèvres ? chevre-.jpg

Je l’ignorais et répondais :

-         Nous avons des moutons, c’est sûr, pour les chèvres je dois poser la question. Un instant svp.

Il n’y avait pas de chèvres dans l’entreprise.

mouton sonnette.jpgJustement, à propos de moutons, nous en vendions. Il était de coutume que nous envoyions un transporteur spécialisé à l’usine en Allemagne pour prendre livraison de l’énorme bête et pour la livrer à notre client en Belgique.

Un jour, le transporteur m’appelle et me dit textuellement :

-         Madame, je suis ici à Esslingen pour charger le mouton. Il est déjà parti. Il a pris le train !

Tuile pour nous : il allait falloir payer le transporteur qui avait fait un voyage pour rien, et la firme d’Esslingen n’allait pas nous faire cadeau du transport ferroviaire.

Petite anecdote au sujet de ces moutons : quand la firme à Bruxelles à cessé les affaires, j’ai hérité d’un panneau de chantier. PANNEAU.pngJ’avais trouvé amusant de le planter parmi les rocailles et les fleurs, dans un bout de jardinet devant notre maison à Gammerages.

Un samedi après-midi, tout le collège échevinal, bourgmestre en tête, se trouvait devant chez nous et sonnait.

-         Votre panneau, me disait le bourgmestre, n’est pas légal : il est en français.

-         Oui, dans mon terrain privé.

-         Les gens peuvent le voir de la rue. Ce n’est pas très gentil pour ceux qui élèvent des moutons…

Je vous épargne la suite, mais j’ai enlevé mon panneau humoristique.

 

QUI REPLACERA POPOV ?

A mon avis, ce sera Tilio d'ici quelques années. il s'entraîne ferme.

tiliocclown.jpg

 

05/11/2016

ELLE A 18 ANS AUJOURD'HUI

Et elle ne ressemble plus tellement à la petite fille qui avait 2 ans en 2000.

Lucie2.jpg

lucie18.jpg

04/11/2016

PAS DE QUIPROQUO ici,,,

Si, sur le chantier devant ta porte, un ouvrier t’explique que :

dame1.jpg

-       Ma dame de trottoir est trop vieille maintenant. Elle ne veut plus sauter. Elle a le pied tout tordu …

Ne crois surtout pas qu’il te cause de la péripatéticienne rencontrée la veille au soir dans le quartier Nord de Bruxelles.

Il ne fait que mentionner les défauts de son outil de travail.

delmag.jpg

MON PISTOLET

Après une dizaine d’années dans l’enseignement, j’ai viré ma cuti pour travailler dans le privé. Dès mon retour en Belgique je me suis farcie des intérims e.a. dans les assurances, la banque, ETRIMO (constructeurs d’immeubles) sans oublier un premier contact avec une branche plutôt mâle : LEGRAND SA, électricité où j’ai fonctionné un an.  J’aurais pu y rester plus longtemps, mais le genre faux-cul envers n’importe quel chef (qui a toujours raison même quand il a tort) m’a vite vacciné. Chef ou pas chef : quand on a tort on a tort, c’est ma devise. Nous nous sommes quittés à l’amiable et à notre satisfaction réciproque.

C’est ainsi que je suis tombée sur un poste dans une société dont l’activité principale était la vente de machines pour la construction des routes. 

Quand je restais au bureau pendant la pause de midi, je décrochais le téléphone quand il sonnait.

Ce midi-là le gars me demandait :

-       Qu’avez-vous exactement comme pistolet ?

Le mien étai fourré à la salade de thon…

http://www.pistolet-original.be/le-concept/le-pistolet/

03/11/2016

J'AI TOUJOURS CES 10 EURO...

J’avais mis 10 € de côté pour me procurer une corde solide et une paire de bretelles confortables d’occasion. L’ennui c’est qu’ici dans l’appartement il n’y a aucune poutre.

harnais.jpgPourquoi ? Parce que je voulais me pendre n’est-ce pas ! Mais pas n’importe comment : en toute sécurité et surtout pas la corde autour du cou, ça fait trop mal. J’aurais garni le bas des  bretelles d’un gros coussin : c’est pour ménager les fesses.

L’idée a germé l’autre jour en voyant le pompier descendre en rappel de mon balcon vers celui de la voisine du 3e. Ainsi munie j’aurais pu rester pendue très longtemps sans trop de mal.

Mais comme mon seul ennui s’est résolu tout seul et que je peux continuer à vendre mes élucubrations dans ce blog, je réfléchis maintenant à quoi je vais dépenser ces 10 €. Je suis dans l’attente de vos suggestions.

INCROYABLE !

Hier, en fin d'après-midi, j'étais au 35e dessous, car mon blog m'était toujours inaccessible.

Cette nuit, en compagnie de mon ami Alain SOMNIE, que vois-je ? Un courriel de Skynet Proximus

Résultat ? Mais OUI !!! ça marche de nouveau. Enfin

A bientôt !

26/10/2016

AI-JE ETE PIQUEE ???

Par une mouche tsétsé ?

Dans l’après-midi d’hier j’ai été prise d’une envie irrésistible de dormir. J’ai cédé !

Et suis-je moins fatiguée ? Je n’en sais rien.

Pourtant tout roule comme sur des roulettes : j’ai récupéré le petit Nikon réparé sous garantie et il fonctionne (j’en ai deux maintenant !). Une enveloppe envoyée aux Pays-Bas a fait son apparition chez le destinataire après environ 3 semaines : bravo la POSTE. On ne s’y attendait plus.

La remplaçante de Cristina est venue faire (très bien) le ménage ici : que de la satisfaction.

Et ce matin, en 5 minutes, le nouveau-lave-linge était posé et raccordé (il fonctionne !) et l’ancien a pris le chemin de la décharge par la même occasion.

Mon seul problème reste ma boîte mail de Skynet. Ils m’ont annoncé l’avoir débloquée, mais…

Il faut que je téléphone tout en tripotant mon pc et en donnant des n° IP et tout ça. … Ah ! qu’est-ce que je me sens déjà fatiguée !

Tout cela parce qu’à Lille nous avons pris un abonnement internet pas cher (nous n’y sommes pas en permanence). L’opérateur, pour ne pas le nommer, est FREE.FR ; il est ouvert à tous les spammeurs ! Probablement moyennant paiement. En tout cas, je n’enverrai plus jamais du courriel de là-bas.

24/10/2016

SAUVETAGE

Sur le coup de 21 heures... Sirènes d'ambulance qui s'arrêtent devant notre immeuble.

Police ! La personne du 3e étage - juste en dessous de chez nous est (de nouveau) - tombée, sans pouvoir se relever et avec fractures. C'était le cas déjà il y a environ 5 ans.

La police appelle les pompiers. 

Ils sont six dans notre cuisine, puis sur le balcon. 

L'un des pompiers descend par une corde jusqu'au 3e : par chance la porte de cuisine de la personne est ouverte.  

La fois précédente ils avaient déployé la grande échelle et cassé la vitre de son bureau.

Pauvre madame !

 

DSCN0003.JPG

DSCN0004.JPG

 

 

 

O MIMO ! QUE BELLO !

J’ai rêvé de Pino. C’est un copain d’école primaire de mon aîné. Ils ont tous les deux 58 ans aujourd’hui. La première fois qu’ils se sont rencontrés dans la cour de récré, ils se sont battus à mort !

Les parents de Pino sont Siciliens. Quand leur fils a atteint ses 18 ans, ils ont organisé un « rapt » à la sicilienne pour le marier à Ana, sa cousine germaine du côté paternel.

Pino n’avait pas envie de se marier, et s’il avait eu envie de sauter sa cousine, cela se serait su.

La jeune fille, 18 ans également, avait alors une belle silhouette, de longs cheveux blonds ondulés et des yeux bleus : héritage de certains Normands arrivés en Sicile au Moyen-Age. A part cela, elle ne parlait pas un mot de français et jouissait d’un visage vraiment revêche et ingrat. La pauvre ! Il faut bien vivre avec ce que la nature t’a octroyé à la naissance.

Moins d’un an plus tard, Pino devenait papa d’une petite fille qui, en grandissant, était le portrait craché de sa maman. Je n’ai aucune idée de ce qu’elle est devenue… Elle doit avoir 40 ans aujourd’hui.

Le ménage n’a pas tenu. Pino qui était parfait bilingue : français, italien, a rapidement trouvé un boulot à la CE. S’il n’est pas déjà retraité, il y travaille toujours.

Dans mon rêve je m’évertuais à lui raconter des histoires.

Celle-ci, par exemple :

 Rosa, sa maman emmenait son mari Domenico voir les vitrines de luxe le samedi après-midi.

Quand, dans un magasin elle voyait une chose qui lui plaisait vraiment, elle embrassait son mari, puis pointait l’objet du doigt en lui soufflant (avec le tremolo de l’émotion dans la voix)

-       O ! Mimo ! Que bello !

Il ne résistait pas et achetait.

22/10/2016

LEGER, TRES LEGER...

Nous avons le cœur et le moral légers et pas qu’eux ! Le compte en banque aussi. Mais c’est le prix à payer pour la légèreté d’esprit.

Non seulement nous avons réussi hier à remplir le réfrigérateur de produits frais et consommables (pendant notre absence PERSONNE ne s’en était soucié, vous ne trouvez pas cela bizarre autant qu’étrange ?) mais encore PERSONNE ne nous avait débarrassé du lave-linge en mort subite juste avant notre départ à Lille.

Nous avons donc, contraints et forcés, été obligés de nous en occuper en bons parents de famille. Oui, vous avez bien lu : « parents ».

Personnellement j’estime, n’est-ce pas, que l’expression « en bon père  de famille » est sexiste. Dans ce monde, combien y-a-t-il de femmes pour assumer le rôle jadis voué au mâle dominant ? Elles sont innombrables, ici comme ailleurs.

Bien ! Le compte des liquidités en a pris un coup (coût, cou ???) mais c’était téléphoné. Pour le lave-linge nous avons déboursé exactement le même montant qu’il y a 14 ans : cela veut dire qu’il ne vaudra que l’équivalant de ce que l’Euro vaut aujourd’hui par rapport à « alors ». Le vendeur nous a prévenus : la nouvelle machine n’aura pas la même longévité que l’ancienne. Raison : tout est électronique maintenant et tombe bien plus souvent en panne.

Bref : nous avons pris une garantie supplémentaire qui nous « garantit » un usage normal pendant 5 ans…

Qui vivra, verra.

Mince alors : moi qui pensait léguer à mes enfants des appareils ménagers en excellent état de marche !!!

RETOUR A BRUXELLES

Jipi continuera à se faire dorloter

rocking-chair-senior.jpg

et bibi à vu le bon panneau au-dessus du cubitainer à rosé !soif.jpg

 

20/10/2016

LAZULI

lapis-lazuli-lot-de-3-galets.jpgJipi me l’a avoué cet après-midi pendant qu’il se reposait : il est de la race « lapis ».

Comme je ne comprenais pas bien qu’il était devenu subitement portugais, il m’a précisé :

  • Ben oui, lapis là su’l’lit !

NAPOLI

En avant soirée j’avais mis du linge encore un peu moite sur les radiateurs du living et de la chambre pour qu’il sèche plus vite.

Alors, le Jipi voyant cela s’exclama :

-       Mais c’est l’Italie ! Dans la baie de Naples où on met la nappe au lit !

 

linge.jpg

Il est si plein de poésie…

19/10/2016

JE SUIS BELIER ET JE LE RESTE

Quand, comme moi, on a l’imagination galopante, ce n’est pas toujours réjouissant. Il nous reste deux jours à passer à Lille. Deux jours de grandes manœuvres pour ma pomme : lessive, nettoyage, début de rassemblement de nos affaires, et puis le voyage. Pourvu que le trajet ne fatigue pas trop Jipi. Ma hantise ? Par exemple que l’ascenseur à Bruxelles soit en panne…

Déjà j’ai été avertie que Cristina, mon aide-ménagère, n’est pas disponible : la pauvre vient de subir sa 3e intervention chirurgicale en 4 ans. « On vous enverra Mimoun » m’a-t-on dit. Allez alors !

Dès samedi je dois partir à la chasse d’un autre lave-linge pour Bruxelles. Sans oublier le cadeau d’anniversaire pour Tilio qui aura 7 ans le 26.

Entre-temps il faudra aussi que je m’occupe du déblocage de ma boîte mail de Skynet. Je ne l’ai pas fait en France, car ici nous tournons sur « free ». Appréhension : que vais-je trouver comme mauvaise nouvelle dans cette boîte à courrier électronique ?

Dans mon for (intérieur ça va sans dire) je me réjouis d’attaquer ces petits soucis et d’en faire de la charpie…

Mais non, je n’ai aucune envie que tout s’arrête et de ne plus m’occuper de rien : je suis « bélier » et je le reste, je fonce ! (quitte à me fracasser les cornes dans les murs ???)

18/10/2016

LA DEVINETTE DES ANNEES '50

Cet ado, cadet d’une famille de 4 enfants, avait trois grandes sœurs. Au lycée il posait cette devinette à ses condisciples : « Qu’est-ce qui est tout raide en entrant, et tout mou avec une goutte au bout en sortant ? »

Devant les moues goguenardes, il osait la réponse :

« Un biscuit qu’on trempe dans le café ! »

Il s’appelait Didier et Jipi se souvient encore de lui, plus de 50 ans après…

 

biscuit.jpg

17/10/2016

BANDE SONORE SANS IMAGE

Les talons des chaussures des dames claquent sur les pavés comme sur les parquets : c’est le signal par lequel les femmes annoncent leur présence ou leur arrivée. Quand vers une heure du matin nous entendons ce signal spécifique, c’est que la voisine de l’étage au-dessus du nôtre vient de rentrer chez elle. Jusque-là, il n’y a rien de spécial.

Mais quand ensuite vient un bruit d’objets tombant sur le sol, suivi d’un autre identique, on peut toujours fantasmer. Vient-elle de larguer ses pompes ? Vide-t-elle son sac ? A-t-elle buté contre un truc qui était par terre ?

Tout se tasse quand dans le silence de la nuit, tout à coup, s’élèvent des lamentations et des pleurs plaintifs. C’est une femme, mais laquelle ?

Y-a-t-il causse à effet ? Impossible de savoir si le gros chagrin se situe à notre étage ou à un étage plus haut. C’est un film sans image dont nous écoutons abusés la bande sonore.

Puis, le calme revient. Dans la journée rien ne vient éclairer notre lanterne si ce n’est un vague relent d’éther dans la cage d’escalier.

Il m’aurait plu de vous raconter une vraie histoire, mais voilà : je n’en connais ni tenants ni aboutissants. Tant pis.

16/10/2016

C'EST AUJOURD'HUI ...

dimanche.jpg

15/10/2016

LE NOEUD COULANT ?

coulant_anime.gifMais qu’allez-vous insinuer là ? Pas du tout !

Il va très bien le Jipi et il commence à avoir la bougeotte.

Bon : j’accepte qu’il entrave ma liberté et je l’autorise à m’accompagner à la superette depuis hier. Il a même eu le droit de ramener tout seul à la pharmacie un médicament qui avait été prescrit et qu’il ne doit plus prendre.

La superette et la pharmacie se trouvent à moins de 150 mètres de notre immeuble,  je le précise.

Tout cela pour dire qu’il a repris du poil de la bête et que notre retour à Bruxelles est programmé pour vendredi prochain. La vie normale va reprendre.

Il n’a d’ailleurs plus mal du tout, nulle part ! Normal : je le fais souffrir un peu chaque jour pour qu’il s’habitue et comme antidote.

C’est génial, non ?

14/10/2016

"DANS LA NATURE"

Après le repas dégustation – qui avait pour but de vendre les produits de la ferme et de leurs associés – le père Sardo s’est fendu d’une explication détaillée sur la moisson des châtaignes et leur transformation en farine. Il était assis devant le « grenier-four » .

FERME11.jpg

Cependant, les convives (ayant mangé et bu) éprouvaient des « besoins naturels ». La question des commodités étant posée, la réponse à fusé : « dans la nature ».

Mais non, pas dans la caravaneFERME9.jpg,

FERME3.jpgni dans ce petit bâtiment,

 

 

 

 

 

non plus dans le grenier à châtaignes….FERME4.jpg 

 

 

 

 

 

 

Mais là…

FERME10.jpg

derrière un arbre ou ailleurs à l’’abri des regards, si possible.

C’est la « nature » que j‘apprécie en Corse.

13/10/2016

TABLE D'HOTES

J’arrivais donc sur les lieux des agapes avec plus d’une heure d’avance sur le groupe.

L’escalier d’accès :FERME2.jpg

La salle à manger :FERME5.jpg

 

 

 

 

 

La table (portant des petits paniers tressés garnis d’un fond de fougères où reposaient saucisson, jambon, copa ; le tout sous les couverts en plastic)  

Le décor :FERME8.jpgFERME13.jpg

 

 

 

 

Le père Sardo cuisant les « galettes » (farine de châtaignes, fromage blanc, eau, sel et rien d’autre sur plaque non graissée chauffée par des brûleurs alimentés par une bonbonne de gaz).

FERME6.jpg